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	<title>Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<description>L&#039;actualité au-delà des titres</description>
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	<title>Kiosque d&#039;Afrique</title>
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		<title>GENOCOST et Ebola : la RDC face à l&#8217;épreuve de la mémoire et de la résilience (Édito.)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[ebola en RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&#8217;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&#8217;un de l&#8217;autre, ils renvoient pourtant à une même [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&rsquo;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils renvoient pourtant à une même exigence : celle d&rsquo;un État capable de protéger ses citoyens, de défendre leur dignité et de garantir leur avenir.</strong></p>
<p>Le 02 août, Journée nationale de célébration du GENOCOST a ravivé la mémoire des millions de Congolais tués depuis près de trois décennies dans les conflits qui déchirent l&rsquo;Est du pays. Cette journée n&rsquo;a pas seulement été un moment de recueillement. Elle a surtout rappelé que la mémoire n&rsquo;a de sens que si elle débouche sur la justice.</p>
<p>Pendant longtemps, les souffrances des populations congolaises ont peiné à trouver un véritable écho sur la scène internationale. Aujourd&rsquo;hui, la bataille ne consiste plus uniquement à faire connaître l&rsquo;ampleur des crimes commis, mais à construire un dossier diplomatique et juridique suffisamment solide pour obtenir la reconnaissance de ces atrocités, combattre l&rsquo;impunité et ouvrir la voie à d&rsquo;éventuelles réparations. Ce combat exige de la constance, de la cohérence et une mobilisation de tous les leviers de l&rsquo;État.</p>
<p>Mais la diplomatie, aussi indispensable soit-elle, ne saurait constituer l&rsquo;unique réponse aux défis sécuritaires du pays. Les violences qui continuent de frapper les populations de l&rsquo;Est rappellent que la paix se construit autant autour des tables de négociation que sur la capacité d&rsquo;un État à assurer efficacement la défense de son territoire et la protection de ses citoyens. Les initiatives diplomatiques et les efforts militaires doivent donc avancer de manière complémentaire plutôt que s&rsquo;opposer.</p>
<p>Au même moment, dans le Nord-Kivu, la lutte contre la 17ᵉ épidémie d&rsquo;Ebola envoie des signaux encourageants avec la guérison de nouveaux patients. Une évolution qui confirme le professionnalisme des équipes sanitaires congolaises, devenues au fil des années une référence dans la gestion de cette maladie.</p>
<p>Ces avancées ne doivent cependant pas masquer les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la riposte. Les retards dans le paiement des primes ou les insuffisances logistiques risquent d&rsquo;affaiblir un dispositif qui repose avant tout sur l&rsquo;engagement d&rsquo;hommes et de femmes présents quotidiennement au chevet des malades et dans les communautés exposées.</p>
<p>Au fond, ces deux dossiers racontent une même histoire : celle d&rsquo;un pays qui refuse de céder face aux épreuves. D&rsquo;un côté, la RDC poursuit son combat pour que les crimes commis contre ses populations soient enfin reconnus à leur juste mesure par la communauté internationale. De l&rsquo;autre, elle démontre, à travers sa réponse aux épidémies, sa capacité à développer une expertise sanitaire reconnue malgré des moyens souvent limités.</p>
<p>Le véritable défi consiste désormais à transformer ces avancées ponctuelles en politiques durables. Car un peuple qui préserve sa mémoire sans obtenir justice demeure vulnérable, tout comme un système de santé qui remporte des victoires contre les épidémies sans garantir des conditions de travail dignes à ceux qui les combattent.</p>
<p>Pour la RDC, le temps n&rsquo;est plus aux discours symboliques. Il est à la consolidation des institutions, au renforcement de la diplomatie, à la montée en puissance des capacités de défense et à l&rsquo;investissement dans un système de santé résilient. C&rsquo;est à ce prix que le pays pourra progressivement tourner les pages les plus douloureuses de son histoire et construire un avenir à la hauteur des aspirations de son peuple.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>Dialogue politique &#8211; La RDC à la croisée des chemins : privilégier l’adhésion plutôt que la fusion (Tribune) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision. Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision.</strong></p>
<p>Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens de l’intérêt supérieur de la Nation.</p>
<p>Quel que soit le contexte ou les circonstances qui conduiront à un dialogue national, celui-ci ne devrait pas aboutir à une logique de fusion, mais plutôt à une démarche d’adhésion aux valeurs, aux institutions et aux principes fondamentaux de la République.</p>
<p>L’expérience des accords de Sun City demeure une leçon importante de notre histoire. En privilégiant la fusion des différentes forces plutôt que l’adhésion à l’État et à ses institutions, ces accords ont permis à certaines personnes, dont l’attachement à la République démocratique du Congo était contesté, d’accéder à des fonctions sensibles et stratégiques.</p>
<p>Cette approche a également envoyé un signal dangereux : celui selon lequel la prise des armes pouvait constituer un moyen d’accéder aux responsabilités nationales.</p>
<p>Cette dynamique a encouragé, au fil des années, d’autres mouvements armés à renforcer leurs effectifs dans l’espoir qu’un nouveau dialogue conduise à une nouvelle fusion, qui leur permettrait d’intégrer les forces républicaines, voire d’occuper des postes de responsabilité. Ce schéma s’est observé avec différents groupes armés, notamment, plus récemment, le M23, qui s’y attendait aussi, mais en vain.</p>
<p>Aujourd’hui, il est impératif de tirer les leçons du passé. C’est pourquoi j’en appelle à tous ceux qui auront la responsabilité de participer au futur dialogue national : bannissons de nos discours et de nos décisions le concept de fusion au profit de celui d’adhésion.</p>
<p>L’adhésion implique l’acceptation pleine et entière des valeurs républicaines, de la Constitution, des institutions de la République et du principe de souveraineté nationale. Elle permet de consolider l’unité du pays, voulue et défendue par le président de la République, chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi, sans compromettre l’autorité de l’État ni être perçue comme une démarche discriminatoire.</p>
<p>Le dialogue demeure un instrument essentiel de résolution des crises. Il doit être salué et accueilli avec responsabilité par toutes les filles et tous les fils de la République démocratique du Congo. Notre histoire est jalonnée de dialogues qui ont marqué l’évolution de notre Nation.<br />
Il nous appartient aujourd’hui d’en tirer les enseignements afin que les conclusions de celui qui s’annonce contribuent durablement à la paix, à la stabilité et au renforcement de notre souveraineté.<br />
Que vive la République démocratique du Congo ! Que vive son peuple !</p>
<p><strong>Me Claude Kabi Batasema/Analyste politique</strong></p>
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		<item>
		<title>Dialogue politique en RDC : la plateforme AB se mobilise derrière Félix Tshisekedi et tend la main à l&#8217;unité nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 15:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Agissons et bâtissons]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lutundula]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique inclusif en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Lwando]]></category>
		<category><![CDATA[Loi référendaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sama Lukonde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plateforme politique, Dynamique Agissons et Bâtissons, AB, affiche clairement ses ambitions politiques. Réunis ce dimanche 26 juillet à Kinshasa, les principaux animateurs de ce regroupement membre de l&#8217;Union sacrée de la Nation ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, tout en exprimant leur disponibilité à accompagner le dialogue politique [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La plateforme politique, Dynamique Agissons et Bâtissons, AB, affiche clairement ses ambitions politiques. Réunis ce dimanche 26 juillet à Kinshasa, les principaux animateurs de ce regroupement membre de l&rsquo;Union sacrée de la Nation ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, tout en exprimant leur disponibilité à accompagner le dialogue politique voulu par le Chef de l&rsquo;État.</strong></p>
<p>C&rsquo;est dans le cadre du prestigieux Golden Tulip Hôtel que le Président et autorité morale de la plateforme, Jean-Michel Sama Lukonde, a convoqué une importante réunion stratégique réunissant élus nationaux, sénateurs, membres du Gouvernement ainsi que les cadres des partis politiques composant AB.</p>
<p>Au total, 48 députés nationaux et 17 sénateurs ont répondu présents à cette mobilisation politique qui intervient à un moment particulièrement important de la vie nationale, marqué notamment par les discussions autour du dialogue politique et de la loi référendaire.</p>
<p><strong>Une plateforme politique soudée autour des priorités nationales</strong></p>
<p>Fondée en septembre 2023, la Dynamique Agissons et Bâtissons s&rsquo;est imposée comme l&rsquo;un des principaux regroupements politiques de la majorité présidentielle. Elle compte dans ses rangs plusieurs personnalités politiques de premier plan, notamment Christophe Lutundula Apala pen&rsquo;Apala, Modeste Mutinga, Guy Loando et Muhindo Nzangi.</p>
<p>Au cours des échanges, le Présidium du regroupement a mis sur la table trois principaux sujets : l&rsquo;état des lieux de la marche du regroupement, les grands dossiers politiques du moment – notamment le dialogue national et la loi référendaire – ainsi que les questions liées à la discipline et à la cohésion internes.</p>
<p>Les discussions, qualifiées de franches et ouvertes, ont permis aux participants de réaffirmer leur volonté de consolider les liens entre les élus, le Présidium et les membres du Gouvernement. Une démarche qui traduit la volonté du regroupement de parler d&rsquo;une seule voix sur les grands enjeux nationaux.</p>
<p><strong>L&rsquo;ouverture au dialogue politique comme mot d&rsquo;ordre</strong></p>
<p>Au-delà du soutien politique au Chef de l&rsquo;État, la rencontre a surtout mis en lumière l&rsquo;adhésion de la plateforme AB à la démarche de dialogue politique prônée par Félix Tshisekedi.</p>
<p>À l&rsquo;heure où la République démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment l&rsquo;agression rwandaise dans sa partie orientale, le regroupement estime que le dialogue constitue un cadre privilégié pour rassembler les forces vives de la Nation autour des questions d&rsquo;intérêt national.</p>
<p>L&rsquo;objectif affiché est clair : favoriser l&rsquo;unité des Congolais afin de renforcer la cohésion nationale face aux menaces qui pèsent sur le pays. Pour AB, les divergences politiques ne doivent pas constituer un frein à la recherche des solutions communes lorsque l&rsquo;intérêt supérieur de la Nation est en jeu.</p>
<p>Le message lancé par Jean-Michel Sama Lukonde à l&rsquo;issue des travaux est sans équivoque : « Rester disponibles pour la République. Les divergences se règlent dans la discipline. »</p>
<p><strong>Une mobilisation qui se poursuivra sur le terrain</strong></p>
<p>À la veille des vacances parlementaires, le regroupement politique entend désormais porter ce message auprès de sa base militante, tant à Kinshasa que dans les différentes provinces du pays.</p>
<p>Le Présidium a annoncé la mise en place de mécanismes réguliers d&rsquo;échanges destinés à renforcer la dynamique politique du regroupement sur le terrain. Une stratégie qui vise à accompagner les grandes orientations politiques du Président de la République et à sensibiliser davantage les militants sur les enjeux du dialogue national.</p>
<p>En se positionnant en faveur du dialogue politique et de l&rsquo;unité nationale, la plateforme AB envoie ainsi un signal fort : celui d&rsquo;une majorité présidentielle qui entend privilégier le rassemblement des Congolais autour des questions essentielles de souveraineté, de paix et de développement.</p>
<p>La rencontre s&rsquo;est clôturée dans une ambiance conviviale autour d&rsquo;un dîner offert par le Présidium du regroupement, scellant une mobilisation que ses responsables veulent désormais transformer en action politique au service de la République.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC – Assainissement de la ville de Kinshasa : Au-delà de l&#8217;euphorie et l&#8217;espoir suscité, voici ce que vous devez dire à Félix Tshisekedi (Édito.)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-assainissement-de-la-ville-de-kinshasa-au-dela-de-leuphorie-et-lespoir-suscite-voici-ce-que-vous-devez-dire-a-felix-tshisekedi-edito/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Assainissement de la ville de Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Général Kasongo]]></category>
		<category><![CDATA[KASONGO kabwiki]]></category>
		<category><![CDATA[les bâtisseurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&#8217;espoir que d&#8217;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&#8217;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&rsquo;espoir que d&rsquo;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&rsquo;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus digne de son statut de capitale de la République démocratique du Congo.</strong></p>
<p>Le constat est visible à l&rsquo;œil nu. Le long du boulevard Lumumba, l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entrée de la ville, les montagnes de déchets qui défiguraient le paysage ont disparu. Sachets plastiques, bouteilles abandonnées, immondices de toutes sortes ont été évacués. Les marchés pirates et les occupations anarchiques des arrêts de bus ont été démantelés, permettant aux piétons de circuler librement et aux usagers de retrouver un minimum d&rsquo;ordre dans l&rsquo;espace public.</p>
<p>Pour une ville souvent citée parmi les capitales les plus insalubres du continent, cette transformation constitue une véritable bouffée d&rsquo;oxygène. Les Kinois, habitués à vivre au milieu des déchets, saluent majoritairement la qualité du travail accompli. Pour beaucoup, cette opération démontre qu&rsquo;avec de la volonté politique, il est possible de changer le visage de Kinshasa.</p>
<p>Il faut reconnaître à sa juste valeur cette initiative impulsée par le Président Félix Tshisekedi. Car au-delà de l&rsquo;aspect esthétique, une ville propre est aussi un facteur de santé publique. L&rsquo;évacuation des déchets contribue à réduire les risques de propagation de nombreuses maladies liées à l&rsquo;insalubrité, notamment le choléra, la typhoïde, les maladies diarrhéiques et d&rsquo;autres infections favorisées par la prolifération des déchets et des eaux stagnantes.</p>
<p>Cependant, au-delà de l&rsquo;euphorie légitime qui accompagne cette opération, une question fondamentale mérite d&rsquo;être posée : pour combien de temps ?</p>
<p>Car assainir Kinshasa n&rsquo;est pas une opération de quelques jours. Il ne suffit pas de débarrasser les rues des déchets pour changer durablement les comportements qui ont conduit à cette situation. Pendant des décennies, les Kinois ont été habitués à jeter sachets, bouteilles, emballages et autres détritus dans les rues, les caniveaux ou les espaces publics, souvent sans aucune sanction.</p>
<p>Cette réalité traduit une faiblesse plus profonde : l&rsquo;absence ou l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État dans l&rsquo;application des règles élémentaires de salubrité publique. Une ville ne devient pas propre uniquement grâce à une campagne ponctuelle. Elle le demeure lorsque des mécanismes permanents de contrôle, de sensibilisation et de sanction existent et fonctionnent efficacement.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ici que se situe la principale limite de l&rsquo;opération actuelle.</strong></p>
<p>À force de mettre en avant la Task Force présidentielle et les bâtisseurs, l&rsquo;on risque de reléguer au second plan les structures étatiques qui ont pourtant la responsabilité légale et permanente de veiller à la propreté de la ville. Où sont les bourgmestres ? Quel est le rôle des chefs de quartiers et des chefs d&rsquo;avenues ? Comment la Police nationale congolaise est-elle associée au maintien de l&rsquo;ordre urbain ? Quelles sont les capacités réelles des services d&rsquo;assainissement de la ville de Kinshasa ?</p>
<p>Ces institutions ne peuvent rester de simples spectatrices d&rsquo;une opération qui concerne directement leurs missions quotidiennes.</p>
<p>Si le gouvernement veut véritablement transformer cette initiative en succès durable, il doit impérativement renforcer ces structures. Les bourgmestres doivent disposer des moyens nécessaires pour contrôler leurs communes. Les chefs de quartiers et d&rsquo;avenues doivent être responsabilisés et associés à la sensibilisation des populations. La police doit être en mesure de faire respecter les règles de salubrité et de sanctionner les comportements inciviques. Les services d&rsquo;assainissement doivent être équipés en matériels adéquats et bénéficier de ressources humaines et financières suffisantes pour assurer un suivi permanent.</p>
<p>Sans cet accompagnement institutionnel, le risque est grand de voir les déchets réapparaître progressivement dès que les bâtisseurs quitteront les lieux. L&rsquo;histoire récente de Kinshasa est malheureusement riche en opérations spectaculaires qui ont produit des résultats visibles à court terme avant de s&rsquo;essouffler faute de mécanismes de suivi.</p>
<p>Le Président Félix Tshisekedi, initiateur de cette démarche, a aujourd&rsquo;hui l&rsquo;opportunité de transformer une opération d&rsquo;assainissement en véritable réforme de gouvernance urbaine. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de nettoyer Kinshasa, mais de créer les conditions permettant à la ville de rester propre durablement.</p>
<p>La responsabilité n&rsquo;incombe toutefois pas uniquement aux autorités. Les citoyens ont également leur part à jouer. Une ville propre commence par des comportements responsables. Aucun gouvernement, aucune Task Force, aucun bâtisseur ne pourra maintenir durablement la propreté de Kinshasa si les habitants continuent à considérer la rue comme une poubelle à ciel ouvert.</p>
<p>Le défi est donc collectif. Il exige une nouvelle culture citoyenne fondée sur le respect de l&rsquo;espace public, mais également un État capable d&rsquo;imposer l&rsquo;autorité, de faire respecter les règles et de sanctionner les contrevenants.</p>
<p>L&rsquo;heure est venue de dépasser l&rsquo;émotion et les applaudissements. L&rsquo;heure est venue de construire une stratégie durable.</p>
<p>Car la véritable réussite de cette opération ne se mesurera pas au nombre de tonnes de déchets évacuées aujourd&rsquo;hui, mais à la capacité de Kinshasa à demeurer propre dans six mois, dans un an ou dans cinq ans.</p>
<p>C&rsquo;est à cette condition que l&rsquo;espoir actuellement suscité par les bâtisseurs se transformera en héritage durable pour les générations futures.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC : La ville morte du C64, un signal politique que le pouvoir ne peut ignorer ! (Édito) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[C4]]></category>
		<category><![CDATA[journée ville morte en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[La coalition C64]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&#8217;appel de la coalition de l&#8217;opposition C64 constitue bien plus qu&#8217;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;une partie importante [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&rsquo;appel de la coalition de l&rsquo;opposition C64 constitue bien plus qu&rsquo;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&rsquo;état d&rsquo;esprit d&rsquo;une partie importante de la population congolaise face à l&rsquo;évolution de la gouvernance du pays.</strong></p>
<p>Dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Kinshasa, la baisse sensible des activités économiques, la fermeture de nombreux commerces et la réduction de la circulation ont témoigné d&rsquo;une adhésion significative à ce mot d&rsquo;ordre de l&rsquo;opposition. Quelles que soient les interprétations que l&rsquo;on puisse en faire, le fait politique demeure : une partie des Congolais a choisi d&rsquo;exprimer son désaccord avec les initiatives institutionnelles actuellement portées par le Président Félix Tshisekedi et sa majorité de l&rsquo;Union sacrée.</p>
<p><strong>Au-delà de la Constitution, l&rsquo;expression d&rsquo;un malaise plus profond</strong></p>
<p>Officiellement, le C64 justifie cette mobilisation par son opposition à toute tentative de modification de l&rsquo;actuelle Constitution, notamment des dispositions protégées par l&rsquo;article 220 qui limitent à deux le nombre de mandats présidentiels.</p>
<p>L&rsquo;opposition estime que le débat actuel sur la réforme constitutionnelle pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de ce verrou institutionnel et permettre au chef de l&rsquo;État de briguer un troisième mandat. Une lecture que rejette catégoriquement le pouvoir, lequel soutient qu&rsquo;il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;adapter la Loi fondamentale aux réalités contemporaines de la RDC.</p>
<p>Mais sur le terrain, le message envoyé par les citoyens semble dépasser largement la seule question constitutionnelle.</p>
<p>De nombreux Congolais expriment aujourd&rsquo;hui des préoccupations plus immédiates : le coût de la vie, le chômage des jeunes, la dégradation du pouvoir d&rsquo;achat, la corruption persistante, la qualité des services publics et surtout l&rsquo;insécurité qui continue de ravager l&rsquo;Est du pays.</p>
<p>Pour une partie de l&rsquo;opinion, l&rsquo;ouverture d&rsquo;un débat constitutionnel dans un contexte aussi difficile apparaît comme une priorité mal choisie.</p>
<p><strong>Les messages que les politiques doivent entendre</strong></p>
<p>La journée ville morte a envoyé plusieurs signaux que la classe politique, majorité comme opposition, aurait tort d&rsquo;ignorer.</p>
<p><em><strong>Premier message : la Constitution demeure un sujet sensible</strong></em></p>
<p>Les Congolais gardent en mémoire les crises politiques qui ont marqué l&rsquo;histoire récente du pays autour des questions de limitation des mandats et de succession présidentielle.</p>
<p>Toute initiative touchant à l&rsquo;architecture institutionnelle suscite naturellement méfiance et inquiétude.</p>
<p><em><strong>Deuxième message : l&rsquo;Est du pays reste la priorité nationale</strong></em></p>
<p>Pendant que le débat politique se concentre sur la Constitution, des millions de Congolais de l&rsquo;Est continuent de vivre sous la menace des violences armées.</p>
<p>La progression de l&rsquo;AFC/M23, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda, demeure la principale préoccupation sécuritaire du pays.</p>
<p>Pour beaucoup de citoyens, la reconquête de l&rsquo;intégrité territoriale devrait constituer l&rsquo;urgence absolue de toutes les institutions.</p>
<p><em><strong>Troisième message : la population réclame davantage d&rsquo;écoute</strong></em></p>
<p>La mobilisation observée traduit également un besoin de dialogue. Une partie de la population estime que les grandes décisions engageant l&rsquo;avenir du pays devraient faire l&rsquo;objet de consultations plus larges et plus inclusives.</p>
<p><em><strong>Quatrième message : la démocratie congolaise reste vivante</strong></em></p>
<p>L&rsquo;expression pacifique d&rsquo;un désaccord politique, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans le respect des lois et sans violence, constitue également une preuve de vitalité démocratique. Les autorités comme l&rsquo;opposition doivent préserver cet acquis précieux.</p>
<p><strong>Le risque d&rsquo;une polarisation dangereuse</strong></p>
<p>Le principal danger aujourd&rsquo;hui réside dans la radicalisation progressive des positions.</p>
<p>D&rsquo;un côté, une majorité qui considère toute contestation comme une opposition systématique à son action. De l&rsquo;autre, une opposition qui voit dans chaque initiative institutionnelle une stratégie de conservation du pouvoir.</p>
<p>Cette dynamique risque d&rsquo;alimenter un climat de méfiance permanente et de détourner les énergies nationales des défis prioritaires.</p>
<p>Dans un pays confronté à une guerre à l&rsquo;Est, à des défis économiques considérables et à d&rsquo;importantes attentes sociales, une crise politique majeure pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale.</p>
<p><strong>Quelles solutions pour éviter le chaos ?</strong></p>
<p>La RDC dispose encore de plusieurs leviers pour prévenir une escalade politique.</p>
<p>La première piste consiste à instaurer un dialogue politique sincère entre majorité, opposition, société civile, confessions religieuses et autres forces vives de la nation. Les questions institutionnelles ne peuvent être durablement réglées sans consensus minimum.</p>
<p>La deuxième consiste à clarifier publiquement les objectifs réels de toute réforme constitutionnelle envisagée. La transparence reste le meilleur antidote contre les soupçons.</p>
<p>La troisième piste est de replacer la sécurité nationale au centre des priorités gouvernementales. L&rsquo;opinion attend avant tout des résultats tangibles sur la situation dans l&rsquo;Est.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ensemble des acteurs politiques gagneraient à adopter un discours de responsabilité. La RDC a davantage besoin de rassemblement que d&rsquo;affrontements politiques permanents.</p>
<p><strong>Une alerte démocratique plutôt qu&rsquo;une victoire politique</strong></p>
<p>Au final, la journée ville morte du 3 juin 2026 ne doit être ni présentée comme une victoire définitive de l&rsquo;opposition ni minimisée par le pouvoir.</p>
<p>Elle constitue avant tout une alerte démocratique adressée à l&rsquo;ensemble de la classe politique congolaise.</p>
<p>Le véritable enseignement de cette mobilisation est que de nombreux citoyens souhaitent être entendus sur les grandes orientations du pays. Ignorer ce message reviendrait à alimenter davantage les frustrations dans un contexte national déjà marqué par les défis sécuritaires et économiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire récente de la RDC montre que les crises les plus coûteuses sont souvent celles qui auraient pu être évitées par l&rsquo;écoute, le dialogue et le respect mutuel des institutions.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>Accord migratoire RDC–Etats-Unis : au-delà du débat politique, la remise en question des capacités de l’administration publique congolaise s&#8217;impose (TRIBUNE) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 22:07:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Accord migratoire entre Washington et Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Byamungu]]></category>
		<category><![CDATA[politologue et spécialiste des politiques publiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat suscité par l’accord migratoire conclu entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis sur l’accueil de personnes expulsées a provoque une onde de choc dans l’opinion publique. En effet, jusqu&#8217;à présent, les discussions se sont cristallisées sur les implications diplomatiques, la souveraineté ou le symbole politique de cet accord. Pourtant, au-delà des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le débat suscité par l’accord migratoire conclu entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis sur l’accueil de personnes expulsées a provoque une onde de choc dans l’opinion publique. </strong></p>
<p>En effet, jusqu&rsquo;à présent, les discussions se sont cristallisées sur les implications diplomatiques, la souveraineté ou le symbole politique de cet accord. Pourtant, au-delà des controverses, une question de fond demeure largement inexplorée : l’administration publique congolaise dispose-t-elle de la capacité opérationnelle nécessaire pour transformer cet engagement international en une politique publique efficace et sécurisée ?</p>
<p>​Dans l&rsquo;architecture de l&rsquo;Etat, la signature d’un accord n’est que l’acte de naissance d’une intention. Sa réalité concrète, elle, dépend exclusivement de la capacité administrative. Autrement dit, un accord international ne devient effectif que lorsque la machine bureaucratique est capable d&rsquo;en assurer l&rsquo;application méthodique sur le terrain. ​Le défi de l’identification et de l’interopérabilité.</p>
<p>Dans le cas présent, le premier défi est celui de la fiabilité des procédures d’identification. La gestion de flux de personnes expulsées exige une vérification rigoureuse de la nationalité et du statut juridique. Cela suppose une interopérabilité réelle entre les services de l’immigration (DGM), les services de sécurité (ANR) et les services de l’état civil. Sans un fichier national biométrique interconnecté et des protocoles de certification fiable, l&rsquo;Etat s&rsquo;expose à des incertitudes administratives majeures qui pourraient fragiliser la sécurité sur le territoire national.</p>
<p>​Une telle politique implique également un monitoring administratif rigoureux. Au-delà de l&rsquo;accueil initial, l&rsquo;Etat doit être en mesure d’organiser l’encadrement de ces personnes et de veiller au respect des lois nationales. Cela nécessite une coordination horizontale entre plusieurs portefeuilles ministériels : Intérieur, Justice, Affaires étrangères et Affaires sociales.</p>
<p>Deuxième défi est que ​l&rsquo; absence de mécanismes de suivi structurés risquerait de transformer une gestion migratoire en une source de tensions sociales. La question n’est donc pas seulement de savoir « si » nous devons accueillir, mais « comment » l’administration compte gérer la trajectoire de ces individus une fois sur le sol congolais.</p>
<p>​Le troisième défi est celui de la soutenabilité financière. Une politique publique sans moyens au préalable est une politique de papier. L’accueil et la réinsertion éventuelle de personnes expulsées nécessitent des infrastructures adaptées et des ressources logistiques pérennes. L’administration dispose-t-elle déjà de lignes budgétaires dédiées ou de mécanismes de transfert de fonds transparents, soumis aux règles du contrôle de gestion, pour couvrir ces coûts opérationnels sans grever d&rsquo;autres secteurs essentiels ?</p>
<p>​Ce débat nous rappelle une réalité fondamentale de la science politique : *la force d’un Etat ne se mesure pas à l’audace de ses annonces internationales, mais à sa capacité à les exécuter de manière cohérente*. Un Etat peut conclure les accords les plus ambitieux, mais si sa capacité organisationnelle fait défaut, ces engagements resteront théoriques ou, pire, contre-productifs.</p>
<p>​Pour la République démocratique du Congo, cette situation doit être vue comme un révélateur. La capacité de l’Etat à mettre en œuvre des politiques complexes dépend de facteurs précis : la clarté des procédures, la disponibilité des ressources humaines qualifiées et l’efficacité des mécanismes de contrôle.</p>
<p>​En définitive, le débat autour de l’accord RDC-USA doit sortir de la sphère émotionnelle pour ouvrir une réflexion profonde sur la modernisation de notre fonction publique. C’est une opportunité de placer le renforcement des capacités administratives au cœur de la gouvernance de l’Etat ​car, en dernière analyse, au-delà des traités et des discours, c’est l’efficacité et la rigueur de l’administration qui déterminent, au quotidien, la crédibilité réelle et l’autorité de l’Etat face à ses partenaires et face à ses propres citoyens.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>​Par Jean-Claude Byamungu Politologue et analyste des politiques publiques</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kinshasa-OSCEP : Sous l’impulsion du DG Benoît Patrice TUPA KAMANGO, le mois de la femme a été clôturé avec faste </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:50:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le mois de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[OSCEP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy. Organisée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy.</strong></p>
<p>Organisée sous l’impulsion du Directeur Général, le Procureur Général Benoît Patrice TUPA KAMANGO qui y a été représenté par son adjoint, cette activité a réuni les femmes de l’OSCEP évoluant dans la ville-province de Kinshasa sous la coordination éclairée de la Directrice Chargée de l’Administration et des Finances, madame Rosy MANDJELANI. Le thème retenu a été : Droits garantis, autonomisation durable des filles et femmes de la République Démocratique du Congo.</p>
<p>Après l’hymne national, le Professeur SEDZO a ouvert la cérémonie par un discours interpellateur aussi bien à l’ensemble des agents et cadres féminins de l’OSCEP, qu&rsquo;à l’ensemble des hommes et femmes du monde entier:  » cette journée revêt pour nous un triple appel: d&rsquo;abord du point de vue de Droit, nous pensons que la communauté internationale et les gouvernements du monde entier doivent garantir l’égalité dans l’éducation, dans le travail, la santé et la participation citoyenne; ensuite du point de vue de la Justice, nous en appelons au renforcement du système judiciaire afin que la parole de la femme soit entendue et surtout respectée ; enfin du point de vue de l’action, il faut mobiliser les institutions, les communautés, et chacun de nous pour transformer les engagements en réalités tangibles »; a-t-il confié.</p>
<p>Dans son mot de circonstance, madame Rosy MANDJELANI n’a fait renchérir les vœux exprimés par le DGA en invitant particulièrement ses collègues collaboratrices à s’approprier les connaissances et les valeurs transcendantales partagées dans ce forum: » nous avons l’obligeance de faire de ce cadre espace de réflexion et d&rsquo;engagement. Un lieu où les idées se transforment en solutions concrètes ; où les valeurs que nous défendons prennent corps dans nos actions quotidiennes ». Car, ajoute-t-elle, « il ne peut y avoir de véritable promotion des droits des femmes sans intégrité ; et il ne peut y avoir d’égalité sans Justice ». « Il ne peut y avoir de développement durable sans gouvernance éthique « ; a-t-elle conclu.</p>
<p>En dehors des discours protocolaires, quelques moments forts ayant marqué cette journée ont été consacrés à deux exposés:</p>
<p>Le premier, avec la Cheffe de Division Études et Planification, madame NTUMBA KALALA Sylvia, a porté sur les mécanismes permettant de passer des textes à la réalité pour que les droits des femmes soient réellement garantis au quotidien. Ce, en circonscrivant son intervention dans le volet « droits des femmes ».</p>
<p>Le second avec la Cheffe de Bureau de la Division: Promotion des Valeurs, madame UAYIKANI LOSANI Solange, s’est attelé sur<br />
L’autonomisation de la femme. Cette dernière a démontré comment une autonomie financière et professionnelle solide est le seul gage d’un développement durable pour la femme.</p>
<p>Avant de proceder au jeu des questions-réponses, l’assistance s’est vue enrichie par la projection de deux interviews que Me Nadia KITAMBALA et madame Marilyne KAPINGA KALONJI avaient accordé à l’équipe de presse de l’OSCEP sur leur autonomie tous azimuts.</p>
<p>Il sied de noter que cette activité du reste saluée par l’ensemble du personnel OSCEP à commencer par son Directeur Général, a été rendu possible grâce à l’appui financier d’un des grands partenaires de l’OSCEP dans le terrain de lutte contre la corruption qu’est l’Inspection Générale des Finances, IGF en sigle.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Raphaël OMOMBO</strong></p>
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		<item>
		<title>Escalade USA–IRAN : La voix africaine de la RDC redoute un choc aux conséquences mondiales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 13:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE AU MOYEN-ORIENT]]></category>
		<category><![CDATA[crise au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump et le président iranien]]></category>
		<category><![CDATA[La RDC au Conseil de sécurité de l'ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à l’escalade alarmante entre Washington et Téhéran, la République démocratique du Congo, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, sort de sa réserve diplomatique. Dans un communiqué publié le 28 février 2026, Kinshasa appelle à la retenue maximale, au respect strict du droit international humanitaire et à la primauté de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à l’escalade alarmante entre Washington et Téhéran, la République démocratique du Congo, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, sort de sa réserve diplomatique. Dans un communiqué publié le 28 février 2026, Kinshasa appelle à la retenue maximale, au respect strict du droit international humanitaire et à la primauté de la voie diplomatique pour éviter un embrasement régional aux conséquences graves pour les populations civiles et la paix internationale.</strong></p>
<p><strong>Une prise de position mesurée mais ferme</strong></p>
<p>Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, la République démocratique du Congo (RDC) a exprimé sa « vive préoccupation » face à la détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.</p>
<p>Kinshasa, qui siège actuellement comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, met en garde contre un risque réel d’embrasement régional susceptible d’affecter la stabilité mondiale. Cette posture, prudente mais explicite, traduit la volonté congolaise d’assumer pleinement ses responsabilités internationales.</p>
<p>Le communiqué insiste sur trois piliers essentiels :</p>
<p>la retenue maximale de toutes les parties ;</p>
<p>le respect strict du droit international humanitaire ;</p>
<p>la priorité aux mécanismes diplomatiques pour parvenir à une désescalade durable.</p>
<p><strong>Kinshasa face aux équilibres géopolitiques</strong></p>
<p>La position congolaise intervient dans un contexte international polarisé, où les rivalités stratégiques dépassent largement le seul cadre bilatéral entre Washington et Téhéran. Pour Kinshasa, l’enjeu est double : défendre la paix internationale tout en préservant une ligne diplomatique cohérente avec ses propres intérêts nationaux.</p>
<p>La RDC, confrontée elle-même à des défis sécuritaires persistants sur son territoire, sait combien les conflits prolongés fragilisent les populations civiles, aggravent les crises humanitaires et freinent le développement économique. Cette expérience interne nourrit sa lecture du conflit au Moyen-Orient : la priorité doit aller à la protection des civils et à la prévention d’une spirale incontrôlable.</p>
<p>En appelant à la désescalade, Kinshasa adopte une posture de responsabilité, sans s’aligner sur une logique de blocs. Une diplomatie d’équilibre qui vise à préserver sa crédibilité sur la scène internationale.</p>
<p><strong>La RDC, acteur constructif au Conseil de sécurité</strong></p>
<p>Au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, la RDC réaffirme sa disponibilité à soutenir toute initiative constructive susceptible de favoriser un règlement durable. Cette déclaration s’inscrit dans la tradition congolaise de promotion du multilatéralisme et du dialogue.</p>
<p>Pour les autorités congolaises, la solution passe par :</p>
<p>l’activation des canaux diplomatiques existants ;</p>
<p>la relance de mécanismes de médiation ;</p>
<p>l’implication des acteurs régionaux dans un cadre concerté.</p>
<p>L’objectif est clair : éviter que les tensions actuelles ne dégénèrent en conflit ouvert aux répercussions mondiales, notamment sur les marchés énergétiques, la sécurité maritime et la stabilité politique de plusieurs régions déjà fragilisées.</p>
<p><strong>Une voix africaine pour la paix internationale</strong></p>
<p>La prise de position de Kinshasa illustre également le rôle croissant des pays africains au sein des instances internationales. En mettant en avant la protection des populations civiles et le respect du droit international humanitaire, la RDC adopte un discours centré sur l’humain plutôt que sur les rapports de force.</p>
<p>Dans un monde marqué par des conflits multiformes — de l’Europe de l’Est au Moyen-Orient — la diplomatie congolaise cherche à projeter une image de responsabilité et de modération.</p>
<p>Reste à savoir si cet appel à la retenue sera entendu par les protagonistes. Mais en choisissant la voie de l’équilibre et du dialogue, la RDC affirme une chose : la paix ne peut être sacrifiée sur l’autel des rivalités géostratégiques.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Jean-Raphaël O.</strong></p>
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		<title>Bataille pour l&#8217;OIF : la stratégie Tshisekedi derrière la candidature Lumumba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Juliana Lumumba candidate de la RDC]]></category>
		<category><![CDATA[OIF]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation internationale de la Francophonie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En officialisant la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, la RDC engage bien plus qu’une bataille diplomatique. Face à la sortante rwandaise Louise Mushikiwabo, le président Félix Tshisekedi déploie une stratégie à la fois symbolique, géopolitique et institutionnelle. L’annonce de la candidature de Juliana Amato [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En officialisant la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, la RDC engage bien plus qu’une bataille diplomatique. Face à la sortante rwandaise Louise Mushikiwabo, le président Félix Tshisekedi déploie une stratégie à la fois symbolique, géopolitique et institutionnelle.</strong></p>
<p>L’annonce de la candidature de Juliana Amato Lumumba au Secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) marque une nouvelle étape dans l’offensive diplomatique de la République démocratique du Congo au sein de l’espace francophone. À travers ce choix, le président Félix Tshisekedi semble poursuivre un double objectif : repositionner Kinshasa comme acteur central de la Francophonie et contester, sur le terrain politique, l’influence rwandaise incarnée par l’actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, candidate à un troisième mandat.</p>
<p><strong>Un choix à forte charge symbolique</strong></p>
<p>Fille de Patrice Emery Lumumba, figure fondatrice de l’indépendance congolaise, Juliana Amato Lumumba porte un héritage politique et historique qui dépasse les frontières nationales. En la désignant, Kinshasa mobilise un capital symbolique puissant, susceptible de résonner dans de nombreux États africains membres de l’OIF.</p>
<p>Dans un contexte où la Francophonie est régulièrement interpellée sur son identité et son rapport à l’histoire coloniale, le choix d’une personnalité associée à une mémoire panafricaine forte peut apparaître comme un signal adressé au Sud global : celui d’une Francophonie assumant davantage son ancrage africain.</p>
<p><strong>Une stratégie d’influence dans un contexte régional tendu</strong></p>
<p>La candidature congolaise intervient alors que les relations entre Kinshasa et Kigali demeurent profondément marquées par les tensions sécuritaires à l’est de la RDC. Sans être officiellement présentée comme telle, la compétition entre Juliana Lumumba et Louise Mushikiwabo introduit une dimension géopolitique évidente.</p>
<p>En soutenant une candidate nationale face à la diplomate rwandaise, Kinshasa inscrit la bataille de l’OIF dans une stratégie plus large de contrepoids diplomatique. L’enjeu dépasse la seule alternance à la tête de l’institution : il s’agit aussi de peser sur les orientations politiques d’une organisation qui rassemble 88 États et gouvernements et qui demeure un espace d’influence majeur entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.</p>
<p><strong>Un profil technico-politique mis en avant</strong></p>
<p>Selon Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, cette candidature vise à promouvoir « une Francophonie plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples ».</p>
<p>Titulaire d’un diplôme de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris, Juliana Amato Lumumba revendique plus de trente ans d’expérience dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle et la coopération internationale. Elle a été vice-ministre puis ministre de la Culture (1997-2001), avant de s’orienter vers l’entrepreneuriat et le conseil international.</p>
<p>Son passage, de 2007 à 2015, comme Secrétaire générale de l’Union des Chambres de Commerce africaines (UACCIAP) au Caire, constitue un autre argument stratégique : il crédibilise une approche davantage tournée vers l’intégration économique et la coopération Sud-Sud. Depuis 2015, elle intervient régulièrement comme conférencière sur les enjeux liés à l’entrepreneuriat africain, à l’intégration continentale et au leadership féminin.</p>
<p>Le gouvernement congolais insiste également sur sa maîtrise de plusieurs langues — français, arabe, anglais, lingala et swahili — présentée comme un atout pour une organisation en quête d’ouverture et de diversification de ses partenariats.</p>
<p><strong>Peser sur le renouveau stratégique de l’OIF</strong></p>
<p>Au-delà de la rivalité électorale, la stratégie de Kinshasa semble s’articuler autour d’un repositionnement doctrinal. La RDC ambitionne d’orienter l’OIF vers les transitions numériques, culturelles et économiques du XXIᵉ siècle, avec un accent mis sur l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat et la valorisation des industries culturelles africaines.</p>
<p>Premier pays francophone au monde en nombre de locuteurs, la RDC estime disposer d’une légitimité démographique et culturelle pour jouer un rôle moteur dans la redéfinition des priorités de l’organisation. La candidature de Juliana Lumumba apparaît ainsi comme l’expression d’une volonté de transformation, plutôt que de simple représentation.</p>
<p><strong>Une bataille diplomatique ouverte</strong></p>
<p>Face à Louise Mushikiwabo, en poste depuis 2019 et soutenue par plusieurs États membres pour la continuité de son action, la candidate congolaise devra convaincre sur sa capacité à fédérer au-delà du continent africain. Les équilibres internes de l’OIF — entre Afrique, Europe et Amérique du Nord — seront déterminants.</p>
<p>En officialisant cette candidature, Kinshasa assume une stratégie ambitieuse : inscrire la RDC au cœur des rapports de force francophones et transformer un scrutin institutionnel en levier d’affirmation diplomatique. Reste à savoir si le capital symbolique et politique mobilisé suffira à emporter l’adhésion d’une majorité d’États membres dans un contexte où la Francophonie cherche elle-même à redéfinir son rôle sur la scène internationale.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI OMOMBO</strong></p>
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		<title>RDC : “Pas de dialogue sous les bombes” — She Okitundu trace une ligne rouge face à Kigali et assume l’option américaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 17:08:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[le dialogue national inclusif en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Léonard She Okitundu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte d’escalade sécuritaire à l’Est et de débats intenses à Kinshasa, Léonard She Okitundu et son Parti Social-Démocrate Vert (PSDV) prennent position sans détour : pas de dialogue national en pleine agression, application stricte de la résolution 2773, et défense assumée du partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un contexte d’escalade sécuritaire à l’Est et de débats intenses à Kinshasa, Léonard She Okitundu et son Parti Social-Démocrate Vert (PSDV) prennent position sans détour : pas de dialogue national en pleine agression, application stricte de la résolution 2773, et défense assumée du partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. Une déclaration qui relance le débat sur la nature du conflit et les voies de sortie de crise.</strong></p>
<p><strong>Une condamnation ferme de l’agression rwandaise</strong></p>
<p>Dans une déclaration adoptée à Kinshasa le 23 février 2026, le PSDV condamne « avec véhémence » l’agression imputée au Rwanda, dénonçant une violation de la Charte des Nations Unies, de l’Acte constitutif de l’Union africaine et du Statut de Rome.</p>
<p>Au cœur de son argumentaire : le respect strict de la résolution 2773, considérée comme la feuille de route centrale pour un règlement durable du conflit. Le parti met en garde contre toute interprétation « cavalière » des initiatives diplomatiques parallèles, notamment les processus de Doha et de Washington, si celles-ci devaient s’écarter du cadre fixé par cette résolution.</p>
<p>Plus encore, le PSDV plaide pour le déploiement d’une force internationale d’interposition le long de la frontière congolo-rwandaise. Une proposition qui vise, selon le parti, à instaurer des mesures de confiance et à prévenir une régionalisation accrue du conflit.</p>
<p><strong>Dialogue national : une tradition… mais pas en temps de guerre</strong></p>
<p>La question d’un dialogue national refait surface dans le débat public congolais, dans un pays où les concertations politiques ont souvent servi de mécanisme de sortie de crise.</p>
<p>Mais pour Léonard She Okitundu, la nature même du conflit actuel change la donne. Il ne s’agirait pas d’une crise interne, mais d’un conflit interétatique. Organiser un dialogue dans ces conditions reviendrait, selon le PSDV, à « internaliser » le conflit et à valider le narratif de l’agresseur.</p>
<p>Le parti appelle donc les forces politiques et sociales à mettre « momentanément leurs divergences sous cloche » afin de privilégier le recouvrement de l’intégrité territoriale. Les pourparlers intercongolais ne devraient, selon cette lecture, intervenir qu’après la restauration complète de la souveraineté nationale.</p>
<p>Cette position tranche avec certaines voix qui estiment qu’un dialogue pourrait renforcer la cohésion interne face à la menace extérieure. Le débat reste ouvert.</p>
<p><strong>Partenariat RDC–USA : diplomatie entrepreneuriale ou dépendance stratégique ?</strong></p>
<p>Autre point sensible : le partenariat stratégique en gestation entre Kinshasa et Washington.</p>
<p>Face aux critiques évoquant un possible « bradage » des ressources naturelles, le PSDV défend une vision qu’il qualifie de « diplomatie entrepreneuriale ». Le principe : en contrepartie d’un soutien sécuritaire accru, des entreprises américaines interviendraient dans la production, l’exploitation et surtout la transformation locale des minerais congolais, avec des engagements en matière de transfert de technologie et de création d’emplois.</p>
<p>Pour le parti, l’enjeu est clair : transformer localement pour créer de la valeur ajoutée sur le sol congolais, plutôt que d’exporter des matières brutes.</p>
<p>Reste que cette orientation stratégique pose plusieurs questions d’intérêt public :</p>
<p>Quelles garanties juridiques encadreront ces accords ?</p>
<p>Quel contrôle parlementaire et citoyen ?</p>
<p>Quelle place pour les entreprises congolaises ?</p>
<p>Autant d’éléments qui détermineront si ce partenariat sera réellement « mutuellement bénéfique ».</p>
<p><strong>Une ligne politique cohérente, un débat relancé</strong></p>
<p>À travers cette déclaration, Léonard She Okitundu et le PSDV affichent une ligne claire :</p>
<p>1. Priorité absolue à l’intégrité territoriale.</p>
<p>2. Refus d’un dialogue national en pleine agression.</p>
<p>3. Défense assumée d’un partenariat stratégique avec les États-Unis.</p>
<p>Dans l’histoire politique congolaise, les périodes d’agression extérieure ont souvent ravivé le débat entre union sacrée et pluralisme démocratique. La sortie du PSDV s’inscrit dans cette tension permanente entre exigence de cohésion nationale et vitalité du débat politique.</p>
<p>Pour la population congolaise, première victime de l’insécurité et de l’instabilité économique, l’essentiel reste ailleurs : la fin des violences, la protection des territoires, et des retombées concrètes en matière d’emplois, de sécurité et de souveraineté.</p>
<p>Le débat ne fait que commencer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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