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	<title>Martin Fayulu Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<title>Martin Fayulu Archives - Kiosque d&#039;Afrique</title>
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		<title>RDC &#8211; Contrôle technique deux fois par an : à Kinshasa, le calendrier qui risque d’asphyxier davantage les ménages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 14:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle technique à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Bumba]]></category>
		<category><![CDATA[Gode Mpoyi]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Fayulu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure. À Kinshasa, la rentrée scolaire n&#8217;est jamais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure.</strong></p>
<p>À Kinshasa, la rentrée scolaire n&rsquo;est jamais une période ordinaire. Pour des millions de familles, elle représente déjà un véritable parcours du combattant : frais scolaires, fournitures, uniformes, loyers, alimentation et surtout transport quotidien constituent autant de charges qui pèsent lourdement sur les budgets des ménages.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte particulièrement sensible que s&rsquo;annonce l&rsquo;application d&rsquo;un contrôle technique automobile à raison de deux fois par an. Une mesure qui, sur le principe, peut se justifier au regard des impératifs de sécurité routière, mais dont la fréquence et surtout le calendrier interrogent.</p>
<p>Le débat n&rsquo;est donc pas celui de savoir s&rsquo;il faut ou non contrôler l&rsquo;état des véhicules. La sécurité des usagers de la route ne saurait être remise en cause. La véritable question est plutôt celle-ci : comment appliquer une mesure administrative et parafiscale sans aggraver davantage les difficultés quotidiennes des Kinois ?</p>
<p><strong>Gode Mpoyi : « Évitons l&rsquo;asphyxie »</strong></p>
<p>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, met précisément en garde contre ce qu&rsquo;il considère comme une mesure susceptible de peser davantage sur les opérateurs et les usagers.</p>
<p>Dans son analyse, il reconnaît d&rsquo;abord au Gouvernement le droit d&rsquo;imposer le contrôle technique. Mais il estime que sa fréquence devrait être appréciée en tenant compte de la réalité économique et du caractère saisonnier de certaines charges fiscales et parafiscales.</p>
<p>Pour lui, un contrôle relevant de la parafiscalité devrait s&rsquo;inscrire dans une logique plus cohérente et, à tout le moins, être envisagé une fois par an plutôt que deux fois, afin d&rsquo;éviter une pression financière supplémentaire sur les propriétaires de véhicules et, indirectement, sur les usagers des transports en commun.</p>
<p>Son argument s&rsquo;appuie également sur des pratiques observées dans d&rsquo;autres pays. Il évoque notamment la France, où le contrôle technique des véhicules particuliers intervient généralement selon un cycle de deux ans, ainsi que le Sénégal et le Cameroun, où la périodicité annuelle constitue une référence pour plusieurs catégories de véhicules, avec des régimes particuliers pour les poids lourds.</p>
<p>Au-delà de la comparaison internationale, c&rsquo;est donc la question de la proportionnalité de la mesure qui est posée.</p>
<p><strong>Martin Fayulu et d&rsquo;autres voix tirent également la sonnette d&rsquo;alarme</strong></p>
<p>Cette préoccupation dépasse désormais le seul cercle des experts ou des acteurs du secteur des transports.</p>
<p>Martin Fayulu fait également partie des voix politiques qui alertent sur les conséquences que pourrait avoir cette mesure sur une population déjà confrontée à une forte pression économique.</p>
<p>Son intervention contribue à élargir le débat : une politique publique peut être pertinente dans son principe et devenir problématique lorsqu&rsquo;elle est appliquée sans tenir suffisamment compte du contexte social dans lequel elle intervient.</p>
<p>Or, c&rsquo;est précisément ce contexte qui devrait retenir l&rsquo;attention des autorités kinoises.</p>
<p><strong>Le vrai problème : le calendrier</strong></p>
<p>À quelques semaines de la rentrée scolaire, le choix du moment interpelle.</p>
<p>Pour un parent kinois, la priorité est actuellement de réunir les moyens nécessaires pour envoyer ses enfants à l&rsquo;école. Chaque dépense supplémentaire est susceptible de modifier un budget familial déjà difficilement équilibré.</p>
<p>Or, le transport constitue l&rsquo;une des principales dépenses quotidiennes de nombreux ménages.</p>
<p>Si les propriétaires de véhicules de transport doivent supporter des frais supplémentaires liés au contrôle technique, aux éventuelles réparations imposées pour obtenir la conformité et aux autres formalités administratives, il existe un risque évident que le coût de cette opération soit progressivement répercuté sur le prix du transport.</p>
<p>Et lorsque le transport augmente, c&rsquo;est toute la chaîne de consommation qui est touchée.</p>
<p>Le commerçant qui doit se déplacer paie davantage. Le fonctionnaire qui emprunte plusieurs moyens de transport voit ses dépenses augmenter. L&rsquo;élève ou l&rsquo;étudiant doit prévoir davantage pour ses déplacements. Le petit entrepreneur qui dépend de son véhicule voit ses marges se réduire.</p>
<p>Une mesure apparemment technique peut donc avoir des conséquences profondément sociales.</p>
<p><strong>Kinshasa ne peut pas appliquer des textes sans regarder la réalité</strong></p>
<p>C&rsquo;est ici que la responsabilité des autorités provinciales et nationales est engagée.</p>
<p>Gouverner ne consiste pas uniquement à prendre des décisions conformes aux textes. Il faut également être capable de mesurer le moment, le coût social et les effets indirects de leur application.</p>
<p>Kinshasa possède ses propres réalités : embouteillages chroniques, insuffisance des transports publics, vétusté d&rsquo;une partie du parc automobile, faibles revenus d&rsquo;une grande partie de la population et dépendance de nombreux ménages à l&rsquo;économie informelle.</p>
<p>Dans ces conditions, une mesure qui augmente les charges des transporteurs peut rapidement se transformer en problème pour l&rsquo;ensemble de la population.</p>
<p>Il serait donc souhaitable que les autorités examinent la possibilité d&rsquo;un calendrier d&rsquo;application progressif et mieux adapté, particulièrement pour cette période de rentrée scolaire.</p>
<p><strong>Sécurité routière oui, asphyxie économique non</strong></p>
<p>Personne ne devrait défendre l&rsquo;idée que des véhicules dangereux puissent circuler librement sur les routes de Kinshasa.</p>
<p>Le contrôle technique participe à la sécurité des conducteurs, des passagers et des autres usagers de la route. Sur ce point, le principe ne devrait pas être contesté.</p>
<p>Mais entre le contrôle nécessaire d&rsquo;un véhicule et la multiplication des charges administratives qui peuvent en découler, il existe une marge qu&rsquo;une bonne politique publique doit savoir apprécier.</p>
<p>La sécurité routière ne doit pas devenir un facteur supplémentaire d&rsquo;asphyxie économique.</p>
<p>Le Gouvernement et les autorités de Kinshasa disposent donc d&rsquo;une marge pour ajuster la mise en œuvre de cette mesure : revoir la périodicité, différer certaines échéances, prévoir des mécanismes adaptés aux catégories de véhicules ou encore éviter que la rentrée scolaire ne coïncide avec une nouvelle pression financière sur les familles.</p>
<p><strong>L&rsquo;annualité budgétaire, mais surtout la réalité sociale</strong></p>
<p>L&rsquo;argument avancé autour de l&rsquo;annualité budgétaire et de la périodicité des prélèvements mérite également d&rsquo;être clarifié dans le débat public.</p>
<p>Une politique fiscale ou parafiscale efficace doit être prévisible, lisible et proportionnée. Elle doit permettre à l&rsquo;État et aux provinces de mobiliser des recettes sans étouffer ceux qui les produisent.</p>
<p>C&rsquo;est toute la difficulté de l&rsquo;équation congolaise : comment financer le fonctionnement des institutions et des services publics sans multiplier les prélèvements au point de réduire davantage la capacité des ménages et des opérateurs économiques ?</p>
<p>Le débat sur le contrôle technique offre finalement l&rsquo;occasion de poser cette question plus large.</p>
<p><strong>Aux autorités : écouter avant de sanctionner</strong></p>
<p>La rentrée scolaire approche. Les familles kinoises ont déjà suffisamment de préoccupations.</p>
<p>Il serait donc politiquement et socialement prudent que les autorités de la ville de Kinshasa évaluent les conséquences de la mesure avant d&rsquo;en imposer pleinement l&rsquo;application.</p>
<p>Pourquoi ne pas organiser une concertation avec les transporteurs, les associations des usagers, les experts de la sécurité routière et les représentants des consommateurs ?</p>
<p>Pourquoi ne pas examiner la possibilité d&rsquo;un calendrier qui évite de concentrer plusieurs charges sur les ménages au même moment ?</p>
<p>Pourquoi ne pas tirer profit des expériences d&rsquo;autres pays avant de retenir une périodicité définitive ?</p>
<p>L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne se mesure pas seulement à sa capacité d&rsquo;imposer une décision. Elle se mesure également à sa capacité d&rsquo;entendre les signaux d&rsquo;alarme et d&rsquo;adapter son action aux réalités de la population.</p>
<p>Le contrôle technique peut être une nécessité. Mais deux fois par an, au moment où les familles kinoises s&rsquo;apprêtent à affronter les dépenses de la rentrée scolaire, le choix du calendrier mérite pour le moins d&rsquo;être réexaminé.</p>
<p>À Kinshasa, l&rsquo;heure n&rsquo;est peut-être pas à ajouter une nouvelle pression aux budgets familiaux, mais à trouver le juste équilibre entre sécurité routière, recettes publiques, activité économique et pouvoir d&rsquo;achat des citoyens.</p>
<p>Car derrière chaque véhicule soumis au contrôle, il y a souvent un chauffeur, une famille, des enfants à scolariser et un revenu quotidien à préserver.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal TSHIYOMBO</strong></p>
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		<title>Crise RDC–Rwanda : l’appel à appliquer la Résolution 2773 relance le débat sur les responsabilités régionales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 09:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Fayulu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte régional à haute tension, la question de l’application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies refait surface. L’opposant congolais Martin Fayulu s’est récemment aligné sur la position exprimée par le ministre angolais des Affaires étrangères, Tete António, appelant à la mise en œuvre stricte de ce texte adopté [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un contexte régional à haute tension, la question de l’application de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies refait surface. L’opposant congolais Martin Fayulu s’est récemment aligné sur la position exprimée par le ministre angolais des Affaires étrangères, Tete António, appelant à la mise en œuvre stricte de ce texte adopté en décembre 2023 pour soutenir les efforts de désescalade entre la RDC et le Rwanda.</strong></p>
<h3><strong>Une résolution onusienne qui peine à produire ses effets</strong></h3>
<p>La Résolution 2773, qui renouvelle notamment le mandat de la MONUSCO tout en insistant sur la nécessité d’un retrait progressif et responsable, rappelle également les obligations des États de la région en matière de coopération sécuritaire, de lutte contre les groupes armés et de respect de la souveraineté des pays voisins.</p>
<p>Dans cet esprit, Luanda — médiateur désigné dans la crise entre Kinshasa et Kigali — insiste sur l’importance d’une mise en œuvre complète et non sélective de la résolution. Pour le gouvernement angolais, appliquer ce cadre juridique international est indispensable pour ramener la confiance et restaurer un minimum de stabilité dans l’Est de la RDC, où les violences persistent, notamment en raison de l’activisme du M23 et d’autres groupes armés.</p>
<h3><strong>Fayulu : « Kigali doit neutraliser les FDLR »</strong></h3>
<p>Rebondissant sur cet appel, Martin Fayulu estime que le Rwanda doit assumer pleinement sa part de responsabilité, conformément aux engagements internationaux et aux résolutions du Conseil de sécurité. Selon lui, il ne devrait plus y avoir de « faux débat » sur la question, arguant que la responsabilité de Kigali dans l’émergence et la persistance des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) a été « largement dénoncée », notamment dans plusieurs rapports d’experts onusiens au fil des années.</p>
<p>L’opposant de l’Ecidé considère que la neutralisation des FDLR — groupe armé d’origine rwandaise actif depuis des décennies dans l’Est de la RDC — relève d’abord de la responsabilité du gouvernement rwandais. Il juge contradictoire que ce dossier continue d’être instrumentalisé alors même que le Rwanda est régulièrement accusé par Kinshasa et par des observateurs internationaux de soutenir le M23, ce que Kigali dément.</p>
<h3><strong>Une crise complexe où chaque partie se renvoie la responsabilité</strong></h3>
<p>La crise RDC–Rwanda dépasse toutefois le cadre des responsabilités individuelles.<br />
Kinshasa reproche à Kigali d’alimenter l’insécurité par son soutien présumé au M23. Kigali, de son côté, affirme que la présence des FDLR sur le sol congolais constitue une menace directe pour sa sécurité nationale.</p>
<p>Entre ces positions irréconciliables, la Résolution 2773 rappelle que <strong>tous les groupes armés, sans exception</strong>, doivent être neutralisés et que <strong>tous les États doivent s’abstenir de soutenir directement ou indirectement les rébellions</strong> opérant dans les pays voisins.</p>
<h3><strong>L’Angola, arbitre inquiet d’une escalade</strong></h3>
<p>Dans ce contexte, l’Angola tente de maintenir son rôle de médiateur dans un climat régional devenu plus inflammable que jamais. Luanda insiste sur :</p>
<ul>
<li>le respect strict des frontières,</li>
<li>la cessation de tout soutien aux groupes armés,</li>
<li>la reprise d’un dialogue politique sur base des mécanismes existants (Processus de Luanda, Processus de Nairobi),</li>
<li>et l’application rigoureuse des résolutions onusiennes, notamment la 2773.</li>
</ul>
<p>Pour les diplomates angolais, ignorer cette résolution équivaut à laisser s’aggraver un conflit qui menace d’embraser davantage la région des Grands Lacs.</p>
<h3><strong>Une mobilisation politique qui reflète les inquiétudes congolaises</strong></h3>
<p>En appelant à une mobilisation générale autour de l’application de la Résolution 2773, Martin Fayulu s’inscrit dans une tendance plus large de la classe politique congolaise : celle de dénoncer l’insécurité persistante dans l’Est et de pousser la communauté internationale à adopter une posture plus ferme.</p>
<p>L’opposant rappelle que le conflit dans l’Est de la RDC n’est pas seulement une crise militaire, mais aussi diplomatique, régionale et historique. Pour lui, la solution ne peut être durable que si chaque partie assume ses responsabilités, tant dans le respect des résolutions des Nations unies que dans la lutte contre les groupes armés.</p>
<h3><strong>Un rappel à l’ordre diplomatique</strong></h3>
<p>L’appel conjoint — explicite ou implicite — du chef de la diplomatie angolaise et de Martin Fayulu met en lumière une réalité : la Résolution 2773, comme plusieurs autres avant elle, reste largement sous-appliquée.<br />
Or, sans son exécution intégrale, il sera difficile d’espérer une véritable désescalade entre la RDC et le Rwanda.</p>
<p>Dans une région où chaque geste diplomatique compte, cet appel pourrait contribuer à remettre la question du respect des engagements internationaux au centre des discussions — à condition que toutes les parties s’en saisissent.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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