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	<title>SOCIÉTÉ Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<title>SOCIÉTÉ Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>RDC-Kwango : un avion s’écrase à Kenge, huit morts signalés dont deux généraux des FARDC et deux députés provinciaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 06:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[INSOLITE]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Crash d'avion à Kenge]]></category>
		<category><![CDATA[mort de deux généraux FARDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KENGE — Un avion de petit porteur s’est écrasé ce vendredi 25 septembre 2026, vers 13h45, dans la commune de Masikita, quartier Manzau, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Selon les informations rapportées par notre correspondant sur place, l’accident aurait fait huit morts. Le drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>KENGE — Un avion de petit porteur s’est écrasé ce vendredi 25 septembre 2026, vers 13h45, dans la commune de Masikita, quartier Manzau, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Selon les informations rapportées par notre correspondant sur place, l’accident aurait fait huit morts.</strong></p>
<p>Le drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi à Kenge. D’après les premières informations recueillies sur place par notre correspondant, un petit avion s’est écrasé aux environs de 13h45 dans la commune de Masikita, quartier Manzau.</p>
<p>Les circonstances exactes de l’accident restent, à ce stade, à établir.</p>
<p><strong>Un appareil en provenance d’Ilebo</strong></p>
<p>Selon les informations communiquées à Kiosque d’Afrique, l’appareil aurait quitté la ville d’Ilebo, dans la province du Kasaï, à destination de Kinshasa.</p>
<p>La destination exacte ainsi que le lieu d’embarquement initial de l’ensemble des personnes présentes à bord demeurent toutefois difficiles à déterminer avec précision dans l’immédiat.</p>
<p>Le nombre exact de passagers et de personnes présentes à bord de l’appareil n’avait pas non plus pu être établi de manière indépendante au moment de la rédaction de cet article.</p>
<p><strong>Huit morts signalés</strong></p>
<p>Le bilan provisoire rapporté par notre correspondant fait état de huit personnes décédées dans cet accident.</p>
<p>Parmi les victimes figureraient deux généraux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que deux députés provinciaux d’Inongo.</p>
<p>Les identités complètes des victimes ainsi que leurs fonctions précises restent à confirmer officiellement par les autorités compétentes.</p>
<p><strong>Des débris et des effets retrouvés sur le lieu du crash</strong></p>
<p>Notre correspondant rapporte également que plusieurs objets ont été retrouvés sur le site de l’accident.</p>
<p>Parmi les éléments signalés figurent notamment des livres ainsi que des poissons, retrouvés à proximité de l’épave.</p>
<p>Ces éléments pourraient renseigner les enquêteurs sur la nature des biens transportés à bord, mais leur présence ne permet pas, à elle seule, de déterminer les circonstances du crash.</p>
<p><strong>La question des infrastructures évoquée sur place</strong></p>
<p>Sur le lieu de l’accident, des témoignages recueillis par notre correspondant évoquent également la question des infrastructures aéronautiques dans la région.</p>
<p>Selon l’un des témoins cités, l’absence d’un aéroport ou d’un aérodrome dans la zone pourrait constituer un élément à examiner dans le cadre des circonstances de cet accident.</p>
<p>Cette information reste toutefois une déclaration recueillie sur place et ne constitue pas, à ce stade, la cause établie du crash.</p>
<p>Une enquête technique devra permettre de déterminer les circonstances exactes de l’accident.</p>
<p><strong>Les autorités attendues sur les circonstances du drame</strong></p>
<p>Après cet accident mortel, les autorités compétentes sont désormais attendues pour apporter des précisions sur plusieurs éléments, notamment l’identité et l’immatriculation de l’appareil, la compagnie ou l’opérateur concerné, le nombre exact de personnes à bord, l’itinéraire du vol ainsi que les circonstances ayant conduit au crash.</p>
<p>Un bilan officiel devrait également permettre de confirmer l’identité des victimes et de préciser les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit.</p>
<p>En attendant ces précisions, Kiosque d’Afrique continue de suivre l’évolution de la situation à Kenge et reste attentif aux informations qui seront communiquées par les autorités compétentes et les services présents sur le terrain.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Timothé NZAMBA</strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Contrôle technique deux fois par an : à Kinshasa, le calendrier qui risque d’asphyxier davantage les ménages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 14:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle technique à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Bumba]]></category>
		<category><![CDATA[Gode Mpoyi]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Fayulu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure. À Kinshasa, la rentrée scolaire n&#8217;est jamais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure.</strong></p>
<p>À Kinshasa, la rentrée scolaire n&rsquo;est jamais une période ordinaire. Pour des millions de familles, elle représente déjà un véritable parcours du combattant : frais scolaires, fournitures, uniformes, loyers, alimentation et surtout transport quotidien constituent autant de charges qui pèsent lourdement sur les budgets des ménages.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte particulièrement sensible que s&rsquo;annonce l&rsquo;application d&rsquo;un contrôle technique automobile à raison de deux fois par an. Une mesure qui, sur le principe, peut se justifier au regard des impératifs de sécurité routière, mais dont la fréquence et surtout le calendrier interrogent.</p>
<p>Le débat n&rsquo;est donc pas celui de savoir s&rsquo;il faut ou non contrôler l&rsquo;état des véhicules. La sécurité des usagers de la route ne saurait être remise en cause. La véritable question est plutôt celle-ci : comment appliquer une mesure administrative et parafiscale sans aggraver davantage les difficultés quotidiennes des Kinois ?</p>
<p><strong>Gode Mpoyi : « Évitons l&rsquo;asphyxie »</strong></p>
<p>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, met précisément en garde contre ce qu&rsquo;il considère comme une mesure susceptible de peser davantage sur les opérateurs et les usagers.</p>
<p>Dans son analyse, il reconnaît d&rsquo;abord au Gouvernement le droit d&rsquo;imposer le contrôle technique. Mais il estime que sa fréquence devrait être appréciée en tenant compte de la réalité économique et du caractère saisonnier de certaines charges fiscales et parafiscales.</p>
<p>Pour lui, un contrôle relevant de la parafiscalité devrait s&rsquo;inscrire dans une logique plus cohérente et, à tout le moins, être envisagé une fois par an plutôt que deux fois, afin d&rsquo;éviter une pression financière supplémentaire sur les propriétaires de véhicules et, indirectement, sur les usagers des transports en commun.</p>
<p>Son argument s&rsquo;appuie également sur des pratiques observées dans d&rsquo;autres pays. Il évoque notamment la France, où le contrôle technique des véhicules particuliers intervient généralement selon un cycle de deux ans, ainsi que le Sénégal et le Cameroun, où la périodicité annuelle constitue une référence pour plusieurs catégories de véhicules, avec des régimes particuliers pour les poids lourds.</p>
<p>Au-delà de la comparaison internationale, c&rsquo;est donc la question de la proportionnalité de la mesure qui est posée.</p>
<p><strong>Martin Fayulu et d&rsquo;autres voix tirent également la sonnette d&rsquo;alarme</strong></p>
<p>Cette préoccupation dépasse désormais le seul cercle des experts ou des acteurs du secteur des transports.</p>
<p>Martin Fayulu fait également partie des voix politiques qui alertent sur les conséquences que pourrait avoir cette mesure sur une population déjà confrontée à une forte pression économique.</p>
<p>Son intervention contribue à élargir le débat : une politique publique peut être pertinente dans son principe et devenir problématique lorsqu&rsquo;elle est appliquée sans tenir suffisamment compte du contexte social dans lequel elle intervient.</p>
<p>Or, c&rsquo;est précisément ce contexte qui devrait retenir l&rsquo;attention des autorités kinoises.</p>
<p><strong>Le vrai problème : le calendrier</strong></p>
<p>À quelques semaines de la rentrée scolaire, le choix du moment interpelle.</p>
<p>Pour un parent kinois, la priorité est actuellement de réunir les moyens nécessaires pour envoyer ses enfants à l&rsquo;école. Chaque dépense supplémentaire est susceptible de modifier un budget familial déjà difficilement équilibré.</p>
<p>Or, le transport constitue l&rsquo;une des principales dépenses quotidiennes de nombreux ménages.</p>
<p>Si les propriétaires de véhicules de transport doivent supporter des frais supplémentaires liés au contrôle technique, aux éventuelles réparations imposées pour obtenir la conformité et aux autres formalités administratives, il existe un risque évident que le coût de cette opération soit progressivement répercuté sur le prix du transport.</p>
<p>Et lorsque le transport augmente, c&rsquo;est toute la chaîne de consommation qui est touchée.</p>
<p>Le commerçant qui doit se déplacer paie davantage. Le fonctionnaire qui emprunte plusieurs moyens de transport voit ses dépenses augmenter. L&rsquo;élève ou l&rsquo;étudiant doit prévoir davantage pour ses déplacements. Le petit entrepreneur qui dépend de son véhicule voit ses marges se réduire.</p>
<p>Une mesure apparemment technique peut donc avoir des conséquences profondément sociales.</p>
<p><strong>Kinshasa ne peut pas appliquer des textes sans regarder la réalité</strong></p>
<p>C&rsquo;est ici que la responsabilité des autorités provinciales et nationales est engagée.</p>
<p>Gouverner ne consiste pas uniquement à prendre des décisions conformes aux textes. Il faut également être capable de mesurer le moment, le coût social et les effets indirects de leur application.</p>
<p>Kinshasa possède ses propres réalités : embouteillages chroniques, insuffisance des transports publics, vétusté d&rsquo;une partie du parc automobile, faibles revenus d&rsquo;une grande partie de la population et dépendance de nombreux ménages à l&rsquo;économie informelle.</p>
<p>Dans ces conditions, une mesure qui augmente les charges des transporteurs peut rapidement se transformer en problème pour l&rsquo;ensemble de la population.</p>
<p>Il serait donc souhaitable que les autorités examinent la possibilité d&rsquo;un calendrier d&rsquo;application progressif et mieux adapté, particulièrement pour cette période de rentrée scolaire.</p>
<p><strong>Sécurité routière oui, asphyxie économique non</strong></p>
<p>Personne ne devrait défendre l&rsquo;idée que des véhicules dangereux puissent circuler librement sur les routes de Kinshasa.</p>
<p>Le contrôle technique participe à la sécurité des conducteurs, des passagers et des autres usagers de la route. Sur ce point, le principe ne devrait pas être contesté.</p>
<p>Mais entre le contrôle nécessaire d&rsquo;un véhicule et la multiplication des charges administratives qui peuvent en découler, il existe une marge qu&rsquo;une bonne politique publique doit savoir apprécier.</p>
<p>La sécurité routière ne doit pas devenir un facteur supplémentaire d&rsquo;asphyxie économique.</p>
<p>Le Gouvernement et les autorités de Kinshasa disposent donc d&rsquo;une marge pour ajuster la mise en œuvre de cette mesure : revoir la périodicité, différer certaines échéances, prévoir des mécanismes adaptés aux catégories de véhicules ou encore éviter que la rentrée scolaire ne coïncide avec une nouvelle pression financière sur les familles.</p>
<p><strong>L&rsquo;annualité budgétaire, mais surtout la réalité sociale</strong></p>
<p>L&rsquo;argument avancé autour de l&rsquo;annualité budgétaire et de la périodicité des prélèvements mérite également d&rsquo;être clarifié dans le débat public.</p>
<p>Une politique fiscale ou parafiscale efficace doit être prévisible, lisible et proportionnée. Elle doit permettre à l&rsquo;État et aux provinces de mobiliser des recettes sans étouffer ceux qui les produisent.</p>
<p>C&rsquo;est toute la difficulté de l&rsquo;équation congolaise : comment financer le fonctionnement des institutions et des services publics sans multiplier les prélèvements au point de réduire davantage la capacité des ménages et des opérateurs économiques ?</p>
<p>Le débat sur le contrôle technique offre finalement l&rsquo;occasion de poser cette question plus large.</p>
<p><strong>Aux autorités : écouter avant de sanctionner</strong></p>
<p>La rentrée scolaire approche. Les familles kinoises ont déjà suffisamment de préoccupations.</p>
<p>Il serait donc politiquement et socialement prudent que les autorités de la ville de Kinshasa évaluent les conséquences de la mesure avant d&rsquo;en imposer pleinement l&rsquo;application.</p>
<p>Pourquoi ne pas organiser une concertation avec les transporteurs, les associations des usagers, les experts de la sécurité routière et les représentants des consommateurs ?</p>
<p>Pourquoi ne pas examiner la possibilité d&rsquo;un calendrier qui évite de concentrer plusieurs charges sur les ménages au même moment ?</p>
<p>Pourquoi ne pas tirer profit des expériences d&rsquo;autres pays avant de retenir une périodicité définitive ?</p>
<p>L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne se mesure pas seulement à sa capacité d&rsquo;imposer une décision. Elle se mesure également à sa capacité d&rsquo;entendre les signaux d&rsquo;alarme et d&rsquo;adapter son action aux réalités de la population.</p>
<p>Le contrôle technique peut être une nécessité. Mais deux fois par an, au moment où les familles kinoises s&rsquo;apprêtent à affronter les dépenses de la rentrée scolaire, le choix du calendrier mérite pour le moins d&rsquo;être réexaminé.</p>
<p>À Kinshasa, l&rsquo;heure n&rsquo;est peut-être pas à ajouter une nouvelle pression aux budgets familiaux, mais à trouver le juste équilibre entre sécurité routière, recettes publiques, activité économique et pouvoir d&rsquo;achat des citoyens.</p>
<p>Car derrière chaque véhicule soumis au contrôle, il y a souvent un chauffeur, une famille, des enfants à scolariser et un revenu quotidien à préserver.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal TSHIYOMBO</strong></p>
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			</item>
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		<title>RDC – Assainissement de la ville de Kinshasa : Au-delà de l&#8217;euphorie et l&#8217;espoir suscité, voici ce que vous devez dire à Félix Tshisekedi (Édito.)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-assainissement-de-la-ville-de-kinshasa-au-dela-de-leuphorie-et-lespoir-suscite-voici-ce-que-vous-devez-dire-a-felix-tshisekedi-edito/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Assainissement de la ville de Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Général Kasongo]]></category>
		<category><![CDATA[KASONGO kabwiki]]></category>
		<category><![CDATA[les bâtisseurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&#8217;espoir que d&#8217;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&#8217;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&rsquo;espoir que d&rsquo;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&rsquo;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus digne de son statut de capitale de la République démocratique du Congo.</strong></p>
<p>Le constat est visible à l&rsquo;œil nu. Le long du boulevard Lumumba, l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entrée de la ville, les montagnes de déchets qui défiguraient le paysage ont disparu. Sachets plastiques, bouteilles abandonnées, immondices de toutes sortes ont été évacués. Les marchés pirates et les occupations anarchiques des arrêts de bus ont été démantelés, permettant aux piétons de circuler librement et aux usagers de retrouver un minimum d&rsquo;ordre dans l&rsquo;espace public.</p>
<p>Pour une ville souvent citée parmi les capitales les plus insalubres du continent, cette transformation constitue une véritable bouffée d&rsquo;oxygène. Les Kinois, habitués à vivre au milieu des déchets, saluent majoritairement la qualité du travail accompli. Pour beaucoup, cette opération démontre qu&rsquo;avec de la volonté politique, il est possible de changer le visage de Kinshasa.</p>
<p>Il faut reconnaître à sa juste valeur cette initiative impulsée par le Président Félix Tshisekedi. Car au-delà de l&rsquo;aspect esthétique, une ville propre est aussi un facteur de santé publique. L&rsquo;évacuation des déchets contribue à réduire les risques de propagation de nombreuses maladies liées à l&rsquo;insalubrité, notamment le choléra, la typhoïde, les maladies diarrhéiques et d&rsquo;autres infections favorisées par la prolifération des déchets et des eaux stagnantes.</p>
<p>Cependant, au-delà de l&rsquo;euphorie légitime qui accompagne cette opération, une question fondamentale mérite d&rsquo;être posée : pour combien de temps ?</p>
<p>Car assainir Kinshasa n&rsquo;est pas une opération de quelques jours. Il ne suffit pas de débarrasser les rues des déchets pour changer durablement les comportements qui ont conduit à cette situation. Pendant des décennies, les Kinois ont été habitués à jeter sachets, bouteilles, emballages et autres détritus dans les rues, les caniveaux ou les espaces publics, souvent sans aucune sanction.</p>
<p>Cette réalité traduit une faiblesse plus profonde : l&rsquo;absence ou l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État dans l&rsquo;application des règles élémentaires de salubrité publique. Une ville ne devient pas propre uniquement grâce à une campagne ponctuelle. Elle le demeure lorsque des mécanismes permanents de contrôle, de sensibilisation et de sanction existent et fonctionnent efficacement.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ici que se situe la principale limite de l&rsquo;opération actuelle.</strong></p>
<p>À force de mettre en avant la Task Force présidentielle et les bâtisseurs, l&rsquo;on risque de reléguer au second plan les structures étatiques qui ont pourtant la responsabilité légale et permanente de veiller à la propreté de la ville. Où sont les bourgmestres ? Quel est le rôle des chefs de quartiers et des chefs d&rsquo;avenues ? Comment la Police nationale congolaise est-elle associée au maintien de l&rsquo;ordre urbain ? Quelles sont les capacités réelles des services d&rsquo;assainissement de la ville de Kinshasa ?</p>
<p>Ces institutions ne peuvent rester de simples spectatrices d&rsquo;une opération qui concerne directement leurs missions quotidiennes.</p>
<p>Si le gouvernement veut véritablement transformer cette initiative en succès durable, il doit impérativement renforcer ces structures. Les bourgmestres doivent disposer des moyens nécessaires pour contrôler leurs communes. Les chefs de quartiers et d&rsquo;avenues doivent être responsabilisés et associés à la sensibilisation des populations. La police doit être en mesure de faire respecter les règles de salubrité et de sanctionner les comportements inciviques. Les services d&rsquo;assainissement doivent être équipés en matériels adéquats et bénéficier de ressources humaines et financières suffisantes pour assurer un suivi permanent.</p>
<p>Sans cet accompagnement institutionnel, le risque est grand de voir les déchets réapparaître progressivement dès que les bâtisseurs quitteront les lieux. L&rsquo;histoire récente de Kinshasa est malheureusement riche en opérations spectaculaires qui ont produit des résultats visibles à court terme avant de s&rsquo;essouffler faute de mécanismes de suivi.</p>
<p>Le Président Félix Tshisekedi, initiateur de cette démarche, a aujourd&rsquo;hui l&rsquo;opportunité de transformer une opération d&rsquo;assainissement en véritable réforme de gouvernance urbaine. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de nettoyer Kinshasa, mais de créer les conditions permettant à la ville de rester propre durablement.</p>
<p>La responsabilité n&rsquo;incombe toutefois pas uniquement aux autorités. Les citoyens ont également leur part à jouer. Une ville propre commence par des comportements responsables. Aucun gouvernement, aucune Task Force, aucun bâtisseur ne pourra maintenir durablement la propreté de Kinshasa si les habitants continuent à considérer la rue comme une poubelle à ciel ouvert.</p>
<p>Le défi est donc collectif. Il exige une nouvelle culture citoyenne fondée sur le respect de l&rsquo;espace public, mais également un État capable d&rsquo;imposer l&rsquo;autorité, de faire respecter les règles et de sanctionner les contrevenants.</p>
<p>L&rsquo;heure est venue de dépasser l&rsquo;émotion et les applaudissements. L&rsquo;heure est venue de construire une stratégie durable.</p>
<p>Car la véritable réussite de cette opération ne se mesurera pas au nombre de tonnes de déchets évacuées aujourd&rsquo;hui, mais à la capacité de Kinshasa à demeurer propre dans six mois, dans un an ou dans cinq ans.</p>
<p>C&rsquo;est à cette condition que l&rsquo;espoir actuellement suscité par les bâtisseurs se transformera en héritage durable pour les générations futures.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>Kinshasa-OSCEP : Sous l’impulsion du DG Benoît Patrice TUPA KAMANGO, le mois de la femme a été clôturé avec faste </title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/kinshasa-oscep-sous-limpulsion-du-dg-benoit-patrice-tupa-kamango-le-mois-de-la-femme-a-ete-cloture-avec-faste/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:50:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le mois de la femme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy. Organisée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy.</strong></p>
<p>Organisée sous l’impulsion du Directeur Général, le Procureur Général Benoît Patrice TUPA KAMANGO qui y a été représenté par son adjoint, cette activité a réuni les femmes de l’OSCEP évoluant dans la ville-province de Kinshasa sous la coordination éclairée de la Directrice Chargée de l’Administration et des Finances, madame Rosy MANDJELANI. Le thème retenu a été : Droits garantis, autonomisation durable des filles et femmes de la République Démocratique du Congo.</p>
<p>Après l’hymne national, le Professeur SEDZO a ouvert la cérémonie par un discours interpellateur aussi bien à l’ensemble des agents et cadres féminins de l’OSCEP, qu&rsquo;à l’ensemble des hommes et femmes du monde entier:  » cette journée revêt pour nous un triple appel: d&rsquo;abord du point de vue de Droit, nous pensons que la communauté internationale et les gouvernements du monde entier doivent garantir l’égalité dans l’éducation, dans le travail, la santé et la participation citoyenne; ensuite du point de vue de la Justice, nous en appelons au renforcement du système judiciaire afin que la parole de la femme soit entendue et surtout respectée ; enfin du point de vue de l’action, il faut mobiliser les institutions, les communautés, et chacun de nous pour transformer les engagements en réalités tangibles »; a-t-il confié.</p>
<p>Dans son mot de circonstance, madame Rosy MANDJELANI n’a fait renchérir les vœux exprimés par le DGA en invitant particulièrement ses collègues collaboratrices à s’approprier les connaissances et les valeurs transcendantales partagées dans ce forum: » nous avons l’obligeance de faire de ce cadre espace de réflexion et d&rsquo;engagement. Un lieu où les idées se transforment en solutions concrètes ; où les valeurs que nous défendons prennent corps dans nos actions quotidiennes ». Car, ajoute-t-elle, « il ne peut y avoir de véritable promotion des droits des femmes sans intégrité ; et il ne peut y avoir d’égalité sans Justice ». « Il ne peut y avoir de développement durable sans gouvernance éthique « ; a-t-elle conclu.</p>
<p>En dehors des discours protocolaires, quelques moments forts ayant marqué cette journée ont été consacrés à deux exposés:</p>
<p>Le premier, avec la Cheffe de Division Études et Planification, madame NTUMBA KALALA Sylvia, a porté sur les mécanismes permettant de passer des textes à la réalité pour que les droits des femmes soient réellement garantis au quotidien. Ce, en circonscrivant son intervention dans le volet « droits des femmes ».</p>
<p>Le second avec la Cheffe de Bureau de la Division: Promotion des Valeurs, madame UAYIKANI LOSANI Solange, s’est attelé sur<br />
L’autonomisation de la femme. Cette dernière a démontré comment une autonomie financière et professionnelle solide est le seul gage d’un développement durable pour la femme.</p>
<p>Avant de proceder au jeu des questions-réponses, l’assistance s’est vue enrichie par la projection de deux interviews que Me Nadia KITAMBALA et madame Marilyne KAPINGA KALONJI avaient accordé à l’équipe de presse de l’OSCEP sur leur autonomie tous azimuts.</p>
<p>Il sied de noter que cette activité du reste saluée par l’ensemble du personnel OSCEP à commencer par son Directeur Général, a été rendu possible grâce à l’appui financier d’un des grands partenaires de l’OSCEP dans le terrain de lutte contre la corruption qu’est l’Inspection Générale des Finances, IGF en sigle.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Raphaël OMOMBO</strong></p>
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		<title>RDC : Quand la communication du ministère des Finances ajoute l’humiliation au retard de salaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 06:54:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Doudou Fwamba]]></category>
		<category><![CDATA[les fonctionnaires congolais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au 10 février, des milliers de fonctionnaires congolais affirment ne pas avoir encore perçu leur salaire. Pourtant, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des communicateurs du ministère des Finances assurent que les paiements ont été effectués. Un décalage troublant qui, au-delà de la question budgétaire, pose celle de la crédibilité de la parole [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au 10 février, des milliers de fonctionnaires congolais affirment ne pas avoir encore perçu leur salaire. Pourtant, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des communicateurs du ministère des Finances assurent que les paiements ont été effectués. Un décalage troublant qui, au-delà de la question budgétaire, pose celle de la crédibilité de la parole publique dans un contexte social déjà asphyxié par la dépréciation du franc congolais.</strong></p>
<p>Au cœur de Kinshasa comme dans les provinces, l’attente devient pesante. Pour de nombreux agents de l’État, le mois de février a débuté sans que le salaire attendu ne tombe sur leurs comptes. Une situation malheureusement récurrente, mais toujours aussi déstabilisante dans un pays où la majorité des ménages vivent au rythme de la paie mensuelle.</p>
<p>Ce qui choque davantage aujourd’hui, ce n’est pas uniquement le retard. C’est le contraste entre la réalité vécue par les fonctionnaires et le discours relayé par les communicateurs du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde. À les en croire, les salaires auraient déjà été payés. Ce qui est faux.</p>
<p>En effet, sur les plateaux de télévision et à travers les réseaux sociaux, le message est martelé : les opérations auraient été exécutées. Pourtant, sur le terrain, des agents de l’administration publique continuent de consulter en vain leurs comptes bancaires ou de se présenter aux guichets sans succès.</p>
<p><strong>Une parole publique en décalage</strong></p>
<p>Dans un contexte marqué par la volatilité du franc congolais face au dollar américain, et la hausse des prix sur le marché, chaque retard de paiement a un effet multiplicateur. La monnaie nationale s’effrite, les prix des denrées de première nécessité grimpent, les loyers sont souvent indexés au dollar, et les charges familiales ne connaissent aucun délai de grâce.</p>
<p>Pour un fonctionnaire congolais, être payé en retard, c’est perdre davantage de pouvoir d’achat. C’est voir le maigre salaire fondre sous l’effet combiné du taux de change et de l’inflation. C’est contracter des dettes informelles pour survivre en attendant une paie hypothétique.</p>
<p>Dans ces conditions, affirmer publiquement que les salaires ont été versés alors qu’une partie significative des agents n’a rien perçu revient, pour beaucoup, à nier leur réalité quotidienne.</p>
<p><strong>La responsabilité politique ne se délègue pas</strong></p>
<p>Certes, ce ne sont pas des déclarations directes du ministre Doudou Fwamba qui circulent, mais celles de ses communicateurs. Toutefois, en matière de gouvernance, la communication institutionnelle n’est jamais neutre. Elle engage la responsabilité de l’autorité qu’elle représente.</p>
<p>Une parole imprudente, même indirecte, peut devenir une source de tension sociale. Elle peut être perçue comme du mépris, voire comme une tentative de travestir la vérité. Or, dans un climat socio-économique fragile, la confiance entre l’État et ses agents constitue un capital précieux.</p>
<p>Pour de nombreux analystes, le ministère des Finances a une double obligation : assurer la régularité des paiements et encadrer rigoureusement sa communication. Lorsque la version officielle contredit l’expérience vécue par des milliers de travailleurs, c’est la crédibilité de l’institution qui vacille.</p>
<p><strong>Une question de gouvernance et de redevabilité</strong></p>
<p>Cette polémique dépasse le seul cadre technique des opérations de paie. Elle interroge la gouvernance publique et la redevabilité au sein de l’exécutif. Dans un État de droit, la transparence n’est pas un luxe, mais une exigence.</p>
<p>Pour une frange de l’opinion, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, devrait veiller à ce que la communication gouvernementale ne soit pas un facteur d’exaspération sociale supplémentaire. La vérité, même inconfortable, apaise davantage que des affirmations démenties par les faits.</p>
<p>Car au fond, le salaire du fonctionnaire n’est ni une faveur, ni un privilège accordé par l’État. Il est la contrepartie d’un service rendu à la nation. Il est un droit.</p>
<p>À l’heure où la RDC fait face à d’importants défis économiques et sécuritaires, fragiliser davantage ceux qui font fonctionner l’administration publique par des retards répétés et une communication contestée serait une erreur stratégique.</p>
<p>Dans une conjoncture aussi sensible, la cohérence entre les actes et la parole publique n’est pas simplement souhaitable : elle est indispensable.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>Kinshasa &#8211; Masina sous tension : quand l’insécurité gagne les quartiers malgré la présence policière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 07:51:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCHOS DES PROVINCES]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SÉCURITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Boba et Nzuzi wa Mbombo]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[la police nationale congolaise]]></category>
		<category><![CDATA[PNC]]></category>
		<category><![CDATA[quartiers Sans-fil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Sans-fil, Boba et Nzuzi wa Mbombo, à l’est de Kinshasa, la nuit est devenue une source d’angoisse permanente. Vols à main armée, viols, attaques de motards et coups de feu rythment désormais le quotidien d’une population qui dit ne plus se sentir protégée, alors même que la police est bien visible dans la zone. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Sans-fil, Boba et Nzuzi wa Mbombo, à l’est de Kinshasa, la nuit est devenue une source d’angoisse permanente. Vols à main armée, viols, attaques de motards et coups de feu rythment désormais le quotidien d’une population qui dit ne plus se sentir protégée, alors même que la police est bien visible dans la zone.</strong></p>
<p><strong><span style="color: #111111; font-family: Roboto, sans-serif; font-size: 22px;">Des quartiers pris au piège de la peur</span></strong></p>
<p>Dans la commune de Masina, plusieurs quartiers vivent aujourd’hui sous une insécurité persistante. À Sans-fil, Boba et Nzuzi wa Mbombo, les habitants racontent une réalité alarmante : il ne se passe presque plus une nuit sans que des cas de cambriolage, de vols armés, de ravissements de motos ou même de viols ne soient signalés.</p>
<p>Pour beaucoup, la peur commence dès la tombée de la nuit. Certains n’osent plus sortir tôt le matin ni rentrer tard le soir, alors que ces quartiers étaient autrefois animés et relativement sûrs.</p>
<h3><strong>Des attaques à quelques mètres de la police</strong></h3>
<p>Il y a trois jours consécutifs, deux hommes se rendant vers 4h30 du matin à l’arrêt de bus du boulevard Lumumba ont été attaqués par des hommes armés au croisement des avenues Katalayi et Liberté, dans le quartier Sans-fil. Les faits se sont produits à environ 300 mètres seulement d’un poste de police situé sur l&rsquo;avenue Maréchal.</p>
<p>Selon les témoignages recueillis, les assaillants ont menacé leurs victimes avec des armes à feu, tiré deux coups de balle en l’air pour intimider le voisinage, avant de leur ravir tous leurs biens. Aucune intervention policière immédiate n’a été signalée, malgré la proximité du poste.</p>
<h3><strong>Boba : une attaque de motard vire au drame</strong></h3>
<p>Le mardi dernier, vers 20h30, un jeune motard a été attaqué sur l’avenue Mavungu, dans le quartier Boba, par trois individus non identifiés qui tentaient de lui arracher sa moto. En résistant, le motard a été grièvement blessé par balle.</p>
<p>L’incident a finalement provoqué l’intervention de la police de proximité. Un échange de tirs s’en est suivi entre les policiers et les assaillants. Le bilan est lourd : deux morts sur place, dont un policier et l’un des criminels. Le motard, quant à lui, a été touché par deux balles et se trouvait dans un état critique, selon des témoins.</p>
<p>Cette scène de violence a plongé les quartiers Boba et Sans-fil dans une panique généralisée. La jeunesse, autrefois libre de circuler à toute heure, vit désormais dans un climat de peur intense.</p>
<h3><strong>Une police visible, mais jugée inefficace</strong></h3>
<p>Ce qui choque le plus les habitants, c’est le contraste entre la présence policière et la réalité sur le terrain. Les quartiers concernés sont entourés de commissariats et de postes de police. Pourtant, selon plusieurs témoignages, aucune action durable n’est menée pour prévenir ou contenir la criminalité.</p>
<p>Certains habitants vont plus loin, affirmant que des policiers en uniforme seraient parfois impliqués dans des actes criminels, aggravant la méfiance entre la population et les forces de l’ordre. Une situation qui alimente un sentiment d’abandon et d’impuissance collective.</p>
<p>Depuis décembre 2025, les cadres communautaires notent une nette augmentation du taux de criminalité. La jeunesse vit sous un traumatisme permanent, et de nombreuses familles adaptent désormais leur quotidien à la peur : déplacements limités, commerces fermés plus tôt, silence imposé la nuit.</p>
<h3><strong>Interpeller pour protéger</strong></h3>
<p>Face à cette insécurité grandissante, les habitants de Sans-fil, Boba et Nzuzi wa Mbombo lancent un appel clair aux autorités politiques, policières et municipales : agir rapidement et concrètement pour protéger les citoyens.</p>
<p>« Qu’attendez-vous pour agir ? Comment laisser la population subir ces violences alors que la police est là ? », s’interrogent plusieurs résidents.</p>
<p>La situation de Masina met une fois de plus en lumière les failles du système de sécurité urbaine à Kinshasa, notamment dans les quartiers périphériques. Au-delà de la simple présence policière, les populations attendent une véritable police de proximité, mieux encadrée, mieux contrôlée et réellement au service des citoyens.</p>
<p>Car à Kinshasa, la sécurité n’est pas un luxe : c’est un droit fondamental. Et à Masina, ce droit semble aujourd’hui sérieusement menacé.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Lomela : le jeune homme qui a terrassé un léopard au prix d’un combat héroïque est dans un état critique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 00:09:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCHOS DES PROVINCES]]></category>
		<category><![CDATA[INSOLITE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Un jeune tue un léopard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le territoire de Lomela, au cœur du village de Shotsha, dans le groupement de Malema, un fait exceptionnel défraie la chronique. Un jeune homme du village a livré un combat d’une rare intensité contre un léopard, parvenant — fait rarissime — à abattre l’animal avec seulement une manchette à mains, selon son propre témoignage [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le territoire de Lomela, au cœur du village de Shotsha, dans le groupement de Malema, un fait exceptionnel défraie la chronique. Un jeune homme du village a livré un combat d’une rare intensité contre un léopard, parvenant — fait rarissime — à abattre l’animal avec seulement une manchette à mains, selon son propre témoignage recueilli sur place.</strong></p>
<p>D’après les habitants interrogés, l’affrontement s’est déroulé dans la forêt où le jeune homme s’était rendu pour des activités habituelles. C’est là qu’il serait tombé nez à nez avec le félin. La confrontation aurait été longue, violente, presque irréelle, et des images circulent déjà dans la région, montrant le corps du léopard et l’état préoccupant du survivant.</p>
<p>« <em>Nous n’avons jamais vu une telle chose. C’est un miracle qu’il soit encore en vie</em> », témoigne un notable local, encore sous le choc.</p>
<p>Si l’exploit suscite admiration et étonnement dans toute la communauté de Shotsha, la réalité médicale, elle, est alarmante. Le jeune héros se trouve dans un état de santé gravement dégradé : profondes lacérations, perte importante de sang, fractures possibles… Ses blessures nécessitent une prise en charge urgente, mais l’éloignement des structures médicales fiables complique la situation.</p>
<p>Les autorités locales et les responsables communautaires lancent déjà un appel à l’aide pour son transfert vers un centre de santé mieux équipé.<br />
« <em>Sa vie dépend de la rapidité de sa prise en charge</em> », alerte un agent de santé du secteur.</p>
<p>Dans cette région enclavée du Sankuru, où la faune sauvage côtoie encore intensément les habitations humaines, cet incident rappelle la vulnérabilité des populations locales, mais aussi leur courage et leur résilience face aux dangers de leur environnement.</p>
<p>L’histoire de ce jeune homme, devenu malgré lui une figure héroïque, mobilise désormais toute la communauté, qui espère un miracle supplémentaire : sa survie.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>André Panda Nyoyi</strong></p>
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		<title>RDC / Félix Tshisekedi : une image politique fragilisée par des communications controversées ! (Décryptage)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-felix-tshisekedi-une-image-politique-fragilisee-par-des-communications-controversees-decryptage/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 22:59:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À qui profite les propos fracassants et controversés de Félix Tshisekedi ? À lui ou à ses détracteurs ? Faut-il en faire vraiment usage, quelque peu injurieux, pour se faire entendre ou comprendre ? Son image ne s&#8217;en sort-elle pas forcément écornée après chaque allocution publique du Président congolais ? Trop de communications tue la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À qui profite les propos fracassants et controversés de Félix Tshisekedi ? À lui ou à ses détracteurs ? Faut-il en faire vraiment usage, quelque peu injurieux, pour se faire entendre ou comprendre ? Son image ne s&rsquo;en sort-elle pas forcément écornée après chaque allocution publique du Président congolais ?</strong></p>
<p>Trop de communications tue la communication, dit-on. Ce maxim s&rsquo;affirme avec acuité en RDC où très souvent, les propos du Président Félix Tshisekedi ont tendance à reléguer à l&rsquo;arrière plan la quintessence même de sa communication. Des propos qui n&rsquo;ont d&rsquo;autre mérite que de susciter la controverse, faire émerger une polémique stérile dans l&rsquo;opinion et dans les salons politiques.</p>
<p>En effet,  en milieu de la semaine finissante, le Président Félix Tshisekedi s&rsquo;est rendu successivement à Kananga puis à Mbuji mayi. Dans son speech, il a tenu, une fois de plus, des propos durs à l&rsquo;égard de l&rsquo;Opposition politique et même des prêtres de l&rsquo;église catholique qu&rsquo;il a qualifié de « sorciers » avant de s&rsquo;engager à mettre fin « à leur sorcellerie » avant la fin de son mandat, avait-il déclaré.</p>
<p>Ces propos ne sont pas passés inaudibles dans l&rsquo;opinion publique congolaise non sans rappeler d&rsquo;autres plus contreversées que fracassantes.</p>
<p>La gestion de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) par le Président Félix Tshisekedi continue de susciter de vives interrogations. Marquée par des déclarations aussi fracassantes que contradictoires, une situation économique alarmante et un projet controversé de révision constitutionnelle, sa gouvernance semble engluée dans des paradoxes qui minent la confiance de la population.</p>
<p><strong>Une gestion sécuritaire pleine de contradictions</strong></p>
<p>Depuis l’intensification de la crise dans l’Est, les discours du Président Tshisekedi manquent de cohérence. Lors de son passage en Allemagne en avril 2024, il déclarait avec fermeté :</p>
<p>«<em>Je veux rencontrer (Kagame) non pas pour le supplier ou négocier quoi que ce soit avec lui. C’est pour lui demander et lui dire clairement, les yeux dans les yeux, que c’est un criminel, que ça suffit</em>».</p>
<p>Cependant, cette posture inflexible contraste avec son ouverture à des discussions diplomatiques avec le Rwanda, pays qu’il accuse de soutenir le M23. Refusant catégoriquement de négocier avec ce groupe rebelle qu’il qualifie de terroriste, Tshisekedi accepte cependant de dialoguer avec Kigali, qualifié dans ses discours de « marionnettiste » du M23. Cette dualité laisse perplexes de nombreux observateurs :</p>
<p>Comment refuser tout dialogue avec une « marionnette » tout en cherchant à négocier avec son « marionnettiste » ?</p>
<p>Pourquoi annoncer des représailles militaires contre Kigali alors que le M23 continue de conquérir des territoires, aggravant la crise humanitaire et sécuritaire ?</p>
<p>En outre, malgré les promesses faites pendant la campagne électorale de décembre 2023, Félix Tshisekedi n’a pas tenu ses engagements. Il avait assuré les Congolais :</p>
<p>« <em>À la moindre escarmouche, je réunirai les deux chambres du Parlement pour déclarer la guerre au Rwanda</em>».</p>
<p>Depuis, plusieurs localités de l’Est sont tombées sous le contrôle du M23, et de nombreux Congolais ont perdu la vie sans compter le nombre toujours croissant des déplacés internes. Ces contradictions projettent une image d’impréparation ou de mauvaise gestion stratégique, au moment où la population attend des réponses claires et des actions concrètes de la part des gouvernants.</p>
<p><strong>Une économie en déclin dans un contexte sécuritaire délétère</strong></p>
<p>Alors que l’insécurité persiste, l’économie nationale s’enlise. L’inflation galopante, le chômage et la précarité aggravent la souffrance de la population. Malgré les nombreuses annonces de réformes économiques, peu de résultats concrets se font sentir. La pauvreté gagne du terrain, et les institutions peinent à répondre aux besoins essentiels des citoyens.</p>
<p>Ce contexte économique difficile amplifie le mécontentement populaire, remettant en question les priorités du gouvernement face à une crise humanitaire et sociale sans précédent.</p>
<p><strong>Un projet de révision constitutionnelle mal perçu</strong></p>
<p>Dans un climat de tensions croissantes, le projet de révision constitutionnelle lancé par Félix Tshisekedi suscite une opposition farouche. Beaucoup voient dans cette initiative une tentative de renforcer son pouvoir ou de prolonger son mandat. Cette démarche risque de créer une instabilité politique supplémentaire dans un pays déjà fragilisé par des conflits armés et des défis économiques.</p>
<p>Les critiques dénoncent une absence de transparence et soulignent que ce projet pourrait provoquer des manifestations violentes et exacerber les divisions politiques.</p>
<p><strong>Un leadership à la croisée des chemins</strong></p>
<p>Félix Tshisekedi est aujourd’hui confronté à une série de défis interdépendants :</p>
<p>1. Sur le plan sécuritaire : Il doit adopter une stratégie militaire cohérente et renforcer la diplomatie pour répondre efficacement à la menace du M23 et aux tensions avec le Rwanda. Les discours forts ne suffisent plus ; des actions concrètes s’imposent pour corser son image de marque.</p>
<p>2. Sur le plan économique : Des réformes structurelles ambitieuses sont nécessaires pour stabiliser l’économie et améliorer le quotidien des Congolais.</p>
<p>3. Sur le plan politique : La révision constitutionnelle doit être abandonnée ou menée avec une transparence totale pour éviter une crise institutionnelle.</p>
<p><strong>Une confiance à restaurer</strong></p>
<p>Pour regagner la confiance de la population et de la communauté internationale, Félix Tshisekedi doit clarifier ses priorités et harmoniser ses actions avec ses déclarations. La fermeté affichée lors des discours, comme celui en Allemagne, doit se traduire par des mesures concrètes et cohérentes sur le terrain.</p>
<p>Le président a encore une chance de rectifier le tir, mais il lui faudra démontrer une réelle volonté de changement et d’unité. Sans cela, il risque de laisser un héritage marqué par l’instabilité, l’inefficacité et la désillusion.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal</strong></p>
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		<title>Échec des pourparlers de Luanda entre la RDC et le Rwanda : Jusqu&#8217;où Tshisekedi est-il prêt à aller ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 23:18:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET UNIVERSITAIRE]]></category>
		<category><![CDATA[PORTRAIT]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce dimanche 15 décembre 2024, un sommet tripartite crucial entre la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et l’Angola s’est tenu à Luanda. Organisé sous la médiation angolaise, l’objectif de cette rencontre était la signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali, censé marquer une avancée vers la paix dans l’Est de la RDC. Cependant, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Ce dimanche 15 décembre 2024, un sommet tripartite crucial entre la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et l’Angola s’est tenu à Luanda. Organisé sous la médiation angolaise, l’objectif de cette rencontre était la signature d’un accord entre Kinshasa et Kigali, censé marquer une avancée vers la paix dans l’Est de la RDC. Cependant, les négociations ont échoué à la dernière minute en raison d’une exigence controversée du Rwanda, jetant une ombre sur le déplacement du président Félix Tshisekedi.</strong></p>
<p><strong>Une exigence inacceptable de Kigali</strong></p>
<p>Alors que tout semblait prêt pour la signature de l’accord, le Rwanda a, en dernière minute, introduit une clause exigeant que le gouvernement congolais négocie directement avec le M23, un groupe armé accusé de nombreuses atrocités dans l’Est de la RDC. Cette demande, perçue comme un affront à la souveraineté congolaise, a immédiatement été rejetée par Kinshasa.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette manœuvre rwandaise visait à légitimer le M23 en tant qu’interlocuteur politique, malgré son statut de groupe rebelle soutenu par Kigali selon des rapports de l’ONU. Ce coup de théâtre a non seulement fait échouer les négociations, mais il a également renforcé la méfiance entre les deux pays.</p>
<p><strong>Un déplacement sous le feu des critiques</strong></p>
<p>Le président Félix Tshisekedi se retrouve une fois de plus critiqué pour sa participation à ces pourparlers. Pour ses détracteurs, ce déplacement à Luanda, qualifié par certains de « déplacement de la honte », illustre une faiblesse diplomatique face à un Rwanda jugé manipulateur. « <em>Comment peut-on continuer à dialoguer avec un pays qui soutient des rebelles responsables de la souffrance de nos populations ?</em>« , s’indignent certains leaders d’opinion en RDC.</p>
<p>D’autres accusent Tshisekedi de manquer de fermeté et de vision stratégique dans sa gestion de la crise sécuritaire à l’Est. « <em>Accepter de s’asseoir à la table avec un agresseur sans poser de conditions claires est une humiliation nationale</em>« , déclarent certains analystes.</p>
<p><strong>Un sommet sans issue</strong></p>
<p>L’échec des négociations de Luanda met en lumière les limites de la diplomatie régionale dans la résolution du conflit entre la RDC et le Rwanda. L’absence de compromis sur des questions essentielles, notamment le retrait des rebelles du M23 des zones occupées et la cessation des soutiens externes, laisse peu d’espoir pour une résolution rapide de la crise.</p>
<p><strong>Des implications politiques lourdes</strong></p>
<p>À moins d’un an des élections présidentielles en RDC, cet épisode risque de peser lourdement sur la popularité de Félix Tshisekedi. L’opinion publique congolaise, déjà désabusée par les échecs répétés à pacifier l’Est, voit dans cet échec diplomatique un signe supplémentaire de l’incapacité du gouvernement à protéger la souveraineté nationale et les populations.</p>
<p>Le sommet de Luanda, loin d’apporter des solutions concrètes, a mis en évidence les divergences profondes entre Kinshasa et Kigali. Si le Rwanda semble déterminé à obtenir des concessions en faveur du M23, le gouvernement congolais, de son côté, devra redoubler d’efforts pour rassurer une population qui réclame des réponses concrètes face à une crise humanitaire et sécuritaire qui n’a que trop duré. La question reste entière : jusqu’où Félix Tshisekedi est-il prêt à aller pour défendre les intérêts de la RDC ?</p>
<p><strong style="text-align: right;">Ch.K</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Edito &#8211; KINSHASA : Que faut-il attendre de l’intervention militaire dans l’assainissement de la ville ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2024 22:36:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCHOS DES PROVINCES]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[SANTE PUBLIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SÉCURITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef d’Etat-major général des Forces armées de la République démocratiques (FARDC), a accordé, le vendredi 9 août 2024, au Camp Lieutenant Kokolo, une audience au tout nouveau Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, venu solliciter l’accompagnement de l’armée nationale dans l’assainissement de la capitale congolaise. En effet, selon les sources militaires, le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le chef d’Etat-major général des Forces armées de la République démocratiques (FARDC), a accordé, le vendredi 9 août 2024, au Camp Lieutenant Kokolo, une audience au tout nouveau Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, venu solliciter l’accompagnement de l’armée nationale dans l’assainissement de la capitale congolaise.</strong></p>
<p>En effet, selon les sources militaires, le Gouverneur de Kinshasa a effectivement sollicité le soutien militaire auprès du Chef d’Etat-major général, Christian Tshiwewe, pour faire face aux divers défis urbains. Il s’agit notamment des opérations d&rsquo;assainissement de la ville devenue crasseuse, combinées à la lutte contre le banditisme et la gestion des embouteillages qui sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des citoyens et renforcer la sécurité.</p>
<p>«<em> C’était une séance de travail (…) des civilités mutuelles et de félicitations, mais aussi et surtout demander l’accompagnement de l’armée nationale dans les opérations que nous allons mener dans la ville de Kinshasa. Nous pensons que l’accompagnement de l’armée est nécessaire à ce stade. Et là c’était justement pour épingler la grande opération ‘’Coup de poing’’ qui consiste notamment à curer nos rivières, nettoyer Kinshasa, désensabler… », </em>a déclaré le Gouverneur Daniel Bumba, au sortir de l’entrevue avec le Lieutenant-général Christian Tshiwewe Songesha.</p>
<p>Selon le chef de l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa, «<em> aujourd’hui, Kinshasa a plus de trois millions quatre cent vingt mille tonnes des déchets. Raison pour laquelle nous sollicitions l’armée en vue de nous accompagner par ses corps de génie militaire et autres, pour aider d’aller de l’avant</em> ».</p>
<p>Le gouverneur de Kinshasa, en sollicitant l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;armée, montre la gravité des problématiques auxquelles la ville fait face. La collaboration militaire pour des opérations d&rsquo;assainissement, la lutte contre le banditisme et la gestion des embouteillages pourrait apporter une réponse rapide et efficace à des situations critiques et à la souffrance dont la population est victime.</p>
<p>Et le choix de faire intervenir l’armée dans ces opérations peut être considéré comme une réponse à l&rsquo;augmentation du banditisme et à la nécessité d&rsquo;améliorer la circulation urbaine, qui sont des problèmes récurrents dans de nombreuses grandes villes.</p>
<p>Ce faisant, l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;armée pourrait renforcer la sécurité et assurer un meilleur contrôle de la situation, notamment dans les zones les plus touchées par la criminalité. Par ailleurs, des opérations d&rsquo;assainissement peuvent aussi aider à améliorer les infrastructures et l’environnement, ce qui est crucial pour la santé publique.</p>
<p>Toutefois, l&rsquo;implication de l&rsquo;armée dans ces initiatives pourrait permettre une mobilisation plus efficace des ressources et une présence renforcée pour maintenir l&rsquo;ordre public. Cependant, cela soulève également des questions sur l&rsquo;usage de la force et la nécessité de garantir que ces interventions soient menées dans le respect des droits humains et en accord avec les lois en vigueur et surtout n&rsquo;entraînent pas de conflits avec la population.</p>
<p>Il serait donc important de créer des stratégies collaboratives avec la police, les services de la ville et la communauté pour s&rsquo;assurer que ces opérations soient bien coordonnées et efficaces.</p>
<p>Cela nécessite également une stratégie de communication adaptée, afin d’informer et de mobiliser les habitants autour de toutes les initiatives qui seront prises.</p>
<p>De plus, une approche multi-sectorielle qui inclut la police, les services de la ville et les acteurs communautaires serait également bénéfique pour traiter ces enjeux de manière durable.</p>
<p>L&rsquo;issue de cette initiative dépendra de la planification, de l&rsquo;exécution et de la communication autour de ces opérations.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI OMOMBO</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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