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	<title>ANALYSE Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<description>L&#039;actualité au-delà des titres</description>
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	<title>ANALYSE Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>RDC : La ville morte du C64, un signal politique que le pouvoir ne peut ignorer ! (Édito) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[C4]]></category>
		<category><![CDATA[journée ville morte en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[La coalition C64]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&#8217;appel de la coalition de l&#8217;opposition C64 constitue bien plus qu&#8217;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;une partie importante [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&rsquo;appel de la coalition de l&rsquo;opposition C64 constitue bien plus qu&rsquo;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&rsquo;état d&rsquo;esprit d&rsquo;une partie importante de la population congolaise face à l&rsquo;évolution de la gouvernance du pays.</strong></p>
<p>Dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Kinshasa, la baisse sensible des activités économiques, la fermeture de nombreux commerces et la réduction de la circulation ont témoigné d&rsquo;une adhésion significative à ce mot d&rsquo;ordre de l&rsquo;opposition. Quelles que soient les interprétations que l&rsquo;on puisse en faire, le fait politique demeure : une partie des Congolais a choisi d&rsquo;exprimer son désaccord avec les initiatives institutionnelles actuellement portées par le Président Félix Tshisekedi et sa majorité de l&rsquo;Union sacrée.</p>
<p><strong>Au-delà de la Constitution, l&rsquo;expression d&rsquo;un malaise plus profond</strong></p>
<p>Officiellement, le C64 justifie cette mobilisation par son opposition à toute tentative de modification de l&rsquo;actuelle Constitution, notamment des dispositions protégées par l&rsquo;article 220 qui limitent à deux le nombre de mandats présidentiels.</p>
<p>L&rsquo;opposition estime que le débat actuel sur la réforme constitutionnelle pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de ce verrou institutionnel et permettre au chef de l&rsquo;État de briguer un troisième mandat. Une lecture que rejette catégoriquement le pouvoir, lequel soutient qu&rsquo;il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;adapter la Loi fondamentale aux réalités contemporaines de la RDC.</p>
<p>Mais sur le terrain, le message envoyé par les citoyens semble dépasser largement la seule question constitutionnelle.</p>
<p>De nombreux Congolais expriment aujourd&rsquo;hui des préoccupations plus immédiates : le coût de la vie, le chômage des jeunes, la dégradation du pouvoir d&rsquo;achat, la corruption persistante, la qualité des services publics et surtout l&rsquo;insécurité qui continue de ravager l&rsquo;Est du pays.</p>
<p>Pour une partie de l&rsquo;opinion, l&rsquo;ouverture d&rsquo;un débat constitutionnel dans un contexte aussi difficile apparaît comme une priorité mal choisie.</p>
<p><strong>Les messages que les politiques doivent entendre</strong></p>
<p>La journée ville morte a envoyé plusieurs signaux que la classe politique, majorité comme opposition, aurait tort d&rsquo;ignorer.</p>
<p><em><strong>Premier message : la Constitution demeure un sujet sensible</strong></em></p>
<p>Les Congolais gardent en mémoire les crises politiques qui ont marqué l&rsquo;histoire récente du pays autour des questions de limitation des mandats et de succession présidentielle.</p>
<p>Toute initiative touchant à l&rsquo;architecture institutionnelle suscite naturellement méfiance et inquiétude.</p>
<p><em><strong>Deuxième message : l&rsquo;Est du pays reste la priorité nationale</strong></em></p>
<p>Pendant que le débat politique se concentre sur la Constitution, des millions de Congolais de l&rsquo;Est continuent de vivre sous la menace des violences armées.</p>
<p>La progression de l&rsquo;AFC/M23, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda, demeure la principale préoccupation sécuritaire du pays.</p>
<p>Pour beaucoup de citoyens, la reconquête de l&rsquo;intégrité territoriale devrait constituer l&rsquo;urgence absolue de toutes les institutions.</p>
<p><em><strong>Troisième message : la population réclame davantage d&rsquo;écoute</strong></em></p>
<p>La mobilisation observée traduit également un besoin de dialogue. Une partie de la population estime que les grandes décisions engageant l&rsquo;avenir du pays devraient faire l&rsquo;objet de consultations plus larges et plus inclusives.</p>
<p><em><strong>Quatrième message : la démocratie congolaise reste vivante</strong></em></p>
<p>L&rsquo;expression pacifique d&rsquo;un désaccord politique, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans le respect des lois et sans violence, constitue également une preuve de vitalité démocratique. Les autorités comme l&rsquo;opposition doivent préserver cet acquis précieux.</p>
<p><strong>Le risque d&rsquo;une polarisation dangereuse</strong></p>
<p>Le principal danger aujourd&rsquo;hui réside dans la radicalisation progressive des positions.</p>
<p>D&rsquo;un côté, une majorité qui considère toute contestation comme une opposition systématique à son action. De l&rsquo;autre, une opposition qui voit dans chaque initiative institutionnelle une stratégie de conservation du pouvoir.</p>
<p>Cette dynamique risque d&rsquo;alimenter un climat de méfiance permanente et de détourner les énergies nationales des défis prioritaires.</p>
<p>Dans un pays confronté à une guerre à l&rsquo;Est, à des défis économiques considérables et à d&rsquo;importantes attentes sociales, une crise politique majeure pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale.</p>
<p><strong>Quelles solutions pour éviter le chaos ?</strong></p>
<p>La RDC dispose encore de plusieurs leviers pour prévenir une escalade politique.</p>
<p>La première piste consiste à instaurer un dialogue politique sincère entre majorité, opposition, société civile, confessions religieuses et autres forces vives de la nation. Les questions institutionnelles ne peuvent être durablement réglées sans consensus minimum.</p>
<p>La deuxième consiste à clarifier publiquement les objectifs réels de toute réforme constitutionnelle envisagée. La transparence reste le meilleur antidote contre les soupçons.</p>
<p>La troisième piste est de replacer la sécurité nationale au centre des priorités gouvernementales. L&rsquo;opinion attend avant tout des résultats tangibles sur la situation dans l&rsquo;Est.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ensemble des acteurs politiques gagneraient à adopter un discours de responsabilité. La RDC a davantage besoin de rassemblement que d&rsquo;affrontements politiques permanents.</p>
<p><strong>Une alerte démocratique plutôt qu&rsquo;une victoire politique</strong></p>
<p>Au final, la journée ville morte du 3 juin 2026 ne doit être ni présentée comme une victoire définitive de l&rsquo;opposition ni minimisée par le pouvoir.</p>
<p>Elle constitue avant tout une alerte démocratique adressée à l&rsquo;ensemble de la classe politique congolaise.</p>
<p>Le véritable enseignement de cette mobilisation est que de nombreux citoyens souhaitent être entendus sur les grandes orientations du pays. Ignorer ce message reviendrait à alimenter davantage les frustrations dans un contexte national déjà marqué par les défis sécuritaires et économiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire récente de la RDC montre que les crises les plus coûteuses sont souvent celles qui auraient pu être évitées par l&rsquo;écoute, le dialogue et le respect mutuel des institutions.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>RDC-Uvira : Ce que pourrait cacher le retrait rapide de l’AFC/M23 malgré la pression diplomatique des USA (ANALYSE)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 08:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[SÉCURITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle a fait effet d&#8217;une surprise dans l&#8217;opinion congolaise. Après quelques jours d’occupation, l’AFC/M23 a annoncé son retrait unilatérale de la ville d’Uvira, mais sous conditions. Une décision prise dans un contexte de fortes pressions diplomatiques et qui semble répondre à une stratégie bien calculée du mouvement. Dans un communiqué publié dans la nuit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La nouvelle a fait effet d&rsquo;une surprise dans l&rsquo;opinion congolaise. Après quelques jours d’occupation, l’AFC/M23 a annoncé son retrait unilatérale de la ville d’Uvira, mais sous conditions. Une décision prise dans un contexte de fortes pressions diplomatiques et qui semble répondre à une stratégie bien calculée du mouvement.</strong></p>
<p>Dans un communiqué publié dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre, l’Alliance Fleuve Congo (AFC), branche politique du M23, a annoncé son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Nonobstant, ce mouvement rebelle conditionne ce retrait à la démilitarisation de la ville, à la protection de la population civile et au contrôle du cessez-le-feu par le déploiement d’une « force neutre ».</p>
<p>Ces conditions ressemblent à un arbre qui cache la forêt. Elles apparaissent comme le résultat d&rsquo;une stratégie politique, ce qui obligerait les autorités de Kinshasa à plus de vigilance.</p>
<p><strong>Une occupation brève mais lourde de sens</strong></p>
<p>L’AFC/M23 n’est resté à Uvira que quelques jours. Une durée courte, surtout pour une ville aussi stratégique. Située sur le lac Tanganyika, Uvira est un centre économique et administratif important du Sud-Kivu.</p>
<p>Avec ce retrait annoncé et avec un peu de recule, pour plusieurs analystes, l’objectif n’était pas de contrôler durablement la ville, mais d’envoyer un signal fort : le mouvement est capable d’étendre ses opérations au Sud-Kivu, au-delà de ses zones habituelles du Nord-Kivu.</p>
<p>Ce qui laisse à penser que nonobstant le retrait annoncé, mais sans calendrier, l&rsquo;AFC/M23 pourrait toujours y revenir.</p>
<p><strong>Un message politique adressé à l’international</strong></p>
<p>Le timing du retrait attire l’attention. Il coïncide avec une période de pressions diplomatiques accrues sur Kigali. En annonçant un retrait « sous conditions », l’AFC/M23 adopte un discours qui s’adresse clairement à la communauté internationale.</p>
<p>Les termes utilisés sous forme des conditions— protection des civils, démilitarisation, force neutre — sont proches du langage diplomatique et onusien. Le mouvement cherche ainsi à se présenter comme un acteur prêt à respecter certaines règles, tout en conservant sa capacité militaire sur le terrain.</p>
<p><strong>La “force neutre”, un point sensible</strong></p>
<p>La demande de déploiement d’une force neutre n’est pas nouvelle dans l’est de la RDC. Elle soulève toutefois une question centrale : qui doit assurer la sécurité des villes congolaises ?</p>
<p>En posant cette condition, l’AFC/M23 remet indirectement en cause la présence des FARDC à Uvira et plaide pour un contrôle sécuritaire extérieur. Une position délicate dans un pays attaché à sa souveraineté et déjà marqué par la présence de plusieurs forces étrangères et régionales.</p>
<p>Autrement, jusqu&rsquo;à la mise en place et au déploiement de cette force neutre, la ville d&rsquo;Uvira demeurera sous contrôle du M23.</p>
<p><strong>Éviter une bataille en pleine ville</strong></p>
<p>Sur le plan militaire, le retrait rapide permet aussi d’éviter des combats urbains. Uvira est densément peuplée, et un affrontement prolongé aurait eu de lourdes conséquences pour les civils.</p>
<p>En se retirant après une démonstration de force, l’AFC/M23 montre sa capacité de nuisance sans s’exposer à une bataille coûteuse sur les plans humain et politique.</p>
<p><strong>Un message à Kinshasa</strong></p>
<p>Ce retrait sous conditions peut également être lu comme un message adressé au pouvoir de Kinshasa. Le mouvement affirme sa capacité à entrer et sortir d’une grande ville, tout en posant des exigences.</p>
<p>Cela maintient une pression sécuritaire et politique sur Kinshasa, sans pour autant fermer la porte à d’éventuelles discussions, formelles ou informelles.</p>
<p><strong>Soulagement à Uvira, incertitude ailleurs</strong></p>
<p>Pour les habitants d’Uvira, le retrait annoncé est un soulagement relatif. Mais il ne garantit pas une stabilité durable. La situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste fragile, et les équilibres peuvent basculer rapidement.</p>
<p>Plus que jamais, la question centrale demeure celle du retour effectif de l’autorité de l’État et de la protection des populations civiles.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI</strong></p>
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		<title>Washington-Rencontre Trump &#8211; Tshisekedi &#8211; Kagame : un tournant pour la paix ou une nouvelle montée des risques (ÉDITO)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 16:02:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Trump-Felix-Kagame]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Maison Blanche a confirmé ce lundi 01 décembre 2025 que Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront reçus le jeudi 4 décembre 2025 par Donald Trump pour « entériner » un accord de paix RDC-Rwanda signé en juin dernier, et lancer un cadre d’intégration économique gage d&#8217;une paix durable entre les deux pays. En effet, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Maison Blanche a confirmé ce lundi 01 décembre 2025 que Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront reçus le jeudi 4 décembre 2025 par Donald Trump pour « entériner » un accord de paix RDC-Rwanda signé en juin dernier, et lancer un cadre d’intégration économique gage d&rsquo;une paix durable entre les deux pays.</strong></p>
<p>En effet, cet évènement intervient après une série de médiations internationales — notamment au Qatar — et après l’accord initial signé le 27 juin 2025 entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays.</p>
<p>Officiellement, il s’agit de tourner la page d’un conflit meurtrier qui, depuis des décennies, ravage l’est de la RDC : combats contre les groupes armés, déplacements massifs de populations, exploitation illégale des ressources, instabilité politique et humanitaire récurrente.</p>
<p>Mais, pour beaucoup de Congolais, cet accord final — et la rencontre prévue à Washington — suscitent autant d’espoirs que d’inquiétudes.</p>
<p><strong>Ce que le peuple congolais peut raisonnablement espérer</strong></p>
<p>Longtemps victime d&rsquo;une guerre injuste, le peuple congolais peut raisonnablement espérer notament :</p>
<p>• Une paix « sur le papier » traduite en sécurité concrète</p>
<p>L’accord prévoit le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC et la fin du soutien — effectif ou supposé — au groupe rebelle M23.</p>
<p>Il prévoit aussi la neutralisation — ou désarmement — de milices comme les FDLR, accusées de semer l’instabilité depuis des années.</p>
<p>Si ces clauses sont effectivement mises en œuvre, cela pourrait ouvrir la voie à un retour des déplacés, à la stabilisation de l’Est et à la reconstruction — conditions sine qua non pour la sécurité, la paix et la relance économique.</p>
<p>• Une promesse de développement économique, de création d’emplois, d’infrastructures, de commerce</p>
<p>L’accord inclut un cadre d’« intégration économique régionale » : en théorie, cela peut déboucher sur des investissements, des infrastructures, des opportunités pour les populations locales.</p>
<p>Pour de nombreux Congolais, une telle stabilisation laisserait entrevoir une forme de « paix durable » et non un cesser-le-feu fragile.</p>
<p>• Une visibilité internationale accrue, des garanties externes</p>
<p>Le fait que les États-Unis — et notamment l’administration Trump — soient médiateurs et hôtes de la cérémonie renforce l’importance diplomatique de l’accord. Cela offre aussi des garanties externes, potentiellement plus robustes que les promesses purement régionales.</p>
<p><strong>Ce dont le peuple congolais doit se méfier — ou exiger comme garde-fous</strong></p>
<p>Un accord considéré par certains comme fragile, voire trop « diplomatique »</p>
<p>L’accord signé en juin dernier a été salué par certains comme une « prouesse diplomatique », mais d’autres l’ont dénoncé comme un « déni de réalité » : rien n’assure que les engagements — retrait des troupes, démobilisation, désarmement — seront réellement appliqués.</p>
<p>Les tensions restent vives sur le terrain dans l’Est, et des accusations réciproques de sabotage des cessez-le-feu circulent entre les forces pro-gouvernementales, les rebelles M23 et leurs soutiens.</p>
<p><strong>Un intérêt américain — et occidental — potentiellement axé sur les ressources naturelles</strong></p>
<p>Derrière les promesses de paix et de reconstruction, se profile un intérêt économique fort : les minerais de l’Est congolais (cuivre, cobalt, lithium, or, tantale…) sont stratégiques pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Plusieurs analystes interprètent l’accord comme une porte ouverte pour les compagnies occidentales à ces ressources.</p>
<p>Si la priorité devient l’exploitation, avec peu de retombées concrètes pour les populations locales, cela pourrait raviver le ressentiment, raviver les dynamiques de pillage et d’inégalités, mais sans paix sociale durable.</p>
<p><strong>Le risque d’un accord sur le papier… sans paix réelle</strong></p>
<p>L’accord peine encore à convaincre sur le terrain : malgré les signatures, les dynamiques de violence, les déplacements, les méfiances communautaires, ethniques et territoriales demeurent.</p>
<p>La société civile congolaise — mais aussi une partie de l’élite politique — exprime ses doutes : certains y voient un rapide « retour » de la RDC dans un jeu international, mais sans garanties solides pour les populations de l’Est.</p>
<p><strong>Ce que Trump — et les États-Unis — en ont à gagner : manœuvres, intérêts et pression diplomatique</strong></p>
<p>Pour l’administration Trump, cette rencontre et la signature finale visent plusieurs objectifs :</p>
<p>Afficher un « coup diplomatique » majeur, une réussite internationale pour consolidation de l’autorité des États-Unis dans la région des Grands Lacs, à un moment où l’influence américaine est concurrencée.</p>
<p>Sécuriser l’accès aux minerais stratégiques de la RDC, essentiels pour les technologies modernes — ce qui pourrait permettre aux entreprises américaines de prendre pied dans l’Est congolais.</p>
<p>Utiliser le cadre de l’accord comme levier de pression : le sommet de Washington offrira à Trump un espace pour pousser Kinshasa et Kigali à s’engager publiquement — ce qui rend plus difficile tout revirement ultérieur face aux critiques internes.</p>
<p>Tactiquement, les États-Unis pourraient lier le soutien diplomatique, l’aide sécuritaire, les garanties de défense (voire la pression sur les groupes armés) à la mise en œuvre effective de l’accord, créant ainsi un mécanisme de surveillance — avec le poids d’une grande puissance — capable de contraindre les parties à respecter leurs engagements.</p>
<p><strong>Qu’attendre — et ce que le peuple congolais doit exiger</strong></p>
<p>À attendre :</p>
<p>Une déclaration solennelle, publique, de Tshisekedi et Kagame — sous le regard de la communauté internationale — affirmant la volonté d’appliquer l’accord.</p>
<p>Le lancement officiel d’un mécanisme de suivi et de vérification, avec des observateurs étrangers ou internationaux, pour vérifier le retrait des troupes et le désarmement.</p>
<p>Une remise en route, même modeste, de projets concrets dans l’Est : réhabilitation des infrastructures, retour des déplacés, aide humanitaire, reconstruction, etc.</p>
<p><strong>Ce qu’il faudrait exiger — de la part de la RDC (et de la société civile)</strong></p>
<p>Transparence totale sur les termes de l’accord, les clauses concrètes, les délais, les mécanismes de contrôle.</p>
<p>Que la priorité reste la paix durable, la sécurité des populations, la justice pour les victimes, et non l’exploitation rapide des ressources ou les intérêts géopolitiques.</p>
<p>Une implication réelle des communautés locales de l’Est — souvent les premières victimes — dans la mise en œuvre : démobilisation, désarmement, retour, réconciliation.</p>
<p>Somme toute, la rencontre entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump à Washington apparaît comme une étape cruciale — possiblement historique — dans le long et douloureux dossier de la crise RDC–Rwanda. Elle offre un espoir réel de paix et de sortie de l’enfer pour des millions de Congolais, mais cet espoir ne deviendra durable que si l’accord est mis en œuvre concrètement, avec sérieux, transparence, et au bénéfice des populations — et non au seul profit d’intérêts géopolitiques ou économiques externes.</p>
<p>Le peuple congolais a raison d’attendre — mais il a raison aussi de rester vigilant.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
<p>Cet article <a href="https://kiosquedafrique.com/washington-rencontre-trump-tshisekedi-kagame-un-tournant-pour-la-paix-ou-une-nouvelle-montee-des-risques-edito/actualite/">Washington-Rencontre Trump &#8211; Tshisekedi &#8211; Kagame : un tournant pour la paix ou une nouvelle montée des risques (ÉDITO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kiosquedafrique.com">Kiosque d&#039;Afrique</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>RDC &#8211; Train de vie des institutions : l’heure d’une prise de conscience au sommet de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 14:46:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[Dépassement budgétaire en RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chiffres révélés dans le Plan d’engagement budgétaire (PEB) du quatrième trimestre 2025 du ministère du Budget ont provoqué stupeur et indignation parmi les acteurs de la société civile comme parmi les experts des finances publiques. La présidence de la République, dirigée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, a en effet consommé en seulement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les chiffres révélés dans le Plan d’engagement budgétaire (PEB) du quatrième trimestre 2025 du ministère du Budget ont provoqué stupeur et indignation parmi les acteurs de la société civile comme parmi les experts des finances publiques. La présidence de la République, dirigée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, a en effet consommé en seulement neuf mois un volume de dépenses qui dépasse largement les crédits qui lui avaient été légalement alloués pour l’ensemble de l’année. Une situation qui pose une question urgente : jusqu’à quand le pays pourra-t-il supporter un tel niveau de dérapage, alors même que ses besoins sociaux restent immenses ?</strong></p>
<h3><strong>Un dépassement budgétaire d’une ampleur sans précédent</strong></h3>
<p>Selon le PEB, la présidence a engagé <strong>2.839,2 milliards de CDF</strong>, soit <strong>près d’un milliard de dollars américains (996 millions USD)</strong> au taux de 2.850 CDF, au cours des trois premiers trimestres de 2025. Or, le budget annuel voté pour la présidence s’élevait à <strong>864,7 milliards de CDF</strong>, soit <strong>416 millions USD</strong>.</p>
<p>En clair : <strong>le cabinet du chef de l’État a dépensé plus du double du montant prévu</strong>, enregistrant un dépassement d’environ <strong>580 millions USD</strong>. Ce dépassement touche toutes les rubriques : salaires, fonctionnement, interventions de l’État… Aucun poste n’y échappe. Une situation révélatrice non seulement d’un manque de discipline budgétaire, mais aussi d’un dysfonctionnement structurel dans le pilotage des dépenses publiques.</p>
<h3><strong>Des crédits supplémentaires malgré les dérapages</strong></h3>
<p>Plus préoccupant encore, loin de freiner cette spirale, le ministère du Budget a accordé pour le quatrième trimestre de 2025 <strong>87,2 milliards de CDF additionnels</strong>, soit près de <strong>40 millions USD</strong> au taux de 2.200 CDF.<br />
Cette décision interroge : comment justifier qu’une institution qui a déjà explosé ses prévisions reçoive des crédits complémentaires ? Et surtout, <strong>quelle garantie existe-t-il que ces nouveaux crédits ne connaîtront pas le même sort que les précédents ?</strong></p>
<p>L’adage populaire « <em>Qui a bu boira</em> » résonne ici comme un avertissement. Il y a un risque réel que la présidence continue sur sa lancée, creusant davantage l’écart entre dépenses réelles et budget voté, au détriment de l’équilibre global des finances publiques.</p>
<h3><strong>Dans un pays confronté à des urgences sociales criantes</strong></h3>
<p>Ce dérapage serait moins choquant si la RDC n’était pas confrontée à une pression sociale explosive : écoles délabrées, hôpitaux sous-équipés, fonctionnaires mal rémunérés, provinces sous-financées, insécurité persistante à l’Est, infrastructures à l’abandon…</p>
<p>Dans un pays où chaque franc compte, où les recettes nationales restent limitées et où les ménages font face à une inflation écrasante, la perception d’un train de vie institutionnel insouciant, voire excessif, alimente frustration et incompréhension.</p>
<h3><strong>Un appel direct au Chef de l’État : montrer l’exemple</strong></h3>
<p>Monsieur le Président, parce que vous incarnez la nation, <strong>l’exemplarité devrait commencer au sommet</strong>. La réduction du train de vie des institutions n’est pas seulement une exigence morale : c’est une nécessité économique, une urgence sociale et un impératif de gouvernance.</p>
<p>Vous avez souvent appelé à la rigueur, à la lutte contre l’impunité, à l’optimisation de la dépense publique. Mais ces objectifs ne peuvent être crédibles tant que la présidence — institution clé de l’État — demeure le premier foyer de dépassements budgétaires.</p>
<p>Il est encore temps de rectifier la trajectoire :</p>
<ul>
<li>en imposant une stricte discipline dans l’exécution des dépenses ;</li>
<li>en renforçant les mécanismes de contrôle interne ;</li>
<li>en privilégiant la transparence ;</li>
<li>en donnant l’exemple d’une gestion responsable, mesurée et respectueuse des finances publiques.</li>
</ul>
<h3><strong>Pour éviter le basculement, il faut agir maintenant</strong></h3>
<p>La RDC ne peut plus se permettre de financer une administration qui consomme sans compter, alors que les défis nationaux appellent à un sens élevé de responsabilité.<br />
Réduire le train de vie des institutions n’est pas un slogan, mais une condition sine qua non pour restaurer la confiance des citoyens, améliorer la crédibilité internationale du pays et dégager des marges budgétaires pour les véritables priorités nationales.</p>
<p>Le pays attend un geste fort. Le moment est venu pour le Chef de l’État de poser un acte courageux : <strong>mettre fin à l’hémorragie et replacer l’intérêt général au cœur de la gestion publique.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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			</item>
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		<title>RDC : Les promesses de paix s&#8217;effritent alors que l&#8217;AFC/M23 dévoile sa puissance militaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 15:30:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[SÉCURITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un climat d&#8217;incertitude et de tensions croissantes, l’annonce par l’AFC/M23 de l’intégration de 7 437 nouveaux commandos dans ses rangs soulève de nombreuses interrogations sur la véritable portée des négociations menées à Doha entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle. Cette démonstration de force, loin d&#8217;annoncer une résolution pacifique de la crise sécuritaire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un climat d&rsquo;incertitude et de tensions croissantes, l’annonce par l’AFC/M23 de l’intégration de 7 437 nouveaux commandos dans ses rangs soulève de nombreuses interrogations sur la véritable portée des négociations menées à Doha entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle. Cette démonstration de force, loin d&rsquo;annoncer une résolution pacifique de la crise sécuritaire en République Démocratique du Congo, semble plutôt incarner une escalade militaire.</strong></p>
<p>La déclaration des principes, signée il y a quelques mois à Doha, avait suscité de timides espoirs de paix. Les parties avaient promis d’adopter une attitude propice à la réconciliation et à la fin des hostilités. Or, la réalité sur le terrain est tout autre. Alors que l’AFC/M23 s’illustre par le renforcement de ses forces armées, le gouvernement congolais, sous la présidence de Félix Tshisekedi, semble en difficulté pour traduire ces engagements en actions concrètes.</p>
<p><strong>Des promesses trahies : vers une guerre inéluctable ?</strong></p>
<p>Les déclarations de Corneille Naanga, le Coordonnateur politique de l’AFC/M23, ne laissent planer aucun doute sur les intentions de ce groupe armé. Annonçant la poursuite de la « libération du Congo » par l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC), il évoque une marche vers Kinshasa, insinuant une envie de renverser le régime actuel. Cette posture ne fait que renforcer l’idée que les deux parties exploitent les pourparlers pour renforcer leur arsenal militaire plutôt que d’œuvrer pour une paix durable.</p>
<p>Le renforcement exercé par l’AFC/M23 à travers la formation de milliers de nouveaux commandos est perçu par certains analystes comme un coup stratégique. En effet, cette manœuvre pourrait permettre au groupe de peser davantage dans les négociations futures, tout en augmentant ses capacités d&rsquo;action sur le terrain.</p>
<p><strong>Kinshasa face à un défi stratégique : l’urgence d’une armée dissuasive</strong></p>
<p>Dans ce contexte, le rôle de Kinshasa devient crucial. Pour rompre cet engrenage de violence, le gouvernement congolais doit agir avec détermination et renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Il est impératif de doter l&rsquo;armée congolaise d&rsquo;un encadrement adéquat, des matériels sophistiqués et d’une formation de qualité capable de garantir la sécurité du territoire face aux menaces internes et externes, surtout la balkanisation tant redoutée par le peuple congolais dans toutes ses diversités sociales, culturelles et politiques.</p>
<p>Le défi pour Félix Tshisekedi est de ne pas laisser les gains obtenus lors des récentes négociations, comme l’accord conclu avec le Rwanda, se diluer sous les feux des artifices de l’AFC/M23. Au lieu de compter uniquement sur l&rsquo;espoir d&rsquo;un soutien international, Kinshasa doit prendre ses responsabilités et construire une armée dissuasive qui inspire le respect. Cela passe non seulement par un renforcement militaire, mais aussi par la volonté de proposer une alternative politique viable à la population, souvent prise en otage dans ce conflit.</p>
<p><strong>Vers une nouvelle dynamique politique et militaire ?</strong></p>
<p>Il apparaît clairement que les négociations tenues à Doha n&rsquo;ont pas encore produit les résultats escomptés. Les parties se préparent à la guerre, tandis que c&rsquo;est la population qui continue de payer le prix fort de cette impasse. Pour mettre fin au cycle destructeur des conflits en RDC, il est impératif que Kinshasa réponde par des actes concrets, en structurant une défense nationale solide et en engageant un dialogue sincère avec toutes les parties prenantes. La paix ne sera possible que par une volonté collective d&rsquo;avancer vers une véritable réconciliation, loin des illusions de sécurité alimentées par des démonstrations de force.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>RDC : Consultations Politiques : Une union nationale à sens unique dans un contexte régional explosif!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 08:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[AFC/M23]]></category>
		<category><![CDATA[Corneille Naanga]]></category>
		<category><![CDATA[Eberande Kolongele]]></category>
		<category><![CDATA[Judith Suminwa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Président Félix Tshisekedi a initié des consultations pour former un gouvernement d’union nationale capable de résoudre cette crise sécuritaire. Officiellement, l’objectif est d’élargir la base politique du pouvoir en intégrant des forces extérieures à l’Union Sacrée de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à l’aggravation de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Président Félix Tshisekedi a initié des consultations pour former un gouvernement d’union nationale capable de résoudre cette crise sécuritaire. Officiellement, l’objectif est d’élargir la base politique du pouvoir en intégrant des forces extérieures à l’Union Sacrée de la Nation. Toutefois, cette initiative soulève des doutes quant à son inclusivité réelle, surtout lorsque l’opposition ne participe pas. Toutes les formations politiques d&rsquo;envergure de l&rsquo;Opposition n&rsquo;ont pas encore répondu à l&rsquo;invitation de Désiré Cashmir Eberande Kolongele.</strong></p>
<p>Au-delà des considérations internes, ces consultations s’inscrivent aussi dans un jeu politique plus large. Selon certaines analyses, elles visent à court-circuiter l’initiative de médiation proposée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), qui ambitionnaient de réunir toutes les forces politiques du pays autour d&rsquo;un dialogue inclusif. De plus, le climat régional reste extrêmement tendu, avec des enjeux sécuritaires et diplomatiques majeurs qui influencent directement la RDC.</p>
<p><strong>Court-circuiter la CENCO et l’ECC : un calcul politique ?</strong></p>
<p>Depuis plusieurs mois, la CENCO et l’ECC appellent à un dialogue inclusif entre les différentes forces politiques et sociales congolaises afin de trouver un consensus sur la gestion du pays, notamment face à la crise sécuritaire. L’opposition y voyait une opportunité d’être enfin écoutée, tandis que le pouvoir redoutait une initiative échappant à son contrôle.</p>
<p>En lançant ses propres consultations, Tshisekedi cherche donc à prendre les devants et à imposer son cadre de discussion, évitant ainsi une médiation indépendante qui aurait pu le contraindre à faire des concessions. Cette stratégie vise à renforcer son autorité, mais risque aussi de décrédibiliser davantage le dialogue, s’il est perçu comme une simple manœuvre politique.</p>
<p><strong>Un Dialogue à sens unique ?</strong></p>
<p>Selon des sources proches du processus, seules des personnalités issues de l’Union Sacrée ont, pour l’instant, été reçues. Les partis d’opposition, pourtant conviés, n’ont pas répondu à l’appel, renforçant l’idée que ces consultations ne seraient qu’un élargissement de la majorité présidentielle plutôt que la matérialisation d&rsquo;une volonté politique de mettre en place un véritable gouvernement d’union nationale.</p>
<p><strong>Une cohésion fragile dans un climat régional instable</strong></p>
<p>Cette initiative intervient alors que la situation régionale est de plus en plus préoccupante :</p>
<p><strong><em>1. Le processus de Luanda en panne</em></strong><br />
Les négociations entre la RDC et le Rwanda, menées sous l’égide de l’Angola, peinent à aboutir. Plusieurs initiatives prises par la médiation n&rsquo;ont pas abouti jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;Angola jette l&rsquo;éponge pour se consacrer à la présidence de l&rsquo;UA qu&rsquo;il dirige. Pendant ce temps, les affrontements avec le M23, soutenu par Kigali, se poursuivent, rendant toute perspective de paix incertaine.</p>
<p><strong><em>2. Tensions entre le Burundi et le Rwanda</em></strong><br />
Le Burundi craint une attaque du Rwanda, ce qui pourrait déstabiliser davantage la région. Un conflit entre ces deux pays voisins de la RDC aurait des répercussions directes sur la situation sécuritaire dans l’est du Congo.</p>
<p><strong><em>3. L’avancée Ougandaise et les menaces de Muhoozi Kainerugaba</em></strong><br />
L’armée ougandaise continue d’étendre sa présence en RDC sous prétexte de lutter contre les ADF. Par ailleurs, Muhoozi Kainerugaba, fils du Président Museveni et son potentiel successeur, multiplie les déclarations belliqueuses à l’égard de la RDC, alimentant les craintes d’une ingérence plus marquée de Kampala.</p>
<p><em><strong>4. La rencontre Tshisekedi-Kagame : vers une réelle détente ?</strong></em><br />
La récente rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame suscite également des interrogations. S’agit-il d’une tentative d’apaisement ou d’un simple jeu diplomatique sans impact réel sur le conflit ? Nonobstant la dernière rencontre de Doha, le cessez-le-feu décrété n&rsquo;est pas respecté surtout par le M23 qui, depuis, poursuit ses conquêtes des territoires congolais.</p>
<p><em><strong>5. L’intervention américaine : un nouvel acteur en jeu</strong></em><br />
L’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs effectue une tournée diplomatique, signe d’un regain d’intérêt de Washington pour la stabilité en Afrique centrale. Cette implication pourrait-elle changer la donne dans les rapports de force régionaux?</p>
<p><strong>Consultations politiques : un défi politique pour Tshisekedi?</strong></p>
<p>Ces consultations sont un pari risqué pour Félix Tshisekedi. En excluant de facto l’Opposition et en court-circuitant l’initiative de la CENCO et de l’ECC, Félix Tshisekedi tente de garder le contrôle du jeu politique. Mais ce choix pourrait se retourner contre lui si son initiative est perçue comme une manœuvre visant à éviter un dialogue réel et inclusif.</p>
<p><strong>Quelles Perspectives ?</strong></p>
<p>Pour que cette initiative ait un véritable impact, il est essentiel d’élargir le dialogue à toutes les forces politiques et sociales du pays, y compris l’Opposition et la société civile dans un climat de confiance réciproque. De plus, la gestion des tensions régionales sera déterminante pour assurer la stabilité de la RDC.</p>
<p>Les prochains jours seront décisifs : Tshisekedi réussira-t-il à transformer ces consultations en un véritable dialogue national, ou resteront-elles un simple exercice interne à l’Union Sacrée, sans portée réelle sur la crise qui secoue le pays ?</p>
<p style="text-align: right;"><strong>ROK</strong></p>
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		<title>RDC / Félix Tshisekedi : une image politique fragilisée par des communications controversées ! (Décryptage)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 22:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À qui profite les propos fracassants et controversés de Félix Tshisekedi ? À lui ou à ses détracteurs ? Faut-il en faire vraiment usage, quelque peu injurieux, pour se faire entendre ou comprendre ? Son image ne s&#8217;en sort-elle pas forcément écornée après chaque allocution publique du Président congolais ? Trop de communications tue la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À qui profite les propos fracassants et controversés de Félix Tshisekedi ? À lui ou à ses détracteurs ? Faut-il en faire vraiment usage, quelque peu injurieux, pour se faire entendre ou comprendre ? Son image ne s&rsquo;en sort-elle pas forcément écornée après chaque allocution publique du Président congolais ?</strong></p>
<p>Trop de communications tue la communication, dit-on. Ce maxim s&rsquo;affirme avec acuité en RDC où très souvent, les propos du Président Félix Tshisekedi ont tendance à reléguer à l&rsquo;arrière plan la quintessence même de sa communication. Des propos qui n&rsquo;ont d&rsquo;autre mérite que de susciter la controverse, faire émerger une polémique stérile dans l&rsquo;opinion et dans les salons politiques.</p>
<p>En effet,  en milieu de la semaine finissante, le Président Félix Tshisekedi s&rsquo;est rendu successivement à Kananga puis à Mbuji mayi. Dans son speech, il a tenu, une fois de plus, des propos durs à l&rsquo;égard de l&rsquo;Opposition politique et même des prêtres de l&rsquo;église catholique qu&rsquo;il a qualifié de « sorciers » avant de s&rsquo;engager à mettre fin « à leur sorcellerie » avant la fin de son mandat, avait-il déclaré.</p>
<p>Ces propos ne sont pas passés inaudibles dans l&rsquo;opinion publique congolaise non sans rappeler d&rsquo;autres plus contreversées que fracassantes.</p>
<p>La gestion de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) par le Président Félix Tshisekedi continue de susciter de vives interrogations. Marquée par des déclarations aussi fracassantes que contradictoires, une situation économique alarmante et un projet controversé de révision constitutionnelle, sa gouvernance semble engluée dans des paradoxes qui minent la confiance de la population.</p>
<p><strong>Une gestion sécuritaire pleine de contradictions</strong></p>
<p>Depuis l’intensification de la crise dans l’Est, les discours du Président Tshisekedi manquent de cohérence. Lors de son passage en Allemagne en avril 2024, il déclarait avec fermeté :</p>
<p>«<em>Je veux rencontrer (Kagame) non pas pour le supplier ou négocier quoi que ce soit avec lui. C’est pour lui demander et lui dire clairement, les yeux dans les yeux, que c’est un criminel, que ça suffit</em>».</p>
<p>Cependant, cette posture inflexible contraste avec son ouverture à des discussions diplomatiques avec le Rwanda, pays qu’il accuse de soutenir le M23. Refusant catégoriquement de négocier avec ce groupe rebelle qu’il qualifie de terroriste, Tshisekedi accepte cependant de dialoguer avec Kigali, qualifié dans ses discours de « marionnettiste » du M23. Cette dualité laisse perplexes de nombreux observateurs :</p>
<p>Comment refuser tout dialogue avec une « marionnette » tout en cherchant à négocier avec son « marionnettiste » ?</p>
<p>Pourquoi annoncer des représailles militaires contre Kigali alors que le M23 continue de conquérir des territoires, aggravant la crise humanitaire et sécuritaire ?</p>
<p>En outre, malgré les promesses faites pendant la campagne électorale de décembre 2023, Félix Tshisekedi n’a pas tenu ses engagements. Il avait assuré les Congolais :</p>
<p>« <em>À la moindre escarmouche, je réunirai les deux chambres du Parlement pour déclarer la guerre au Rwanda</em>».</p>
<p>Depuis, plusieurs localités de l’Est sont tombées sous le contrôle du M23, et de nombreux Congolais ont perdu la vie sans compter le nombre toujours croissant des déplacés internes. Ces contradictions projettent une image d’impréparation ou de mauvaise gestion stratégique, au moment où la population attend des réponses claires et des actions concrètes de la part des gouvernants.</p>
<p><strong>Une économie en déclin dans un contexte sécuritaire délétère</strong></p>
<p>Alors que l’insécurité persiste, l’économie nationale s’enlise. L’inflation galopante, le chômage et la précarité aggravent la souffrance de la population. Malgré les nombreuses annonces de réformes économiques, peu de résultats concrets se font sentir. La pauvreté gagne du terrain, et les institutions peinent à répondre aux besoins essentiels des citoyens.</p>
<p>Ce contexte économique difficile amplifie le mécontentement populaire, remettant en question les priorités du gouvernement face à une crise humanitaire et sociale sans précédent.</p>
<p><strong>Un projet de révision constitutionnelle mal perçu</strong></p>
<p>Dans un climat de tensions croissantes, le projet de révision constitutionnelle lancé par Félix Tshisekedi suscite une opposition farouche. Beaucoup voient dans cette initiative une tentative de renforcer son pouvoir ou de prolonger son mandat. Cette démarche risque de créer une instabilité politique supplémentaire dans un pays déjà fragilisé par des conflits armés et des défis économiques.</p>
<p>Les critiques dénoncent une absence de transparence et soulignent que ce projet pourrait provoquer des manifestations violentes et exacerber les divisions politiques.</p>
<p><strong>Un leadership à la croisée des chemins</strong></p>
<p>Félix Tshisekedi est aujourd’hui confronté à une série de défis interdépendants :</p>
<p>1. Sur le plan sécuritaire : Il doit adopter une stratégie militaire cohérente et renforcer la diplomatie pour répondre efficacement à la menace du M23 et aux tensions avec le Rwanda. Les discours forts ne suffisent plus ; des actions concrètes s’imposent pour corser son image de marque.</p>
<p>2. Sur le plan économique : Des réformes structurelles ambitieuses sont nécessaires pour stabiliser l’économie et améliorer le quotidien des Congolais.</p>
<p>3. Sur le plan politique : La révision constitutionnelle doit être abandonnée ou menée avec une transparence totale pour éviter une crise institutionnelle.</p>
<p><strong>Une confiance à restaurer</strong></p>
<p>Pour regagner la confiance de la population et de la communauté internationale, Félix Tshisekedi doit clarifier ses priorités et harmoniser ses actions avec ses déclarations. La fermeté affichée lors des discours, comme celui en Allemagne, doit se traduire par des mesures concrètes et cohérentes sur le terrain.</p>
<p>Le président a encore une chance de rectifier le tir, mais il lui faudra démontrer une réelle volonté de changement et d’unité. Sans cela, il risque de laisser un héritage marqué par l’instabilité, l’inefficacité et la désillusion.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal</strong></p>
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		<title>Tripartite RDC-Angola-Rwanda : Paul Kagame : au-delà d&#8217;une simple absence, un jeu de pouvoir pour plier Kinshasa (Analyse)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 10:39:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sommet tripartite entre la RDC, l’Angola et le Rwanda, organisé le 15 décembre 2024 à Luanda, s’est déroulé sans la présence remarquée du président rwandais Paul Kagame. Alors que son homologue congolais Félix Tshisekedi avait fait le déplacement pour tenter de résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’absence physique de Kagame [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sommet tripartite entre la RDC, l’Angola et le Rwanda, organisé le 15 décembre 2024 à Luanda, s’est déroulé sans la présence remarquée du président rwandais Paul Kagame. Alors que son homologue congolais Félix Tshisekedi avait fait le déplacement pour tenter de résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’absence physique de Kagame a non seulement suscité des interrogations, mais aussi renforcé la perception d’un déséquilibre dans les négociations. Pourquoi le dirigeant rwandais a-t-il choisi de ne pas fouler le sol angolais ?</strong></p>
<p><strong>1. Une stratégie diplomatique calculée</strong></p>
<p>L’absence de Paul Kagame à Luanda semble être une décision stratégique. En refusant de se déplacer, il a probablement voulu projeter une position de force dans ce conflit. En effet, le Rwanda, accusé de soutenir le groupe armé M23 dans l’Est de la RDC, se trouve dans une position où il peut exploiter la pression internationale pour obtenir des concessions de Kinshasa sans montrer trop d’empressement à s’investir dans le processus diplomatique.</p>
<p>En déléguant sa représentation à des émissaires, Kagame envoie un message clair : le Rwanda n’a pas l’intention de céder à la pression régionale ou internationale et continue de jouer sur son image de puissance stratégique dans la région des Grands Lacs.</p>
<p><strong>2. Une tentative d&rsquo;éviter l’isolement diplomatique</strong></p>
<p>La crise entre Kigali et Kinshasa a polarisé les relations internationales dans la région. Le Rwanda est de plus en plus isolé sur le plan diplomatique, de nombreux acteurs régionaux et internationaux reconnaissant son implication présumée dans le soutien au M23. Participer physiquement à Luanda aurait placé Kagame dans une position inconfortable face aux accusations directes.</p>
<p>De plus, être présent à une rencontre où des discussions importantes étaient prévues, sans garantie de résultats favorables pour Kigali, aurait pu être interprété comme un aveu de faiblesse. En restant à distance, Kagame maintient une certaine ambiguïté sur ses intentions tout en évitant un éventuel affront diplomatique.</p>
<p><strong>3. Une diversion face à l’impasse des négociations</strong></p>
<p>Le Rwanda aurait également anticipé l’échec probable des discussions. En effet, selon plusieurs sources, Kigali aurait introduit de manière tardive une clause dans le projet d’accord, exigeant que la RDC engage des négociations directes avec le M23. Cette condition, inacceptable pour Kinshasa, a fait échouer les pourparlers.</p>
<p>En n’assistant pas personnellement au sommet, Kagame évite d’être associé à cet échec. Au contraire, il peut présenter cette situation comme la preuve de l’inflexibilité congolaise et continuer à positionner son pays comme un acteur victime d’une incompréhension internationale, tout en poursuivant ses propres objectifs stratégiques dans l’Est de la RDC.</p>
<p><strong>4. Une confiance dans le rôle de médiateur angolais</strong></p>
<p>Le choix de Kagame de ne pas se rendre à Luanda pourrait également refléter sa confiance dans la capacité de l’Angola à protéger les intérêts rwandais dans les négociations. L’Angola, en tant que médiateur, joue un rôle complexe, notamment à cause de son implication géopolitique dans le corridor de Lobito, soutenu par les États-Unis pour contrer l’influence chinoise dans la région.</p>
<p>Kigali pourrait estimer que ses intérêts sont suffisamment représentés dans ce cadre pour éviter une participation directe, tout en observant les concessions éventuelles qui pourraient être obtenues par son équipe diplomatique.</p>
<p><strong>5. Une posture d’intimidation envers Kinshasa</strong></p>
<p>En refusant de se rendre à Luanda, Kagame envoie également un signal fort à son homologue congolais Félix Tshisekedi. Cette absence peut être perçue comme un geste de défiance, suggérant que Kigali ne considère pas la RDC comme un interlocuteur égal dans ces discussions.</p>
<p>Cette posture peut avoir pour but de renforcer les pressions sur Kinshasa, notamment pour que la RDC accepte de négocier avec le M23, une demande constante du Rwanda. En restant à distance, Kagame maintient une dynamique où c’est Kinshasa qui semble courir après un accord, renforçant ainsi la perception d’un rapport de force déséquilibré.</p>
<p><strong>Kagame, un acteur absent mais omniprésent</strong></p>
<p>L’absence de Paul Kagame au sommet tripartite de Luanda est tout sauf anodine. Elle s’inscrit dans une stratégie bien réfléchie visant à éviter l’isolement diplomatique, à maintenir une position de force face à Kinshasa et à limiter les risques politiques liés à un éventuel échec des discussions.</p>
<p>Cependant, ce choix n’est pas sans conséquences. Pour de nombreux observateurs, l’absence physique de Kagame renforce l’image d’un dirigeant peu engagé dans la recherche d’une solution pacifique au conflit, ce qui pourrait ternir davantage l’image du Rwanda sur la scène internationale.</p>
<p>En fin de compte, cette absence illustre les profondes fractures dans les relations entre Kigali et Kinshasa et le rôle central que jouent les perceptions dans les négociations. Si Félix Tshisekedi a accepté de faire le déplacement à Luanda, même au risque de critiques internes, Paul Kagame a choisi une posture différente : celle de l’absence stratégique, qui lui permet de maintenir son influence sans prendre de risques inutiles. Une approche qui, pour l’instant, semble servir les intérêts immédiats du Rwanda, mais pourrait également lui coûter cher si la communauté internationale décide de durcir sa position face à son rôle dans la crise congolaise.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC-Rwanda-Angola : Pourquoi Félix Tshisekedi s’est-il déplacé à Luanda malgré un accord inachevé ? Un regard sur les enjeux géopolitiques (Éditorial)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 08:24:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sommet tripartite de Luanda entre la RDC, le Rwanda et l’Angola, tenu le dimanche 15 décembre 2024, a échoué à produire les résultats escomptés. Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a pourtant fait le déplacement, malgré l’absence d’un texte finalisé pour signature. Cette décision soulève des interrogations, non seulement sur la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sommet tripartite de Luanda entre la RDC, le Rwanda et l’Angola, tenu le dimanche 15 décembre 2024, a échoué à produire les résultats escomptés. Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a pourtant fait le déplacement, malgré l’absence d’un texte finalisé pour signature. Cette décision soulève des interrogations, non seulement sur la stratégie congolaise, mais aussi sur les enjeux géopolitiques plus larges dans lesquels s’inscrit cette médiation angolaise.</strong></p>
<p><strong>1. Une médiation influencée par les grandes puissances</strong></p>
<p>Au-delà de son rôle de facilitateur dans la crise entre la RDC et le Rwanda, l’Angola se trouve au cœur d’un jeu géopolitique complexe pour le contrôle des ressources naturelles de la RDC. Le pays est un acteur clé dans les stratégies concurrentes des États-Unis et de la Chine pour dominer l’accès aux minerais stratégiques tels que le cobalt, essentiel à la transition énergétique mondiale.</p>
<p>Sous l’impulsion américaine, l’Angola a renforcé son importance régionale grâce au corridor de Lobito, un projet d’infrastructure qui connecte les minerais de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito sur l’Atlantique. Ce corridor est perçu comme une alternative au contrôle chinois, qui domine actuellement les routes commerciales à travers l’océan Indien via la Tanzanie et le Kenya. Washington voit dans l’Angola un allié stratégique pour contrer l’influence de Pékin en Afrique centrale et australe.</p>
<p>En acceptant de participer au sommet, Félix Tshisekedi s’inscrit dans ce cadre diplomatique où les médiations sont de plus en plus influencées par des enjeux globaux dépassant le simple cadre bilatéral RDC-Rwanda.</p>
<p><strong>2. Une pression internationale omniprésente</strong></p>
<p>La participation de Tshisekedi peut également s’expliquer par des pressions internationales exercées sur Kinshasa. Les États-Unis, en particulier, ont intensifié leurs efforts pour soutenir la stabilité régionale, souvent dans une optique de protection de leurs intérêts économiques. En encourageant la RDC à se rendre à Luanda, Washington cherche probablement à maintenir le dialogue avec le Rwanda, tout en consolidant l’Angola comme un acteur pivot de leur stratégie en Afrique.</p>
<p>Cependant, cette influence internationale met le président congolais dans une position inconfortable, où il doit concilier des exigences extérieures avec les attentes légitimes de son peuple, notamment en matière de souveraineté et de sécurité.</p>
<p><strong>3. Une Angola aux intérêts multiples</strong></p>
<p>Pour l’Angola, cette médiation ne se limite pas à un rôle de pacificateur. En s’impliquant activement dans la résolution du conflit entre la RDC et le Rwanda, le pays renforce sa position en tant que puissance régionale et partenaire stratégique pour les grandes puissances.</p>
<p>Le corridor de Lobito, récemment renforcé par des investissements américains et européens, fait partie d’un plan plus large visant à offrir des alternatives viables aux exportations minières congolaises. En contrôlant cette voie logistique, l’Angola s’impose comme un acteur clé dans le commerce régional et consolide sa coopération avec les États-Unis.</p>
<p>Ce double rôle – médiateur et bénéficiaire géopolitique – place l’Angola dans une position ambivalente. Si ce pays joue le rôle d’intermédiaire neutre, il est également perçu comme un acteur ayant un intérêt direct dans la crise, notamment pour s’assurer que les minerais congolais transitent par ses infrastructures.</p>
<p><strong>4. Tshisekedi : une stratégie ou un piège ?</strong></p>
<p>En se rendant à Luanda, Tshisekedi pourrait avoir voulu montrer son engagement envers la paix, tout en consolidant ses alliances régionales et internationales. Cependant, ce déplacement a rapidement tourné en un échec diplomatique après la demande du Rwanda d’inclure une clause imposant des négociations directes avec le M23.</p>
<p>Ce revirement a non seulement mis à nu les limites des préparatifs congolais, mais il a également révélé l’ampleur des enjeux externes pesant sur la RDC. Pour beaucoup, cette situation met en évidence l’incapacité de Kinshasa à imposer ses propres conditions dans un environnement de plus en plus dominé par des acteurs étrangers aux intérêts parfois divergents.</p>
<p><strong>Une médiation entre diplomatie et intérêts géopolitiques</strong></p>
<p>Le déplacement de Félix Tshisekedi à Luanda illustre les multiples couches de complexité entourant la crise RDC-Rwanda. Bien que présenté comme un effort de paix, ce sommet s’inscrit dans une lutte géopolitique plus large pour le contrôle des ressources naturelles congolaises.</p>
<p>Alors que l’Angola renforce son rôle stratégique via des projets comme le corridor de Lobito, la RDC se retrouve coincée entre des pressions internationales, des exigences rwandaises et les attentes d’une population lassée par les compromis sans résultats. Si Tshisekedi souhaite transformer ces défis en opportunités, il devra non seulement mieux préparer ses engagements diplomatiques, mais aussi réaffirmer la souveraineté de la RDC dans un contexte où celle-ci semble de plus en plus négociée sur la scène internationale.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC – Perchoir de l’AN : Qui veut fragiliser l’Union sacrée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 14:32:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[Bemba]]></category>
		<category><![CDATA[Mboso]]></category>
		<category><![CDATA[Vital Kamerhe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’envie de contrôler le perchoir de l’Assemblée nationale divise le présidium de l’Union Sacrée de la Nation où la gestion des ambitions devient de plus en plus compliquée. Le point d’achoppement c’est la présidence de la chambre basse du parlement. Deux ténors de cette plateforme politique qui a emmené l’actuel Président de la RDC, Félix-Antoine [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’envie de contrôler le perchoir de l’Assemblée nationale divise le présidium de l’Union Sacrée de la Nation où la gestion des ambitions devient de plus en plus compliquée. Le point d’achoppement c’est la présidence de la chambre basse du parlement. Deux ténors de cette plateforme politique qui a emmené l’actuel Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à une écrasante victoire aux dernières élections de décembre 2023 (pour son second et dernier mandat) sont engagés dans une guerre fratricide sans merci. Une bataille épique qui traduit justement la fragilité qui mine de l’intérieur, le camp présidentiel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, Vital Kamerhe, Président de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise) et Christophe Mboso, Président du CRD (Convention pour la République et de la Démocratie) ont tous deux déjà exprimé leurs ambitions de gouverner le prochain bureau de l’Assemblée nationale qui devra être mis en place dans pas avenir très proche. Et c’est à la grande surprise de l’opinion nationale qui lisait une certaine cohérence et cohésion au sein de la famille politique présidentielle surtout lorsqu’il fallait soutenir, contre vent et marré, la candidature de Félix Tshisekedi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-214841" srcset="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-1024x1024.jpg 1024w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-300x300.jpg 300w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-150x150.jpg 150w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-768x768.jpg 768w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-696x696.jpg 696w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-1068x1068.jpg 1068w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-420x420.jpg 420w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-840x840.jpg 840w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4-610x610.jpg 610w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0063-4.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, rien n’est comme hier. Beaucoup d’eau a coulé sous le pont et les anciens amours sont dans les oubliettes. Les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle ont évidemment suscité des ambitions, parfois démesurées, chez certains acteurs politiques. Mais la notion de l’ambition doit rimer avec cette de la mesure des capacités, mieux du poids politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un jeu honteux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après chaque élection, la redistribution des cartes est une règle irréfutable au sein des familles politiques. Chacune voudrait, proportionnellement à son poids politique, occuper un espace de pouvoir durant la mandature. L’Union Sacrée, qui n’échappe pas à cette règle, devrait aussi procéder à la répartition des responsabilités parmi ses grandes figures déjà bien identifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la régulière, chacun connaissant son poids politique réel, les conflits internes ne sont pas justifiables pour le cas de l’USN. Et pour l’instant, rien ne peut expliquer cette querelle byzantine et honteuse entre Vital Kamerhe et Christophe Mboso. Celle-ci n’aura pour seul mérite que de jeter un discrédit sur la famille politique du Chef de l’Etat et semer le germe de discorde qui pourrait avoir un impact néfaste sur la cohésion interne ou même dans la gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette scène obscène qui nous est livrée par ces deux figures de proue de l’USN est peut-être une démonstration de l’impossibilité pour les politiques congolais de cohabités ensemble même lorsque le terrain semble bien apprêté. L’égoïsme qui a toujours caractérisé l’homme politique congolais est patent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de la candidature d’Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS, au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, pourrait bien inspirer les autres sociétaires de l’Union Sacrée de la Nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais que vaut chacun&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sortir des dernières élections et du travail abattu par l’Informateur, Augustin Kabuya, il ne fait aucun doute non seulement sur le poids politique des uns et des autres, mais aussi sur la part que chaque parti politique pouvait avoir, bien au-delà des ambitions toutes légitimes certes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union pour la Nation Congolaise, UNC, de Vital Kamerhe, l’élu de Bukavu, est rangée en troisième position (avec 33 élus nationaux soit 7,38%) derrière la mosaïque de l’UDPS (120 élus nationaux soit 26,85%) et celle de l’AB (Agissons pour Bâtir qui a obtenu 47 élus nationaux soit 10,51%) du désormais ancien Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, le regroupement AACRD (Actions des Alliés de la Convention pour la République et de la Démocratie) de Christophe Mboso n’a pu obtenir que 10 élus nationaux soit 2,24% et est classé à la douzième place au sein de l’Union Sacrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Manifestement, la clé de répartition est bien établie et cette guéguerre n’a pas son sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que Modeste Bahati Lukwebo avait quitté la famille politique de Joseph Kabila, FCC (Front Commun pour le Congo), par ce qu’on lui a refusé la gestion d’une des institutions c’est-à-dire l’Assemblée nationale ou le Sénat alors son regroupement politique AFDC-A était la deuxième force au sein de la majorité parlementaire de l’époque. Et l’Union Sacrée devrait éviter de reprendre les erreurs du passé comme l’avait annoncé le Président de la République, Félix Tshisekedi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions&nbsp;: sur quoi compte Christophe Mboso pour se faire élire&nbsp;? La corruption&nbsp;? La trahison comme c’est de coutume en RDC&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien sociétaire du FCC-Kabila de triste mémoire et après un passage éclair à ce même perchoir qu’il convoite aujourd’hui où il n’a pas fait mieux que piètre figure, et du haut de ses 82 ans d’âge, Christophe Mboso ferait mieux d’agir par sagesse et non par appétit boulimique du pouvoir en ce moment où la jeunesse congolaise est en quête d’un modèle inspirant.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Ph.K &nbsp;&nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-214822" srcset="https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-1024x1024.jpg 1024w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-300x300.jpg 300w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-150x150.jpg 150w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-768x768.jpg 768w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-696x696.jpg 696w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-1068x1068.jpg 1068w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-420x420.jpg 420w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-840x840.jpg 840w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3-610x610.jpg 610w, https://kiosquedafrique.com/wp-content/uploads/2022/08/IMG-20220802-WA0064-3.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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