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	<title>ÉDITORIAL Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<description>L&#039;actualité au-delà des titres</description>
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	<title>ÉDITORIAL Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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		<title>GENOCOST et Ebola : la RDC face à l&#8217;épreuve de la mémoire et de la résilience (Édito.)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[ebola en RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&#8217;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&#8217;un de l&#8217;autre, ils renvoient pourtant à une même [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&rsquo;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils renvoient pourtant à une même exigence : celle d&rsquo;un État capable de protéger ses citoyens, de défendre leur dignité et de garantir leur avenir.</strong></p>
<p>Le 02 août, Journée nationale de célébration du GENOCOST a ravivé la mémoire des millions de Congolais tués depuis près de trois décennies dans les conflits qui déchirent l&rsquo;Est du pays. Cette journée n&rsquo;a pas seulement été un moment de recueillement. Elle a surtout rappelé que la mémoire n&rsquo;a de sens que si elle débouche sur la justice.</p>
<p>Pendant longtemps, les souffrances des populations congolaises ont peiné à trouver un véritable écho sur la scène internationale. Aujourd&rsquo;hui, la bataille ne consiste plus uniquement à faire connaître l&rsquo;ampleur des crimes commis, mais à construire un dossier diplomatique et juridique suffisamment solide pour obtenir la reconnaissance de ces atrocités, combattre l&rsquo;impunité et ouvrir la voie à d&rsquo;éventuelles réparations. Ce combat exige de la constance, de la cohérence et une mobilisation de tous les leviers de l&rsquo;État.</p>
<p>Mais la diplomatie, aussi indispensable soit-elle, ne saurait constituer l&rsquo;unique réponse aux défis sécuritaires du pays. Les violences qui continuent de frapper les populations de l&rsquo;Est rappellent que la paix se construit autant autour des tables de négociation que sur la capacité d&rsquo;un État à assurer efficacement la défense de son territoire et la protection de ses citoyens. Les initiatives diplomatiques et les efforts militaires doivent donc avancer de manière complémentaire plutôt que s&rsquo;opposer.</p>
<p>Au même moment, dans le Nord-Kivu, la lutte contre la 17ᵉ épidémie d&rsquo;Ebola envoie des signaux encourageants avec la guérison de nouveaux patients. Une évolution qui confirme le professionnalisme des équipes sanitaires congolaises, devenues au fil des années une référence dans la gestion de cette maladie.</p>
<p>Ces avancées ne doivent cependant pas masquer les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la riposte. Les retards dans le paiement des primes ou les insuffisances logistiques risquent d&rsquo;affaiblir un dispositif qui repose avant tout sur l&rsquo;engagement d&rsquo;hommes et de femmes présents quotidiennement au chevet des malades et dans les communautés exposées.</p>
<p>Au fond, ces deux dossiers racontent une même histoire : celle d&rsquo;un pays qui refuse de céder face aux épreuves. D&rsquo;un côté, la RDC poursuit son combat pour que les crimes commis contre ses populations soient enfin reconnus à leur juste mesure par la communauté internationale. De l&rsquo;autre, elle démontre, à travers sa réponse aux épidémies, sa capacité à développer une expertise sanitaire reconnue malgré des moyens souvent limités.</p>
<p>Le véritable défi consiste désormais à transformer ces avancées ponctuelles en politiques durables. Car un peuple qui préserve sa mémoire sans obtenir justice demeure vulnérable, tout comme un système de santé qui remporte des victoires contre les épidémies sans garantir des conditions de travail dignes à ceux qui les combattent.</p>
<p>Pour la RDC, le temps n&rsquo;est plus aux discours symboliques. Il est à la consolidation des institutions, au renforcement de la diplomatie, à la montée en puissance des capacités de défense et à l&rsquo;investissement dans un système de santé résilient. C&rsquo;est à ce prix que le pays pourra progressivement tourner les pages les plus douloureuses de son histoire et construire un avenir à la hauteur des aspirations de son peuple.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC – Assainissement de la ville de Kinshasa : Au-delà de l&#8217;euphorie et l&#8217;espoir suscité, voici ce que vous devez dire à Félix Tshisekedi (Édito.)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Assainissement de la ville de Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Général Kasongo]]></category>
		<category><![CDATA[KASONGO kabwiki]]></category>
		<category><![CDATA[les bâtisseurs]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&rsquo;espoir que d&rsquo;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&rsquo;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus digne de son statut de capitale de la République démocratique du Congo.</strong></p>
<p>Le constat est visible à l&rsquo;œil nu. Le long du boulevard Lumumba, l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entrée de la ville, les montagnes de déchets qui défiguraient le paysage ont disparu. Sachets plastiques, bouteilles abandonnées, immondices de toutes sortes ont été évacués. Les marchés pirates et les occupations anarchiques des arrêts de bus ont été démantelés, permettant aux piétons de circuler librement et aux usagers de retrouver un minimum d&rsquo;ordre dans l&rsquo;espace public.</p>
<p>Pour une ville souvent citée parmi les capitales les plus insalubres du continent, cette transformation constitue une véritable bouffée d&rsquo;oxygène. Les Kinois, habitués à vivre au milieu des déchets, saluent majoritairement la qualité du travail accompli. Pour beaucoup, cette opération démontre qu&rsquo;avec de la volonté politique, il est possible de changer le visage de Kinshasa.</p>
<p>Il faut reconnaître à sa juste valeur cette initiative impulsée par le Président Félix Tshisekedi. Car au-delà de l&rsquo;aspect esthétique, une ville propre est aussi un facteur de santé publique. L&rsquo;évacuation des déchets contribue à réduire les risques de propagation de nombreuses maladies liées à l&rsquo;insalubrité, notamment le choléra, la typhoïde, les maladies diarrhéiques et d&rsquo;autres infections favorisées par la prolifération des déchets et des eaux stagnantes.</p>
<p>Cependant, au-delà de l&rsquo;euphorie légitime qui accompagne cette opération, une question fondamentale mérite d&rsquo;être posée : pour combien de temps ?</p>
<p>Car assainir Kinshasa n&rsquo;est pas une opération de quelques jours. Il ne suffit pas de débarrasser les rues des déchets pour changer durablement les comportements qui ont conduit à cette situation. Pendant des décennies, les Kinois ont été habitués à jeter sachets, bouteilles, emballages et autres détritus dans les rues, les caniveaux ou les espaces publics, souvent sans aucune sanction.</p>
<p>Cette réalité traduit une faiblesse plus profonde : l&rsquo;absence ou l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État dans l&rsquo;application des règles élémentaires de salubrité publique. Une ville ne devient pas propre uniquement grâce à une campagne ponctuelle. Elle le demeure lorsque des mécanismes permanents de contrôle, de sensibilisation et de sanction existent et fonctionnent efficacement.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ici que se situe la principale limite de l&rsquo;opération actuelle.</strong></p>
<p>À force de mettre en avant la Task Force présidentielle et les bâtisseurs, l&rsquo;on risque de reléguer au second plan les structures étatiques qui ont pourtant la responsabilité légale et permanente de veiller à la propreté de la ville. Où sont les bourgmestres ? Quel est le rôle des chefs de quartiers et des chefs d&rsquo;avenues ? Comment la Police nationale congolaise est-elle associée au maintien de l&rsquo;ordre urbain ? Quelles sont les capacités réelles des services d&rsquo;assainissement de la ville de Kinshasa ?</p>
<p>Ces institutions ne peuvent rester de simples spectatrices d&rsquo;une opération qui concerne directement leurs missions quotidiennes.</p>
<p>Si le gouvernement veut véritablement transformer cette initiative en succès durable, il doit impérativement renforcer ces structures. Les bourgmestres doivent disposer des moyens nécessaires pour contrôler leurs communes. Les chefs de quartiers et d&rsquo;avenues doivent être responsabilisés et associés à la sensibilisation des populations. La police doit être en mesure de faire respecter les règles de salubrité et de sanctionner les comportements inciviques. Les services d&rsquo;assainissement doivent être équipés en matériels adéquats et bénéficier de ressources humaines et financières suffisantes pour assurer un suivi permanent.</p>
<p>Sans cet accompagnement institutionnel, le risque est grand de voir les déchets réapparaître progressivement dès que les bâtisseurs quitteront les lieux. L&rsquo;histoire récente de Kinshasa est malheureusement riche en opérations spectaculaires qui ont produit des résultats visibles à court terme avant de s&rsquo;essouffler faute de mécanismes de suivi.</p>
<p>Le Président Félix Tshisekedi, initiateur de cette démarche, a aujourd&rsquo;hui l&rsquo;opportunité de transformer une opération d&rsquo;assainissement en véritable réforme de gouvernance urbaine. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de nettoyer Kinshasa, mais de créer les conditions permettant à la ville de rester propre durablement.</p>
<p>La responsabilité n&rsquo;incombe toutefois pas uniquement aux autorités. Les citoyens ont également leur part à jouer. Une ville propre commence par des comportements responsables. Aucun gouvernement, aucune Task Force, aucun bâtisseur ne pourra maintenir durablement la propreté de Kinshasa si les habitants continuent à considérer la rue comme une poubelle à ciel ouvert.</p>
<p>Le défi est donc collectif. Il exige une nouvelle culture citoyenne fondée sur le respect de l&rsquo;espace public, mais également un État capable d&rsquo;imposer l&rsquo;autorité, de faire respecter les règles et de sanctionner les contrevenants.</p>
<p>L&rsquo;heure est venue de dépasser l&rsquo;émotion et les applaudissements. L&rsquo;heure est venue de construire une stratégie durable.</p>
<p>Car la véritable réussite de cette opération ne se mesurera pas au nombre de tonnes de déchets évacuées aujourd&rsquo;hui, mais à la capacité de Kinshasa à demeurer propre dans six mois, dans un an ou dans cinq ans.</p>
<p>C&rsquo;est à cette condition que l&rsquo;espoir actuellement suscité par les bâtisseurs se transformera en héritage durable pour les générations futures.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : La ville morte du C64, un signal politique que le pouvoir ne peut ignorer ! (Édito) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[C4]]></category>
		<category><![CDATA[journée ville morte en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[La coalition C64]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&#8217;appel de la coalition de l&#8217;opposition C64 constitue bien plus qu&#8217;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;une partie importante [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&rsquo;appel de la coalition de l&rsquo;opposition C64 constitue bien plus qu&rsquo;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&rsquo;état d&rsquo;esprit d&rsquo;une partie importante de la population congolaise face à l&rsquo;évolution de la gouvernance du pays.</strong></p>
<p>Dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Kinshasa, la baisse sensible des activités économiques, la fermeture de nombreux commerces et la réduction de la circulation ont témoigné d&rsquo;une adhésion significative à ce mot d&rsquo;ordre de l&rsquo;opposition. Quelles que soient les interprétations que l&rsquo;on puisse en faire, le fait politique demeure : une partie des Congolais a choisi d&rsquo;exprimer son désaccord avec les initiatives institutionnelles actuellement portées par le Président Félix Tshisekedi et sa majorité de l&rsquo;Union sacrée.</p>
<p><strong>Au-delà de la Constitution, l&rsquo;expression d&rsquo;un malaise plus profond</strong></p>
<p>Officiellement, le C64 justifie cette mobilisation par son opposition à toute tentative de modification de l&rsquo;actuelle Constitution, notamment des dispositions protégées par l&rsquo;article 220 qui limitent à deux le nombre de mandats présidentiels.</p>
<p>L&rsquo;opposition estime que le débat actuel sur la réforme constitutionnelle pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de ce verrou institutionnel et permettre au chef de l&rsquo;État de briguer un troisième mandat. Une lecture que rejette catégoriquement le pouvoir, lequel soutient qu&rsquo;il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;adapter la Loi fondamentale aux réalités contemporaines de la RDC.</p>
<p>Mais sur le terrain, le message envoyé par les citoyens semble dépasser largement la seule question constitutionnelle.</p>
<p>De nombreux Congolais expriment aujourd&rsquo;hui des préoccupations plus immédiates : le coût de la vie, le chômage des jeunes, la dégradation du pouvoir d&rsquo;achat, la corruption persistante, la qualité des services publics et surtout l&rsquo;insécurité qui continue de ravager l&rsquo;Est du pays.</p>
<p>Pour une partie de l&rsquo;opinion, l&rsquo;ouverture d&rsquo;un débat constitutionnel dans un contexte aussi difficile apparaît comme une priorité mal choisie.</p>
<p><strong>Les messages que les politiques doivent entendre</strong></p>
<p>La journée ville morte a envoyé plusieurs signaux que la classe politique, majorité comme opposition, aurait tort d&rsquo;ignorer.</p>
<p><em><strong>Premier message : la Constitution demeure un sujet sensible</strong></em></p>
<p>Les Congolais gardent en mémoire les crises politiques qui ont marqué l&rsquo;histoire récente du pays autour des questions de limitation des mandats et de succession présidentielle.</p>
<p>Toute initiative touchant à l&rsquo;architecture institutionnelle suscite naturellement méfiance et inquiétude.</p>
<p><em><strong>Deuxième message : l&rsquo;Est du pays reste la priorité nationale</strong></em></p>
<p>Pendant que le débat politique se concentre sur la Constitution, des millions de Congolais de l&rsquo;Est continuent de vivre sous la menace des violences armées.</p>
<p>La progression de l&rsquo;AFC/M23, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda, demeure la principale préoccupation sécuritaire du pays.</p>
<p>Pour beaucoup de citoyens, la reconquête de l&rsquo;intégrité territoriale devrait constituer l&rsquo;urgence absolue de toutes les institutions.</p>
<p><em><strong>Troisième message : la population réclame davantage d&rsquo;écoute</strong></em></p>
<p>La mobilisation observée traduit également un besoin de dialogue. Une partie de la population estime que les grandes décisions engageant l&rsquo;avenir du pays devraient faire l&rsquo;objet de consultations plus larges et plus inclusives.</p>
<p><em><strong>Quatrième message : la démocratie congolaise reste vivante</strong></em></p>
<p>L&rsquo;expression pacifique d&rsquo;un désaccord politique, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans le respect des lois et sans violence, constitue également une preuve de vitalité démocratique. Les autorités comme l&rsquo;opposition doivent préserver cet acquis précieux.</p>
<p><strong>Le risque d&rsquo;une polarisation dangereuse</strong></p>
<p>Le principal danger aujourd&rsquo;hui réside dans la radicalisation progressive des positions.</p>
<p>D&rsquo;un côté, une majorité qui considère toute contestation comme une opposition systématique à son action. De l&rsquo;autre, une opposition qui voit dans chaque initiative institutionnelle une stratégie de conservation du pouvoir.</p>
<p>Cette dynamique risque d&rsquo;alimenter un climat de méfiance permanente et de détourner les énergies nationales des défis prioritaires.</p>
<p>Dans un pays confronté à une guerre à l&rsquo;Est, à des défis économiques considérables et à d&rsquo;importantes attentes sociales, une crise politique majeure pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale.</p>
<p><strong>Quelles solutions pour éviter le chaos ?</strong></p>
<p>La RDC dispose encore de plusieurs leviers pour prévenir une escalade politique.</p>
<p>La première piste consiste à instaurer un dialogue politique sincère entre majorité, opposition, société civile, confessions religieuses et autres forces vives de la nation. Les questions institutionnelles ne peuvent être durablement réglées sans consensus minimum.</p>
<p>La deuxième consiste à clarifier publiquement les objectifs réels de toute réforme constitutionnelle envisagée. La transparence reste le meilleur antidote contre les soupçons.</p>
<p>La troisième piste est de replacer la sécurité nationale au centre des priorités gouvernementales. L&rsquo;opinion attend avant tout des résultats tangibles sur la situation dans l&rsquo;Est.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ensemble des acteurs politiques gagneraient à adopter un discours de responsabilité. La RDC a davantage besoin de rassemblement que d&rsquo;affrontements politiques permanents.</p>
<p><strong>Une alerte démocratique plutôt qu&rsquo;une victoire politique</strong></p>
<p>Au final, la journée ville morte du 3 juin 2026 ne doit être ni présentée comme une victoire définitive de l&rsquo;opposition ni minimisée par le pouvoir.</p>
<p>Elle constitue avant tout une alerte démocratique adressée à l&rsquo;ensemble de la classe politique congolaise.</p>
<p>Le véritable enseignement de cette mobilisation est que de nombreux citoyens souhaitent être entendus sur les grandes orientations du pays. Ignorer ce message reviendrait à alimenter davantage les frustrations dans un contexte national déjà marqué par les défis sécuritaires et économiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire récente de la RDC montre que les crises les plus coûteuses sont souvent celles qui auraient pu être évitées par l&rsquo;écoute, le dialogue et le respect mutuel des institutions.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Grands Lacs : la médiation africaine face à l’épreuve de l’Est congolais, entre urgence humaine et responsabilité politique (ÉDITO)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-grands-lacs-la-mediation-africaine-face-a-lepreuve-de-lest-congolais-entre-urgence-humaine-et-responsabilite-politique-edito/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 22:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[La médiation africaine sur la guerre dans l'est de la RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que les armes continuent de parler dans l’Est de la République démocratique du Congo, une médiation africaine tente de réouvrir l’espace du dialogue. La rencontre de ce jour à Kigali entre le Président rwandais Paul Kagame et le médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, relance une dynamique diplomatique attendue par des millions de civils [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://kiosquedafrique.com/rdc-grands-lacs-la-mediation-africaine-face-a-lepreuve-de-lest-congolais-entre-urgence-humaine-et-responsabilite-politique-edito/actualite/">RDC &#8211; Grands Lacs : la médiation africaine face à l’épreuve de l’Est congolais, entre urgence humaine et responsabilité politique (ÉDITO)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kiosquedafrique.com">Kiosque d&#039;Afrique</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant que les armes continuent de parler dans l’Est de la République démocratique du Congo, une médiation africaine tente de réouvrir l’espace du dialogue. La rencontre de ce jour à Kigali entre le Président rwandais Paul Kagame et le médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, relance une dynamique diplomatique attendue par des millions de civils pris en étau. Mais le temps de la médiation peut-il encore répondre au temps de la souffrance des peuples ?</strong></p>
<p><strong>Une région sous pression permanente</strong></p>
<p>Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, la situation sécuritaire demeure critique. Déplacements massifs de populations, violences contre les civils, insécurité alimentaire, effondrement des services sociaux de base : pour les populations de l’Est de la RDC, la crise n’est pas un concept diplomatique, c’est une réalité quotidienne. Chaque jour sans solution durable accroît les risques humains, sociaux et générationnels.</p>
<p>C’est dans ce contexte lourd que s’inscrit la nouvelle séquence diplomatique engagée par l’Union africaine, consciente que l’enlisement du conflit menace non seulement la RDC, mais l’équilibre de toute la région des Grands Lacs.</p>
<p><strong>Kigali, étape clé d’une médiation continentale</strong></p>
<p>Ce jour, au village présidentiel d’Urugwiro, le Président rwandais Paul Kagame a reçu Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo et médiateur principal de l’Union africaine pour la crise dans l’Est de la RDC. Au-delà du tête-à-tête entre les deux dirigeants, la rencontre s’est élargie à un groupe d’experts de haut niveau, composé d’anciens chefs d’État africains : Olusegun Obasanjo (Nigeria), Sahle-Work Zewde (Éthiopie), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Catherine Samba-Panza (République centrafricaine).</p>
<p>Les échanges ont porté sur trois axes majeurs : l’évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain, l’état d’avancement des engagements diplomatiques existants et la nécessité de mieux coordonner les initiatives régionales et continentales de paix.</p>
<p><strong>Après Kigali et Kinshasa, un espace pour le dialogue élargi ?</strong></p>
<p>Cette rencontre à Kigali s’inscrit dans une démarche plus large. Après avoir rencontré le président congolais Félix Tshisekedi, la médiation africaine cherche à maintenir un fil de dialogue entre des positions souvent antagonistes. La perspective, évoquée dans les milieux diplomatiques, d’un échange futur avec Corneille Nangaa, figure centrale de la rébellion de l’AFC/M23, souligne une orientation pragmatique : parler à tous les acteurs capables d’influencer la dynamique du conflit.</p>
<p>Cette approche ne signifie ni légitimation politique ni renoncement aux principes de souveraineté. Elle traduit plutôt une réalité : aucune solution durable ne peut être imposée uniquement par la force ou par des déclarations de principe, sans traiter les causes profondes et les acteurs réels de l’instabilité.</p>
<p><strong>Ce que la médiation peut – et doit – apporter</strong></p>
<p>Pour les populations de l’Est de la RDC, l’enjeu n’est pas la multiplication des sommets, mais leur impact concret. La médiation africaine offre néanmoins plusieurs avancées potentielles :</p>
<p>&#8211; la réaffirmation d’un cadre africain de résolution des conflits, complémentaire aux initiatives régionales existantes ;</p>
<p>&#8211; une pression politique accrue sur les parties pour le respect des engagements pris ;</p>
<p>&#8211; la possibilité d’un alignement plus cohérent entre diplomatie, sécurité et réponses humanitaires.</p>
<p>Mais ces avancées resteront fragiles si elles ne s’accompagnent pas de mécanismes clairs de suivi, de garanties de protection des civils et d’une implication réelle des communautés affectées.</p>
<p><strong>Un appel aux responsabilités</strong></p>
<p>Cet article se veut un appel. Un appel aux dirigeants de la sous-région, pour que la sécurité des peuples prime sur les calculs politiques et géostratégiques. Un appel à la communauté internationale, pour qu’elle soutienne les efforts africains sans les instrumentaliser ni les marginaliser. Un appel enfin aux acteurs congolais eux-mêmes, pour que l’intérêt du peuple reste le cœur de toute négociation.</p>
<p>La paix dans l’Est de la RDC n’est pas seulement une affaire de frontières ou d’influence régionale. Elle est une exigence humaine, morale et historique. Et chaque jour de retard a un coût que les civils continuent de payer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Washington-Rencontre Trump &#8211; Tshisekedi &#8211; Kagame : un tournant pour la paix ou une nouvelle montée des risques (ÉDITO)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 16:02:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Trump-Felix-Kagame]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Maison Blanche a confirmé ce lundi 01 décembre 2025 que Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront reçus le jeudi 4 décembre 2025 par Donald Trump pour « entériner » un accord de paix RDC-Rwanda signé en juin dernier, et lancer un cadre d’intégration économique gage d&#8217;une paix durable entre les deux pays. En effet, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Maison Blanche a confirmé ce lundi 01 décembre 2025 que Félix Tshisekedi et Paul Kagame seront reçus le jeudi 4 décembre 2025 par Donald Trump pour « entériner » un accord de paix RDC-Rwanda signé en juin dernier, et lancer un cadre d’intégration économique gage d&rsquo;une paix durable entre les deux pays.</strong></p>
<p>En effet, cet évènement intervient après une série de médiations internationales — notamment au Qatar — et après l’accord initial signé le 27 juin 2025 entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays.</p>
<p>Officiellement, il s’agit de tourner la page d’un conflit meurtrier qui, depuis des décennies, ravage l’est de la RDC : combats contre les groupes armés, déplacements massifs de populations, exploitation illégale des ressources, instabilité politique et humanitaire récurrente.</p>
<p>Mais, pour beaucoup de Congolais, cet accord final — et la rencontre prévue à Washington — suscitent autant d’espoirs que d’inquiétudes.</p>
<p><strong>Ce que le peuple congolais peut raisonnablement espérer</strong></p>
<p>Longtemps victime d&rsquo;une guerre injuste, le peuple congolais peut raisonnablement espérer notament :</p>
<p>• Une paix « sur le papier » traduite en sécurité concrète</p>
<p>L’accord prévoit le retrait des troupes rwandaises de l’est de la RDC et la fin du soutien — effectif ou supposé — au groupe rebelle M23.</p>
<p>Il prévoit aussi la neutralisation — ou désarmement — de milices comme les FDLR, accusées de semer l’instabilité depuis des années.</p>
<p>Si ces clauses sont effectivement mises en œuvre, cela pourrait ouvrir la voie à un retour des déplacés, à la stabilisation de l’Est et à la reconstruction — conditions sine qua non pour la sécurité, la paix et la relance économique.</p>
<p>• Une promesse de développement économique, de création d’emplois, d’infrastructures, de commerce</p>
<p>L’accord inclut un cadre d’« intégration économique régionale » : en théorie, cela peut déboucher sur des investissements, des infrastructures, des opportunités pour les populations locales.</p>
<p>Pour de nombreux Congolais, une telle stabilisation laisserait entrevoir une forme de « paix durable » et non un cesser-le-feu fragile.</p>
<p>• Une visibilité internationale accrue, des garanties externes</p>
<p>Le fait que les États-Unis — et notamment l’administration Trump — soient médiateurs et hôtes de la cérémonie renforce l’importance diplomatique de l’accord. Cela offre aussi des garanties externes, potentiellement plus robustes que les promesses purement régionales.</p>
<p><strong>Ce dont le peuple congolais doit se méfier — ou exiger comme garde-fous</strong></p>
<p>Un accord considéré par certains comme fragile, voire trop « diplomatique »</p>
<p>L’accord signé en juin dernier a été salué par certains comme une « prouesse diplomatique », mais d’autres l’ont dénoncé comme un « déni de réalité » : rien n’assure que les engagements — retrait des troupes, démobilisation, désarmement — seront réellement appliqués.</p>
<p>Les tensions restent vives sur le terrain dans l’Est, et des accusations réciproques de sabotage des cessez-le-feu circulent entre les forces pro-gouvernementales, les rebelles M23 et leurs soutiens.</p>
<p><strong>Un intérêt américain — et occidental — potentiellement axé sur les ressources naturelles</strong></p>
<p>Derrière les promesses de paix et de reconstruction, se profile un intérêt économique fort : les minerais de l’Est congolais (cuivre, cobalt, lithium, or, tantale…) sont stratégiques pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Plusieurs analystes interprètent l’accord comme une porte ouverte pour les compagnies occidentales à ces ressources.</p>
<p>Si la priorité devient l’exploitation, avec peu de retombées concrètes pour les populations locales, cela pourrait raviver le ressentiment, raviver les dynamiques de pillage et d’inégalités, mais sans paix sociale durable.</p>
<p><strong>Le risque d’un accord sur le papier… sans paix réelle</strong></p>
<p>L’accord peine encore à convaincre sur le terrain : malgré les signatures, les dynamiques de violence, les déplacements, les méfiances communautaires, ethniques et territoriales demeurent.</p>
<p>La société civile congolaise — mais aussi une partie de l’élite politique — exprime ses doutes : certains y voient un rapide « retour » de la RDC dans un jeu international, mais sans garanties solides pour les populations de l’Est.</p>
<p><strong>Ce que Trump — et les États-Unis — en ont à gagner : manœuvres, intérêts et pression diplomatique</strong></p>
<p>Pour l’administration Trump, cette rencontre et la signature finale visent plusieurs objectifs :</p>
<p>Afficher un « coup diplomatique » majeur, une réussite internationale pour consolidation de l’autorité des États-Unis dans la région des Grands Lacs, à un moment où l’influence américaine est concurrencée.</p>
<p>Sécuriser l’accès aux minerais stratégiques de la RDC, essentiels pour les technologies modernes — ce qui pourrait permettre aux entreprises américaines de prendre pied dans l’Est congolais.</p>
<p>Utiliser le cadre de l’accord comme levier de pression : le sommet de Washington offrira à Trump un espace pour pousser Kinshasa et Kigali à s’engager publiquement — ce qui rend plus difficile tout revirement ultérieur face aux critiques internes.</p>
<p>Tactiquement, les États-Unis pourraient lier le soutien diplomatique, l’aide sécuritaire, les garanties de défense (voire la pression sur les groupes armés) à la mise en œuvre effective de l’accord, créant ainsi un mécanisme de surveillance — avec le poids d’une grande puissance — capable de contraindre les parties à respecter leurs engagements.</p>
<p><strong>Qu’attendre — et ce que le peuple congolais doit exiger</strong></p>
<p>À attendre :</p>
<p>Une déclaration solennelle, publique, de Tshisekedi et Kagame — sous le regard de la communauté internationale — affirmant la volonté d’appliquer l’accord.</p>
<p>Le lancement officiel d’un mécanisme de suivi et de vérification, avec des observateurs étrangers ou internationaux, pour vérifier le retrait des troupes et le désarmement.</p>
<p>Une remise en route, même modeste, de projets concrets dans l’Est : réhabilitation des infrastructures, retour des déplacés, aide humanitaire, reconstruction, etc.</p>
<p><strong>Ce qu’il faudrait exiger — de la part de la RDC (et de la société civile)</strong></p>
<p>Transparence totale sur les termes de l’accord, les clauses concrètes, les délais, les mécanismes de contrôle.</p>
<p>Que la priorité reste la paix durable, la sécurité des populations, la justice pour les victimes, et non l’exploitation rapide des ressources ou les intérêts géopolitiques.</p>
<p>Une implication réelle des communautés locales de l’Est — souvent les premières victimes — dans la mise en œuvre : démobilisation, désarmement, retour, réconciliation.</p>
<p>Somme toute, la rencontre entre Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump à Washington apparaît comme une étape cruciale — possiblement historique — dans le long et douloureux dossier de la crise RDC–Rwanda. Elle offre un espoir réel de paix et de sortie de l’enfer pour des millions de Congolais, mais cet espoir ne deviendra durable que si l’accord est mis en œuvre concrètement, avec sérieux, transparence, et au bénéfice des populations — et non au seul profit d’intérêts géopolitiques ou économiques externes.</p>
<p>Le peuple congolais a raison d’attendre — mais il a raison aussi de rester vigilant.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Kinshasa sous surveillance : Israël Bakulu Kantu, le commandant qui a choisi la rue comme bureau (ÉDITORIAL)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 14:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCHOS DES PROVINCES]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Israël Bakulu Kanku]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nommé en mai 2025 à la tête de la Police nationale congolaise (PNC) dans la ville-province de Kinshasa, le Commissaire divisionnaire adjoint Israël Bakulu Kantu avait suscité deux grandes interrogations : d’où venait cet officier relativement méconnu du grand public, et surtout serait-il capable de faire mieux que ses prédécesseurs dans une capitale minée par [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nommé en mai 2025 à la tête de la Police nationale congolaise (PNC) dans la ville-province de Kinshasa, le Commissaire divisionnaire adjoint Israël Bakulu Kantu avait suscité deux grandes interrogations : d’où venait cet officier relativement méconnu du grand public, et surtout serait-il capable de faire mieux que ses prédécesseurs dans une capitale minée par une insécurité multiforme ? Cinq mois plus tard, le débat reste ouvert, mais ses premiers pas, eux, tracent déjà une trajectoire clairement identifiable.</strong></p>
<h3><strong>Un nouveau visage, un style immédiatement reconnaissable</strong></h3>
<p>Ancien commandant de la PNC au Kongo Central, Bakulu Kantu a hérité d’une mégapole marquée par les enlèvements, les braquages, les violences urbaines et la prolifération de gangs de rue. Alors que son nom n’évoquait pas grand-chose lors de sa nomination, il est aujourd’hui familier à de nombreux Kinois. Sa méthode y est pour beaucoup : il ne dirige pas seulement depuis un bureau, il occupe le terrain. Carrefour après carrefour, avenue après avenue, il apparaît au milieu des chauffeurs, motocyclistes, piétons et policiers, rappelant le Code de la route aux uns et sanctionnant le racket des autres.</p>
<p>Ce choix assumé de « l’itinérance » rappelle à certains observateurs les pratiques de deux figures marquantes de la PNC, Célestin Kifwa et Célestin Kanyama, réputés pour leur pragmatisme et leur présence permanente dans la rue. Bakulu Kantu incarnerait, selon eux, une forme de symbiose entre ces deux anciens commandants : l’énergie du terrain et l’intransigeance face à l’insécurité.</p>
<h3><strong>L’opération “Kanga Kanga”, vitrine d’une stratégie offensive</strong></h3>
<p>Depuis plusieurs semaines, le nouveau patron de la police kinoise mène des opérations ciblées contre les « <em>kulunas</em> », ces bandes organisées qui terrorisent des quartiers entiers. L’opération « Kanga Kanga » s’illustre notamment par des descentes porte-à-porte dans des zones sensibles. En l’espace de quelques jours, plus de cinquante bandits ont été interpellés dans le quartier Kingabwa, commune de la Gombe, un signal fort envoyé tant aux malfaiteurs qu’à la population.</p>
<p>Les présentations régulières de groupes de bandits armés aux autorités provinciales et nationales témoignent d’une volonté d’afficher des résultats et de restaurer la confiance des habitants. Dans certaines opérations d’envergure, Bakulu Kantu n’hésite pas à se joindre personnellement à ses équipes, renforçant l’image d’un chef engagé et déterminé.</p>
<h3><strong>Un enthousiasme populaire, mais des attentes encore fortes</strong></h3>
<p>Dans une ville vaste comme le Rwanda et le Burundi réunis, les défis sécuritaires restent immenses. Le rythme et l’intensité des opérations menées par l’actuel commandant suscitent cependant une vague d’encouragements parmi les habitants, tout en nourrissant un plaidoyer grandissant : celui d’un renforcement des moyens logistiques, techniques et humains mis à sa disposition.</p>
<p>S’il parvient à maintenir cette dynamique, certains voient en Israël Bakulu Kantu l’un des commandants les plus marquants de ces dernières années. Mais pour transformer l’élan actuel en amélioration durable de la sécurité, le soutien de l’État et la mobilisation continue de la population seront indispensables.</p>
<p>Volontaire, visible, offensif, le Commissaire divisionnaire adjoint Israël Bakulu Kantu impose progressivement sa marque à Kinshasa. Encore trop tôt pour dresser un bilan définitif, mais assez tôt pour constater que la capitale a retrouvé un chef de police dont la priorité se lit clairement dans ses pas : être là où les Kinois vivent, circulent… et parfois craignent. Une méthode qui séduit, mais qui devra s’inscrire dans la durée pour véritablement transformer le quotidien d’une ville aux défis sécuritaires titanesques.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : Les ombres de la négociation : Kinshasa et Washington en désaccord sur plusieurs points cruciaux !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 04:16:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Déclarations de Massad Boulos]]></category>
		<category><![CDATA[la médiation Qatarie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte déjà tumultueux, la crise sécuritaire qui ravage l&#8217;est de la République Démocratique du Congo (RDC) pourrait prendre une tournure encore plus complexe et même inquiétante suite aux récentes déclarations du Conseiller spécial de Donald Trump pour l&#8217;Afrique, Massad Boulos. En effet, alors que le gouvernement de Félix Tshisekedi fait des pieds et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un contexte déjà tumultueux, la crise sécuritaire qui ravage l&rsquo;est de la République Démocratique du Congo (RDC) pourrait prendre une tournure encore plus complexe et même inquiétante suite aux récentes déclarations du Conseiller spécial de Donald Trump pour l&rsquo;Afrique, Massad Boulos.</strong></p>
<p>En effet, alors que le gouvernement de Félix Tshisekedi fait des pieds et des mains pour rétablir l&rsquo;ordre et la paix à l&rsquo;est du pays, la révélation des pourparlers entre Kinshasa et les rebelles du M23 met en lumière des divergences notables entre les autorités congolaises et l&rsquo;administration américaine concernant la manière de résoudre cette crise.</p>
<p>Lors d&rsquo;une interview récente, Massad Boulos a dévoilé des éléments jusqu’ici gardés secrets par le gouvernement congolais. Selon ses révélations, les négociations entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23 visent à instaurer une intégration de ces derniers dans les rangs de l&rsquo;armée nationale, FARD , ainsi qu’une participation de leurs politiques au sein des institutions congolaises. Cette approche étonnante, jugée nécessaire par la médiation américaine pour mettre fin à des années de violence et d’insécurité, soulève toutefois des questions cruciales quant à la légitimité et à la gouvernance future du pays. Surtout qu&rsquo;on sait que les autorités de Kinshasa ont, à maintes reprises, opposé un refus catégorique à toute solution visant le brassage ou mixage au sein des FARDC car, selon elles, ses opérations avaient permis l&rsquo;infiltration de l&rsquo;armée nationale par le Rwanda, d&rsquo;où sa fragilisation.</p>
<p>Dans le même temps, Boulos a souligné que les difficultés liées à l’application de l’accord de paix signé à Washington entre Kinshasa et Kigali ne se limitent pas aux conditionnalités sur le M23 ou sur les FDLR. La crise politique interne en RDC est également un obstacle majeur. Et selon ce diplomate américain, le dialogue politique national nécessitant un dialogue politique serait retenu comme mécanisme devant conduire à la paix recherchée. Cependant, la perspective d&rsquo;un tel dialogue semble lointaine, surtout depuis que Félix Tshisekedi a clairement signifié, lors du deuxième congrès de l&rsquo;Union Sacrée de la Nation, qu&rsquo;il n’y aurait pas de discussions en dehors de son initiative personnelle.</p>
<p>Cette posture pourrait sérieusement affaiblir la position du Président Tshisekedi sur la scène politique nationale. En refusant de convoquer un dialogue réunissant toutes les parties prenantes, y compris l’ancien Président Joseph Kabila ou des figures politiques clés comme Corneille Naanga, Tshisekedi pourrait être perçu comme un obstacle à la paix et à la réconciliation, alors que la pression monte tant de la part de la population que de la communauté internationale.</p>
<p>La situation crée un paradoxe dangereux : d&rsquo;un côté, le gouvernement congolais veut apparaître comme ayant la situation sous contrôle tout en cherchant des solutions rapides pour apaiser la violence ; de l&rsquo;autre, le soutien américain, qui prône un dialogue politique hâtif et compromis, semble contredire les décisions de Tshisekedi en lui proposant des solutions que Kinshasa a réfuté longtemps avant.</p>
<p>Si l&rsquo;on suit la logique de Boulos, qui évoque même de changement constitutionnel comme solution possible, cela ne fait qu’ajouter au malaise ambiant. Une telle reconfiguration politique pourrait sembler souhaitable dans une perspective de paix, mais elle engendrerait inévitablement des débats houleux au sein du parlement, de la classe politique ou de la société civile et parmi le peuple congolais, qui se sent souvent frustré par l&rsquo;absence des perspectives fiables de résolution d&rsquo;une crise qui dure plus de trois décennies.</p>
<p>La route vers la paix en RDC semble semée d&#8217;embûches, oscillant entre les enjeux locaux et les pressions internationales. Dans ce contexte, Félix Tshisekedi devra naviguer habilement pour conserver sa légitimité tout en cherchant des solutions durables à la crise qui sévit dans l&rsquo;est du pays. Le défi est immense et, alors que les divergences entre Kinshasa et Washington se creusent, la voix du peuple congolais pourrait bien imposer un poids lourd sur les épaules de son président.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crise sécuritaire : Entre espoir et crainte, la RDC marche sur une corde raide (Éditorial)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 19:54:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République Démocratique du Congo vit une séquence multidimensionnelle où se croisent négociations politiques, reconquêtes territoriales et mobilisation diplomatique. Face à la crise persistante dans l’Est, les autorités de Kinshasa tentent une approche inédite : articuler dialogue interne, pression militaire et alliances internationales. Une stratégie à haut risque, mais qui dessine des lueurs d’espoir. 1. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La République Démocratique du Congo vit une séquence multidimensionnelle où se croisent négociations politiques, reconquêtes territoriales et mobilisation diplomatique. Face à la crise persistante dans l’Est, les autorités de Kinshasa tentent une approche inédite : articuler dialogue interne, pression militaire et alliances internationales. Une stratégie à haut risque, mais qui dessine des lueurs d’espoir.</strong></p>
<p><strong>1. Gouvernement de Cohésion Nationale : Kolongele en mission délicate</strong></p>
<p>Le professeur Eberande Kolongele, émissaire du Président Félix Tshisekedi, s’attelle à une tâche herculéenne : consulter toutes les forces politiques et sociales en vue de bâtir un gouvernement d&rsquo;ouverture ou d&rsquo;union nationale capable d’apaiser les fractures post-électorales, juguler la crise sociale grandissante et de fédérer autour de la crise sécuritaire.</p>
<p>Ce faisant, ces consultations, menées depuis deux semaines, ciblent trois fronts :</p>
<p>&#8211; L’opposition politique divisée entre modérés (prêts à collaborer) et radicaux (exigeant des réformes institutionnelles préalables).</p>
<p>&#8211; La société civile qui réclame une meilleure intégration des priorités de l’Est (désarmement des groupes, protection des civils).<br />
&#8211; Les chefs traditionnels et religieux, gardiens d’une légitimité locale souvent ignorée à Kinshasa.</p>
<p>En effet, « <em>sans une représentativité réelle, ce gouvernement ne sera qu’un leurre</em>« , met en garde un diplomate occidental sous couvert d’anonymat.</p>
<p>Nonobstant, les défis sont de taille : certains partis boycottent les discussions, jugées «cosmétiques», tandis que la majorité présidentielle craint une dilution de son pouvoir.</p>
<p>Dans ce contexte, l’enjeu est de taille pour Kolongele. S&rsquo;il réussit, ce gouvernement pourrait légitimer et conduire certaines réformes , comme le changement ou la révision de la constitution, l’état de siège ou la réforme minière. S’il échoue, les tensions politiques risquent de paralyser Kinshasa au pire moment avec effet immédiat sur le front militaire.</p>
<p><strong>2. Doha : Le dialogue sous haute tension</strong></p>
<p>La rencontre du 9 avril à Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 (appuyés par Kigali, selon l’ONU) cristallise les espoirs et alimente certaines suspicions.</p>
<p>Le Qatar, perçu comme médiateur neutre, a, selon plusieurs sources, obtenu des deux camps une feuille de route minimale. Les États-Unis et l’Union africaine poussent pour un cessez-le-feu.</p>
<p>Le côté obscur de cette affaire c&rsquo;est la position du Rwanda qui, sans avoir été convié sur la table de négociation, sera bien présent. Il y a lieu de craindre un téléguidage. Aucun mécanisme n’est prévu pour traiter son implication, pourtant documentée par des rapports d’experts onusiens.</p>
<p>D&rsquo;où la grande question : comment négocier avec le M23 sans évoquer Kigali ? C’est comme traiter un cancer avec des pansements, s’agace un observateur de la politique  congolaise.</p>
<p>De Doha, on peut espérer quelques scénarios possibles.<br />
Suivant une option réaliste, un accord, a minima, sur un retrait tactique du M23, sous supervision internationale est possible.<br />
Au pire de cas, l&rsquo;échec des discussions déclencherait une reprise immédiate des combats, avec un risque d’embrasement régional.</p>
<p><strong>3. Washington entre en jeu : L’accord qui inquiète Kigali</strong></p>
<p>Dans un mouvement géopolitique notable, la RDC et les États-Unis finalisent un partenariat stratégique aux ramifications multiples.</p>
<p>Sur le plan sécuritaire, ce  partenariat pourrait viser la formation des FARDC, la livraison de drones et éventuellement le renseignement conjoint.<br />
Sur le plan économique les investissements dans les mines « propres » (cobalt, cuivre) et les énergies vertes seront l&rsquo;enjeu majeur.<br />
Sur le plan diplomatique, la RDC pourrait obtenir plus des pressions internationales contre le Rwanda en ce moment où « <em>les américains veulent contrer l’influence russe en Afrique centrale et isoler Paul Kagame »,</em> analyse un expert des relations internationales.</p>
<p><strong>4. Walikale reconquise : Victoire en demi-teinte</strong></p>
<p>La reprise de Walikale par les FARDC et les Wazalendo marque un succès symbolique, mais révèle des failles persistantes.</p>
<p>Les rebelles coupés de leurs lignes logistiques, l’État rétablit timidement son autorité. Des accusations d’exactions contre des civils par toutes les parties, et une coordination défaillante entre l’armée et les milices.</p>
<p>« <em>Sans une vraie stratégie post-conquête, ces gains pourraient être éphémères</em> », avertit un observateur militaire.</p>
<p><strong>5. L’Église congolaise, fer de lance de la diplomatie morale</strong></p>
<p>La CENCO et l’ECC mènent une offensive médiatique et diplomatique sans précédent.</p>
<p>Les deux églises ont lancé un plaidoyer au Vatican et à l’ONU pour des sanctions contre Kigali.<br />
Elles ont documenté des crimes et rédiger des rapports accablants sur les violences, avec témoignages à l’appui.</p>
<p>« <em>Leur voix compte : ce sont les seuls acteurs que la population congolaise croit encore</em> », souligne un analyste.</p>
<p><strong>L’heure des choix?</strong></p>
<p>La RDC joue une partie complexe, où chaque pièce compte. Aucune option ne peut être écartée dans l&rsquo;agenda de Kinshasa. Félix Tshisekedi doit gagner le combat contre les fractures internes en instaurant un gouvernement d&rsquo;ouverture incluant toutes les forces politiques et sociales gage d&rsquo;une véritable unité nationale.<br />
La pression militaire doit être de mise pour éviter que le M23 ne consolide ses positions.<br />
Et la diplomatie agressive pour isoler le Rwanda doit se poursuivre.</p>
<p>« <em>Si Kinshasa rate cette fenêtre, le pays pourrait sombrer dans une violence encore plus profonde</em> », prévient un ancien ministre.</p>
<p>Le prochain mois sera décisif.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI </strong></p>
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		<title>SÉCURITÉ &#8211; RDC / Mutualisation des forces entre la RDC (FARDC) et l’Ouganda (UPDF) : entre lâcheté ou naïveté ? (Édito)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 21:37:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[SÉCURITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[fardc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La récente déclaration, à travers les réseaux sociaux, du Chef d&#8217;état major de l&#8217;armée ougandaise contre la RDC soulève des inquiétudes et des troublantes interrogations quand on sait que ces deux pays opèrent conjointement dans le cadre des opérations visant la neutralisation des ADF. En effet, la République Démocratique du Congo (RDC) est confrontée à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La récente déclaration, à travers les réseaux sociaux, du Chef d&rsquo;état major de l&rsquo;armée ougandaise contre la RDC soulève des inquiétudes et des troublantes interrogations quand on sait que ces deux pays opèrent conjointement dans le cadre des opérations visant la neutralisation des ADF.</strong></p>
<p>En effet, la République Démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une instabilité chronique dans sa partie est, exacerbée par la présence de groupes armés locaux et étrangers. Dans ce contexte, la collaboration militaire entre les Forces Armées de la RDC (FARDC) et l&rsquo;armée ougandaise (UPDF) soulève de vives critiques. Certains y voient une stratégie maladroite, d&rsquo;autres une atteinte à la souveraineté nationale ou encore une certaine naïveté de la part de Kinshasa envers un voisin aussi belliqueux que le Rwanda. Comment comprendre l&rsquo;attitude du gouvernement congolais ? S&rsquo;agit-il d&rsquo;un acte de lâcheté ou encore de naïveté tendant à compromettre son intégrité territoriale ?</p>
<p><strong>Une alliance minée par le doute</strong></p>
<p>Depuis 2021, les FARDC et l’UPDF mènent des opérations conjointes dans l&rsquo;est de la RDC, officiellement pour lutter contre les rebelles ougandais des ADF (Allied Democratic Forces), accusés de semer la terreur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Pourtant, cette alliance semble plus problématique que bénéfique.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, il est important de rappeler que l’Ouganda est régulièrement accusé de soutenir les rebelles du M23, qui ont relancé leurs offensives meurtrières en RDC. Ces accusations, étayées par des témoignages et des rapports, sont renforcées par le fait que les troupes du M23 sont entrées en RDC depuis l’Ouganda. En outre, l’armée ougandaise aurait fourni un soutien logistique, matériel et du renseignement à ce groupe rebelle.</p>
<p><strong>Une histoire de pillage avérée</strong></p>
<p>L’Ouganda n’en est pas à ses premières controverses en RDC. Son implication dans le pillage des ressources naturelles congolaises est avérée, comme l’a confirmé un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) du 9 février 2022. Cette décision condamne l’Ouganda pour des actes de pillage et de violation du droit international humanitaire sur le sol congolais. Un processus d’indemnisation des victimes congolaises est d’ailleurs en cours, soulignant l’ampleur des dégâts causés par l’armée ougandaise.</p>
<p>Dans ce contexte, la collaboration militaire actuelle apparaît d’autant plus problématique, car elle donne l’impression que la RDC ignore les abus passés et actuels de son partenaire.</p>
<p><strong>Un bilan militaire peu convaincant</strong></p>
<p>Au-delà des problèmes politiques et éthiques, la mutualisation des forces n’a produit aucun résultat tangible dans la lutte contre les ADF-NALU. Ces rebelles, qui justifient officiellement la présence militaire ougandaise, ne représentent même plus une menace directe pour l’Ouganda. Les actions conjointes FARDC-UPDF n’ont pas permis d’éradiquer les ADF, tandis que les massacres de civils dans l’est de la RDC continuent.</p>
<p>Cette situation met en lumière l’échec apparent de cette coopération militaire. L’Ouganda semble davantage préoccupé par ses propres intérêts géopolitiques et économiques que par la stabilisation de la RDC.</p>
<p><strong>Lâcheté ou absence de vision stratégique ?</strong></p>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette alliance reflète une absence de vision stratégique de la part de la RDC. Loin de renforcer la souveraineté nationale, elle expose davantage le pays aux influences étrangères, notamment celles de l’Ouganda, dont les motivations sont loin d’être claires.</p>
<p>Cette situation pose des questions fondamentales : pourquoi s’allier avec un voisin reconnu coupable de pillage et accusé de soutenir les ennemis de la RDC ? Pourquoi persister dans une collaboration qui n’apporte aucun résultat tangible sur le terrain ?</p>
<p><strong>Vers une souveraineté retrouvée</strong></p>
<p>Pour sortir de cette impasse, la RDC doit :</p>
<p>Investir dans ses propres forces armées : Renforcer la discipline, la formation et les moyens logistiques des FARDC pour garantir une défense autonome.</p>
<p>Exiger des comptes : S’assurer que les opérations conjointes avec l’UPDF sont transparentes et dénoncer publiquement tout comportement contraire aux intérêts de la RDC.</p>
<p>Développer une stratégie régionale cohérente : Collaborer avec des partenaires fiables tout en évitant d’être otage des agendas géopolitiques de ses voisins.</p>
<p>Somme toute, la mutualisation des forces entre la RDC et l’Ouganda semble davantage servir des intérêts externes que ceux des populations congolaises. À défaut d’une réforme structurelle de son armée et d’une stratégie diplomatique claire, la RDC risque de rester prisonnière de cette spirale d’instabilité et de dépendance. Seule une armée nationale forte et souveraine pourra garantir une paix durable dans l’est du pays.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC-Rwanda-Angola : Pourquoi Félix Tshisekedi s’est-il déplacé à Luanda malgré un accord inachevé ? Un regard sur les enjeux géopolitiques (Éditorial)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 08:24:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sommet tripartite de Luanda entre la RDC, le Rwanda et l’Angola, tenu le dimanche 15 décembre 2024, a échoué à produire les résultats escomptés. Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a pourtant fait le déplacement, malgré l’absence d’un texte finalisé pour signature. Cette décision soulève des interrogations, non seulement sur la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sommet tripartite de Luanda entre la RDC, le Rwanda et l’Angola, tenu le dimanche 15 décembre 2024, a échoué à produire les résultats escomptés. Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a pourtant fait le déplacement, malgré l’absence d’un texte finalisé pour signature. Cette décision soulève des interrogations, non seulement sur la stratégie congolaise, mais aussi sur les enjeux géopolitiques plus larges dans lesquels s’inscrit cette médiation angolaise.</strong></p>
<p><strong>1. Une médiation influencée par les grandes puissances</strong></p>
<p>Au-delà de son rôle de facilitateur dans la crise entre la RDC et le Rwanda, l’Angola se trouve au cœur d’un jeu géopolitique complexe pour le contrôle des ressources naturelles de la RDC. Le pays est un acteur clé dans les stratégies concurrentes des États-Unis et de la Chine pour dominer l’accès aux minerais stratégiques tels que le cobalt, essentiel à la transition énergétique mondiale.</p>
<p>Sous l’impulsion américaine, l’Angola a renforcé son importance régionale grâce au corridor de Lobito, un projet d’infrastructure qui connecte les minerais de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito sur l’Atlantique. Ce corridor est perçu comme une alternative au contrôle chinois, qui domine actuellement les routes commerciales à travers l’océan Indien via la Tanzanie et le Kenya. Washington voit dans l’Angola un allié stratégique pour contrer l’influence de Pékin en Afrique centrale et australe.</p>
<p>En acceptant de participer au sommet, Félix Tshisekedi s’inscrit dans ce cadre diplomatique où les médiations sont de plus en plus influencées par des enjeux globaux dépassant le simple cadre bilatéral RDC-Rwanda.</p>
<p><strong>2. Une pression internationale omniprésente</strong></p>
<p>La participation de Tshisekedi peut également s’expliquer par des pressions internationales exercées sur Kinshasa. Les États-Unis, en particulier, ont intensifié leurs efforts pour soutenir la stabilité régionale, souvent dans une optique de protection de leurs intérêts économiques. En encourageant la RDC à se rendre à Luanda, Washington cherche probablement à maintenir le dialogue avec le Rwanda, tout en consolidant l’Angola comme un acteur pivot de leur stratégie en Afrique.</p>
<p>Cependant, cette influence internationale met le président congolais dans une position inconfortable, où il doit concilier des exigences extérieures avec les attentes légitimes de son peuple, notamment en matière de souveraineté et de sécurité.</p>
<p><strong>3. Une Angola aux intérêts multiples</strong></p>
<p>Pour l’Angola, cette médiation ne se limite pas à un rôle de pacificateur. En s’impliquant activement dans la résolution du conflit entre la RDC et le Rwanda, le pays renforce sa position en tant que puissance régionale et partenaire stratégique pour les grandes puissances.</p>
<p>Le corridor de Lobito, récemment renforcé par des investissements américains et européens, fait partie d’un plan plus large visant à offrir des alternatives viables aux exportations minières congolaises. En contrôlant cette voie logistique, l’Angola s’impose comme un acteur clé dans le commerce régional et consolide sa coopération avec les États-Unis.</p>
<p>Ce double rôle – médiateur et bénéficiaire géopolitique – place l’Angola dans une position ambivalente. Si ce pays joue le rôle d’intermédiaire neutre, il est également perçu comme un acteur ayant un intérêt direct dans la crise, notamment pour s’assurer que les minerais congolais transitent par ses infrastructures.</p>
<p><strong>4. Tshisekedi : une stratégie ou un piège ?</strong></p>
<p>En se rendant à Luanda, Tshisekedi pourrait avoir voulu montrer son engagement envers la paix, tout en consolidant ses alliances régionales et internationales. Cependant, ce déplacement a rapidement tourné en un échec diplomatique après la demande du Rwanda d’inclure une clause imposant des négociations directes avec le M23.</p>
<p>Ce revirement a non seulement mis à nu les limites des préparatifs congolais, mais il a également révélé l’ampleur des enjeux externes pesant sur la RDC. Pour beaucoup, cette situation met en évidence l’incapacité de Kinshasa à imposer ses propres conditions dans un environnement de plus en plus dominé par des acteurs étrangers aux intérêts parfois divergents.</p>
<p><strong>Une médiation entre diplomatie et intérêts géopolitiques</strong></p>
<p>Le déplacement de Félix Tshisekedi à Luanda illustre les multiples couches de complexité entourant la crise RDC-Rwanda. Bien que présenté comme un effort de paix, ce sommet s’inscrit dans une lutte géopolitique plus large pour le contrôle des ressources naturelles congolaises.</p>
<p>Alors que l’Angola renforce son rôle stratégique via des projets comme le corridor de Lobito, la RDC se retrouve coincée entre des pressions internationales, des exigences rwandaises et les attentes d’une population lassée par les compromis sans résultats. Si Tshisekedi souhaite transformer ces défis en opportunités, il devra non seulement mieux préparer ses engagements diplomatiques, mais aussi réaffirmer la souveraineté de la RDC dans un contexte où celle-ci semble de plus en plus négociée sur la scène internationale.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
<p>Cet article <a href="https://kiosquedafrique.com/rdc-rwanda-angola-pourquoi-felix-tshisekedi-sest-il-deplace-a-luanda-malgre-un-accord-inacheve-un-regard-sur-les-enjeux-geopolitiques-editorial/editorial/">RDC-Rwanda-Angola : Pourquoi Félix Tshisekedi s’est-il déplacé à Luanda malgré un accord inachevé ? Un regard sur les enjeux géopolitiques (Éditorial)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kiosquedafrique.com">Kiosque d&#039;Afrique</a>.</p>
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