Du perchoir de l’Assemblée nationale au porteur des mallettes, Olivier Kamitatu, renié par son père feu Cléophas Kamitatu, est le prototype tout craché des vassaux politiques. Depuis la rébellion du MLC, ce courtisan laudateur a toujours été caméléon. L’homme passe pour le Sankara de Kunta de tous ses patrons. De Bemba, à Kabila en passant par Katumbi, il arbore toujours le costume de mouchard.

Sur Olivier, Kin Kiey Mulumba et Marie-Ange Mushobekwa, parmi tant d’autres, n’ont exprimé que dégoût, dédain. « Vous avez témoigné à charge contre votre ami d’enfance qui vous avait tout donné. Il aurait pu mourir en prison et vous seriez co-responsable. Vous êtes juste un taureau sans corne », écrivit dans un tweet l’alors ministre des Droits humains. « Et d’ajouter que Kamitatu est né « après la honte ».

À Katumbi de faire attention. Ce traître le trahira comme il a trahi Jean-Pierre Bemba Gombo, authentique fils de son père biologique Jeannot Saolona.

Lâché par Bemba, Kamitatu avec son ADN de mendiant tournait les pouces à l’entreprise de sondage « Bercy », propriété de son ex-femme dont il s’était bombé le poste de DG. L’homme, à l’air d’apatride, au teint brunâtre carbonisé à la lisière du troisième âge, tirant le diable de la fauche par la queue, tout juste comme les rejetons des colons belges abandonnés dans le dédale du Congo des années 1960, a laissé des casseroles sales au ministère du Plan. Il avait détourné des sacs de riz et du ciment, don de la coopération japonaise. Un procès l’attend à son retour au pays. Il est de ces mauvaises fois mêlées à la jalousie de l’épanouissement des autres qui laissent croire à la sorcellerie. D’ailleurs Marie-Ange Mushobekwa n’a-t-elle pas proposé à Olivier des séances de délivrance ? Le flatteur est un proche parent du traître, dit un proverbe ruund. L’opposition devrait être davantage prudente sinon méfiante face à « un personnage aussi ténébreux », pour reprendre l’expression de Lambert Mende Omalanga.

Tshungu Henyi

Kiosque d'Afrique