Dans un contexte tumulte où les mouvements rebelles, notamment le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC), continuent de menacer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC et que les négociations de Doha semblent piétiner, le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a livré un plaidoyer fort en faveur d’un dialogue national inclusif.
Lors d’une conférence de presse au Palais du Peuple, en présence de Maxime Prévot, Vice-premier ministre belge des affaires étrangères, Kamerhe a insisté sur l’urgence d’instaurer des discussions entre les différentes forces politiques et sociales du pays pour restaurer la cohésion nationale.
« Nous avançons dans le sens de rechercher la paix. Qui veut la paix prépare la guerre ; mais je ne dis pas que nous allons faire la guerre maintenant. Nous sommes obligés de nous défendre, » a-t-il déclaré.
Il a souligné que la diversité des opinions politiques peut se transformer en force si le président, en tant que représentant de la nation, s’entoure de toutes les forces du pays, et non seulement de sa majorité à l’Assemblée nationale.
Cette déclaration fait suite à la rencontre entre Maxime Prévot et le Président Congolais Félix Antoine Tshisekedi. Le Vice-premier ministre belge a salué les initiatives prises par le gouvernement congolais pour promouvoir la paix et a réaffirmé l’importance de la concertation nationale pour renforcer la solidarité entre les Congolais.
« La concertation est essentielle pour consolider durablement la stabilité du pays, » a-t-il ajouté.
Les tensions persistantes dans l’Est de la RDC, exacerbées par les violences armées, ont suscité des inquiétudes tant sur le plan national qu’international. Le M23, en particulier, a été accusé de violations des droits humains et de provoquer des déplacements massifs de populations. L’appel à un dialogue national de Vital Kamerhe et de plusieurs autres acteurs nationaux et internationaux pourrait offrir un nouvel espoir pour des solutions pacifiques face à cette crise.
Avec ces propos, le Président de l’Assemblée nationale met l’accent sur la nécessité d’une unité nationale face à la fragmentation politique et sociale qui menace la paix intérieure. « Le dialogue au niveau national est essentiel pour recréer la cohésion entre les Congolais, » a-t-il conclu.
Alors que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation en RDC, l’initiative de Kamerhe pourrait être le tremplin vers un renouvellement des efforts pour parvenir à une paix durable dans ce pays riche en ressources mais en proie à des conflits récurrents. Les prochaines semaines promettent d’être décisives pour l’avenir du pays et l’espoir d’un apaisement des tensions.
Éden Pascal TSHIYOMBO





