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	<title>Kiosque d&#039;Afrique</title>
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		<title>RDC : FRN, la Belgique sort du silence et met Joseph Kabila face à ses responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 10:21:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogue politique inclusif]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie belge]]></category>
		<category><![CDATA[Félix Tshisekedi]]></category>
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		<category><![CDATA[La Belgique en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[la diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Prévot]]></category>
		<category><![CDATA[Ministre belge des affaires étrangères]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Près de dix jours après la naissance du Front pour la refondation de la nation, Bruxelles condamne sans détour le choix de la voie politico-militaire par l’ancien président congolais. Mais derrière la fermeté des mots, la Belgique mise sur les négociations de Doha et de Washington. Une prise de position dont le calendrier nourrit déjà [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Près de dix jours après la naissance du Front pour la refondation de la nation, Bruxelles condamne sans détour le choix de la voie politico-militaire par l’ancien président congolais. Mais derrière la fermeté des mots, la Belgique mise sur les négociations de Doha et de Washington. Une prise de position dont le calendrier nourrit déjà des interrogations dans les milieux politiques congolais.</strong></p>
<p>La Belgique a finalement rompu le silence. Le mercredi 21 octobre 2026, devant la Commission des relations extérieures de la Chambre, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a livré une condamnation particulièrement ferme de la décision de Joseph Kabila de prendre la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncé à Goma le 12 octobre dernier.</p>
<p>Le ton est sans ambiguïté. Pour le chef de la diplomatie belge, voir un ancien président de la République, qui a lui-même été confronté aux ravages des rébellions armées, diriger un mouvement politico-militaire cherchant à accéder au pouvoir par la force relève d&rsquo;un choix « déplorable, incompréhensible et inacceptable ». Maxime Prévot qualifie cette orientation de « profondément illégitime », estimant qu&rsquo;elle ne saurait conduire ni à la stabilité, ni à la paix, ni à la démocratie.</p>
<p>Cette déclaration constitue un signal diplomatique important dans une crise congolaise où les alliances politiques, les ambitions de pouvoir et les rapports de force militaires s&rsquo;entremêlent dangereusement. Elle apporte surtout une réponse à ceux qui attendaient de Bruxelles une clarification sur sa lecture de la nouvelle configuration politique et sécuritaire incarnée par le FRN.</p>
<p><strong>Une condamnation qui conforte Kinshasa, sans régler la crise</strong></p>
<p>Pour le pouvoir de Félix Tshisekedi, la position exprimée par Maxime Prévot constitue indéniablement un appui diplomatique. En rejetant le recours aux armes comme moyen de conquête du pouvoir, la Belgique défend un principe central pour les autorités de Kinshasa : la contestation politique ne peut justifier une remise en cause violente des institutions de la République.</p>
<p>La portée de cette déclaration dépasse cependant le seul soutien au président congolais. Bruxelles ne se contente pas de désapprouver Joseph Kabila. Elle adresse un avertissement à l&rsquo;ensemble des acteurs qui pourraient être tentés de faire de la violence une alternative à la compétition politique et aux mécanismes démocratiques.</p>
<p>Le message est également destiné à l&rsquo;opinion congolaise et aux partenaires internationaux : la crise de l&rsquo;Est ne peut être dissociée des conséquences politiques d&rsquo;une militarisation croissante de la lutte pour le pouvoir.</p>
<p>Il faut néanmoins distinguer une convergence diplomatique d&rsquo;un blanc-seing politique. La condamnation du FRN ne signifie pas que la Belgique approuve automatiquement toutes les décisions de Félix Tshisekedi, ni qu&rsquo;elle considère que les responsabilités dans la crise congolaise se limitent aux seuls adversaires armés du pouvoir. La déclaration de Maxime Prévot porte d&rsquo;abord sur le choix de la voie politico-militaire et sur les risques qu&rsquo;elle fait peser sur la paix.</p>
<p><strong>Le calendrier de Bruxelles : une réaction tardive qui interroge</strong></p>
<p>La fermeté du propos ne dissipe pas toutes les interrogations. Pourquoi avoir attendu le 21 octobre pour exprimer une position aussi tranchée, alors que la création du FRN avait été annoncée le 12 octobre à Goma ?</p>
<p>Dans les milieux opposés à Félix Tshisekedi, cette prise de parole pourrait être interprétée comme une tentative de Bruxelles de sauver la face, après une période de silence qui a alimenté les spéculations sur ses intentions. D&rsquo;autres pourraient y voir un réajustement diplomatique rendu nécessaire par la nouvelle configuration politico-militaire congolaise.</p>
<p>Ces lectures méritent d&rsquo;être examinées, mais elles ne constituent pas, en elles-mêmes, la preuve d&rsquo;une manœuvre belge. Aucun élément public cité dans la déclaration du ministre ne permet d&rsquo;établir que le calendrier de cette condamnation aurait été dicté par une volonté de protéger le président congolais ou de réparer une faute diplomatique.</p>
<p>Une explication plus prudente consiste à observer que Bruxelles a choisi de prendre position publiquement alors que la portée politique et sécuritaire du FRN devenait un enjeu majeur. L&rsquo;ancien président Joseph Kabila se retrouve à la tête d&rsquo;une structure qui prolonge la dynamique de l&rsquo;Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23, dans un contexte où les négociations de paix sont déjà fragiles.</p>
<p>Le calendrier n&rsquo;en reste pas moins politiquement significatif. Dans une région où chaque déclaration internationale est scrutée à travers le prisme des alliances, des intérêts stratégiques et des rivalités historiques, le silence peut nourrir le soupçon autant que la parole peut être interprétée comme un soutien.</p>
<p>La véritable question est donc moins de savoir si la Belgique a parlé tardivement que de déterminer si cette prise de position sera suivie d&rsquo;actes diplomatiques cohérents et d&rsquo;un engagement suffisamment soutenu pour contribuer à une désescalade.</p>
<p><strong>Doha et Washington : les deux voies que Bruxelles veut préserver</strong></p>
<p>Au-delà de la condamnation du FRN, la partie la plus importante de l&rsquo;intervention de Maxime Prévot réside dans les solutions qu&rsquo;il met en avant. Le ministre belge réaffirme que la crise de l&rsquo;Est ne possède pas de solution militaire durable. Toute nouvelle escalade, prévient-il, ne ferait qu&rsquo;aggraver les souffrances des populations civiles, premières victimes des affrontements.</p>
<p>Bruxelles appelle ainsi les protagonistes à poursuivre les négociations dans le cadre des processus de Doha et de Washington, malgré la lenteur des progrès enregistrés. La Belgique entend également soutenir les efforts de médiation conduits sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Union africaine.</p>
<p>Ces deux processus répondent à des dimensions complémentaires de la crise.</p>
<p><em><strong>Le processus de Doha</strong></em> constitue le cadre de négociation entre le gouvernement congolais et l&rsquo;AFC/M23, dont le FRN revendique la continuité des droits, obligations et engagements. L&rsquo;enjeu est de transformer les engagements politiques en dispositions concrètes permettant de réduire les hostilités et d&rsquo;ouvrir la voie à une solution négociée.</p>
<p><em><strong>Le processus de Washington</strong></em>, quant à lui, concerne notamment les engagements sécuritaires entre la RDC et le Rwanda. Sa mise en œuvre doit contribuer à traiter la dimension régionale du conflit, dans laquelle les questions de souveraineté, d&rsquo;intégrité territoriale et de sécurité transfrontalière demeurent centrales.</p>
<p>L&rsquo;intérêt de l&rsquo;approche belge est de ne pas enfermer la crise dans une seule dimension. Une négociation entre Kinshasa et les représentants de la rébellion ne saurait, à elle seule, résoudre tous les différends régionaux. Inversement, un accord entre États ne suffirait pas nécessairement à régler les rapports de force internes et les revendications politiques qui alimentent les violences.</p>
<p>Le défi est désormais de faire converger ces deux voies diplomatiques, plutôt que de les laisser évoluer séparément, sans résultats tangibles sur le terrain.</p>
<p><strong>Le dialogue national congolais, l&rsquo;autre chantier de la sortie de crise</strong></p>
<p>La diplomatie internationale ne pourra cependant pas régler seule l&rsquo;ensemble des tensions politiques congolaises.</p>
<p>La crise sécuritaire dans l&rsquo;Est se superpose à des divergences internes sur la gouvernance, le fonctionnement des institutions, les libertés politiques et la place de l&rsquo;opposition dans la vie nationale. Dans ce contexte, un dialogue entre Congolais pourrait contribuer à réduire les fractures politiques, à condition de ne pas être conçu comme une simple opération de légitimation du pouvoir en place.</p>
<p>Le gouvernement de Félix Tshisekedi présente son processus de dialogue national comme un cadre destiné à rechercher la paix et à renforcer la cohésion nationale. Mais la crédibilité d&rsquo;une telle initiative dépendra de son caractère inclusif, des garanties offertes aux participants et de la capacité des conclusions à produire des effets concrets.</p>
<p>Un dialogue crédible devrait notamment permettre d&rsquo;aborder les causes politiques de la défiance, les garanties de participation de l&rsquo;opposition, le respect de l&rsquo;ordre constitutionnel et les conditions d&rsquo;une compétition démocratique pacifique.</p>
<p>Il devrait également distinguer les acteurs politiques qui acceptent de participer à un processus non violent de ceux qui poursuivent des opérations armées. La recherche d&rsquo;un compromis politique ne saurait effacer les exigences de responsabilité, de sécurité et de protection des populations.</p>
<p>Le principal risque serait de réduire le dialogue à une confrontation entre les partisans du président et ceux de Joseph Kabila, en laissant de côté les organisations citoyennes, les forces politiques indépendantes, les représentants des communautés affectées par la guerre et les voix qui réclament des garanties institutionnelles.</p>
<p><strong>La Belgique entre fermeté politique et prudence diplomatique</strong></p>
<p>La prise de position de Maxime Prévot intervient également dans un contexte de tensions entre Kinshasa et Bruxelles, après des perquisitions menées en Belgique dans le cadre d&rsquo;une enquête judiciaire visant des proches et des associés du président congolais.</p>
<p>Le ministre belge a rejeté tout lien entre ces opérations judiciaires et la position diplomatique de son pays sur la situation dans l&rsquo;Est de la RDC. Il a insisté sur l&rsquo;indépendance de la justice belge et mis en garde contre la désinformation et les discours de haine susceptibles de détériorer les relations bilatérales.</p>
<p>Cette clarification est importante. Elle rappelle que la politique étrangère belge et les procédures judiciaires belges relèvent de logiques institutionnelles distinctes. Une enquête judiciaire ne constitue pas, à elle seule, la preuve d&rsquo;une hostilité diplomatique ; de même, une condamnation politique du FRN ne démontre pas que Bruxelles cherche à compenser les conséquences d&rsquo;une procédure judiciaire.</p>
<p>Pour autant, la juxtaposition de ces événements rend la communication diplomatique particulièrement sensible. Les autorités belges devront veiller à ce que leur position sur la crise congolaise soit comprise comme une ligne cohérente, fondée sur des principes explicites, et non comme une succession de réactions dictées par les tensions du moment.</p>
<p>La Belgique dispose d&rsquo;une relation historique avec la RDC et d&rsquo;une capacité d&rsquo;influence au sein des espaces européens et internationaux. Cette position lui confère une responsabilité particulière : soutenir les initiatives de paix sans se substituer aux acteurs congolais, défendre les principes démocratiques sans donner l&rsquo;impression de choisir un camp dans toutes les controverses internes et maintenir une pression diplomatique cohérente en faveur de la désescalade.</p>
<p><strong>De la condamnation aux résultats : le véritable test de Bruxelles</strong></p>
<p>En définitive, la déclaration de Maxime Prévot a le mérite de clarifier la position belge face à la création du FRN. Elle rejette explicitement le recours aux armes pour accéder au pouvoir, réaffirme la nécessité de protéger les civils et appelle à préserver les négociations de Doha et de Washington.</p>
<p>Mais la fermeté des mots ne constitue pas encore une solution à la crise congolaise. Le véritable test sera la capacité de Bruxelles et de ses partenaires à contribuer à des résultats observables : un cessez-le-feu respecté, une diminution des violences, la protection effective des populations, la mise en œuvre des engagements sécuritaires et la poursuite de négociations politiquement crédibles.</p>
<p>Kinshasa, de son côté, ne pourra durablement s&rsquo;appuyer sur les déclarations de soutien de partenaires étrangers sans apporter de réponses aux tensions internes qui fragilisent la cohésion nationale. Quant à Joseph Kabila et aux responsables du FRN, ils devront mesurer les conséquences politiques et humaines du choix de la voie armée et clarifier leur disposition à respecter des engagements susceptibles d&rsquo;ouvrir une issue négociée.</p>
<p>La Belgique a donc parlé. Son message est ferme, mais sa stratégie reste diplomatique : condamner la militarisation de la conquête du pouvoir, maintenir les canaux de négociation et éviter une aggravation de la guerre.</p>
<p>Reste une question essentielle : cette déclaration contribuera-t-elle à modifier le comportement des acteurs sur le terrain, ou restera-t-elle une prise de position supplémentaire dans une crise où les initiatives diplomatiques se multiplient sans parvenir encore à garantir une paix durable ?</p>
<p>Pour les populations de l&rsquo;Est, qui paient depuis des années le prix de cette guerre, c&rsquo;est moins le ton des déclarations internationales que leurs conséquences concrètes qui déterminera la valeur de cette nouvelle séquence diplomatique.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal TSHIYOMBO</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>RDC : Kabila à la tête d’une rébellion, l’Union africaine se contente d’appeler au dialogue ! Le silence international qui interroge (Édito.)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-kabila-a-la-tete-dune-rebellion-lunion-africaine-se-contente-dappeler-au-dialogue-le-silence-international-qui-interroge-edito/editorial/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 12:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Communiqué de l'Union africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ali Youssouf]]></category>
		<category><![CDATA[silence de la communauté internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’une partie de l’opinion congolaise attendait des condamnations fermes de la communauté internationale après l’entrée de Joseph Kabila dans la direction du Front pour la Refondation de la Nation, FRN, l’ancien AFC/M23, le communiqué d’Addis-Abeba privilégie la prudence diplomatique. Ni le nom de l’ancien président, ni celui de son mouvement ne sont mentionnés. Un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors qu’une partie de l’opinion congolaise attendait des condamnations fermes de la communauté internationale après l’entrée de Joseph Kabila dans la direction du Front pour la Refondation de la Nation, FRN, l’ancien AFC/M23, le communiqué d’Addis-Abeba privilégie la prudence diplomatique. Ni le nom de l’ancien président, ni celui de son mouvement ne sont mentionnés. Un silence qui nourrit les soupçons, alimente les lectures contradictoires et pose une question embarrassante : la communauté internationale défend-elle avec la même détermination la souveraineté de la RDC et les institutions qu’elle reconnaît officiellement ?</strong></p>
<p>Le communiqué était attendu et il est finalement là. La réaction, elle, laisse un goût d’inachevé à ceux qui espéraient une prise de position plus ferme. Le 19 octobre 2026 dernier, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est exprimé sur la situation politique et sécuritaire en R.D Congo. En substance, il a salué les efforts du Président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur d’un dialogue national inclusif, rappelé l’opposition de l’organisation aux changements anticonstitutionnels de gouvernement et appelé au respect des engagements de Doha et de Washington.</p>
<p>Mais au moment où Joseph Kabila, ancien Président de la République, prend la tête d’une coalition politico-militaire rebaptisée Front pour la Refondation de la Nation, l’Union africaine choisit de ne nommer ni l’homme ni son mouvement. Elle invoque des principes généraux, recommande la retenue et réaffirme son soutien aux processus de paix.</p>
<p>Pour une partie de l’opinion congolaise, notamment dans les milieux proches de l’opposition au pouvoir de Kinshasa, cette prudence ressemble à une réponse insuffisante face à la gravité des événements. D’autres, y compris dans les milieux favorables à Joseph Kabila, pourraient interpréter l’absence de condamnation nominative comme un signe que l’ancien chef de l’État n’est pas totalement isolé sur la scène internationale.</p>
<p>Faut-il y voir un désaveu implicite de Félix Tshisekedi ? Un avantage diplomatique accordé à son prédécesseur ? Ou, plus simplement, la volonté de préserver des canaux de médiation dans une crise où les intérêts régionaux et internationaux s’entrecroisent ?</p>
<p>Le communiqué ne permet pas de trancher ces questions. Mais il révèle un problème politique majeur : à force de parler à tous sans désigner clairement les responsabilités, la diplomatie risque de donner le sentiment qu’elle traite sur le même plan ceux qui défendent l’ordre constitutionnel et ceux qui sont accusés de vouloir accéder au pouvoir par les armes.</p>
<p><strong>Un communiqué qui condamne le principe, mais évite de nommer l’acteur</strong></p>
<p>Le passage le plus politique du texte est celui où Mahmoud Ali Youssouf rappelle que les instruments fondamentaux de l’Union africaine condamnent les changements anticonstitutionnels de gouvernement, notamment la prise du pouvoir par la force et le renversement des institutions démocratiquement établies.</p>
<p>Le principe est clair. Son application au contexte congolais l’est beaucoup moins dans le communiqué.</p>
<p>Le Président de la Commission ne cite pas Joseph Kabila. Il ne mentionne pas davantage le Front pour la Refondation de la Nation. Il ne formule aucune condamnation explicite de l’ancien chef de l’État au regard de son nouveau rôle dans cette coalition politico-militaire.</p>
<p>Cette omission prend une importance particulière au regard des informations faisant état de la prise de direction du FRN par Joseph Kabila et de la continuité de plusieurs responsables de l’ancienne Alliance Fleuve Congo/M23 dans la nouvelle structure.</p>
<p>Dans ces conditions, l’Union africaine pouvait-elle se limiter à un rappel général de ses principes ? C’est toute la question.</p>
<p>Il faut néanmoins éviter un raccourci : un communiqué diplomatique n’est pas nécessairement le lieu où une organisation continentale prononce une condamnation judiciaire ou tranche des responsabilités pénales. L’Union africaine peut vouloir préserver une marge de médiation et éviter une déclaration qui rendrait les négociations plus difficiles.</p>
<p>Mais cette précaution ne dispense pas d’une exigence de cohérence. Si la prise du pouvoir par la force est condamnée, le public est en droit d’attendre que les principes affichés soient appliqués avec suffisamment de clarté pour ne pas donner l’impression d’une indignation à géométrie variable.</p>
<p><strong>Ce que l’opinion congolaise attendait de Washington, Pékin et des organisations régionales</strong></p>
<p>La réaction attendue ne concernait pas seulement Addis-Abeba. Une partie de l’opinion congolaise espérait également des positions plus fermes de l’Organisation des Nations unies, des organisations régionales et sous-régionales, ainsi que des partenaires stratégiques de la RDC, notamment les États-Unis et la Chine.</p>
<p>L’attente est politique autant que diplomatique. Pour ces Congolais, la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de leur pays ne devrait pas se limiter à des déclarations de principe. Elle devrait s’accompagner de positions publiques explicites sur les acteurs qui contribuent à la menace sécuritaire et sur les conséquences de leurs actes.</p>
<p>La question adressée à Washington est d’autant plus sensible que les États-Unis sont engagés dans le processus diplomatique destiné à stabiliser l’Est congolais et qu’ils ont pris des mesures contre Joseph Kabila. La Chine, partenaire stratégique majeur de Kinshasa, est elle aussi concernée par les attentes d’une partie de l’opinion, qui souhaite voir les principes de souveraineté et de non-ingérence se traduire en prises de position politiques plus visibles.</p>
<p>Pour autant, il convient de distinguer les attentes populaires des positions effectivement adoptées par ces partenaires. Le silence d’un communiqué ne signifie pas nécessairement l’absence de toute action diplomatique, pas plus qu’une condamnation publique ne garantit à elle seule des résultats sur le terrain.</p>
<p>Les États-Unis ont d’ailleurs récemment appelé Kinshasa et l’alliance rebaptisée FRN à poursuivre les négociations de Doha et à finaliser les protocoles restants. Cette démarche illustre une stratégie privilégiant encore la pression diplomatique et la négociation, malgré les interrogations sur l’efficacité de cette approche.</p>
<p>La vraie question n’est donc pas de réclamer mécaniquement une condamnation de plus. Elle est de savoir si les partenaires de la RDC sont disposés à faire correspondre leurs déclarations sur la souveraineté congolaise à une stratégie cohérente, lisible et assortie de conséquences lorsque les engagements ne sont pas respectés.</p>
<p><strong>Le silence international, un désaveu de Tshisekedi ou une marge de manœuvre pour Kabila ?</strong></p>
<p>Dans le débat politique congolais, le silence est rarement neutre. Il est interprété, instrumentalisé et transformé en argument par les camps opposés.</p>
<p>Une partie des soutiens du pouvoir peut considérer que l’absence de condamnation explicite de Joseph Kabila constitue un signal de faiblesse de la solidarité internationale envers Félix Tshisekedi. À l’inverse, certains partisans de l’ancien président peuvent y voir la preuve que celui-ci conserve des interlocuteurs, des relais ou une capacité de négociation malgré son nouveau positionnement.</p>
<p>Ces lectures sont politiquement significatives, mais elles ne doivent pas être confondues avec des conclusions établies.</p>
<p>Le communiqué de l’Union africaine salue explicitement les efforts de Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue national inclusif. Il réaffirme aussi son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que son opposition aux changements anticonstitutionnels de gouvernement. Il serait donc excessif d’en déduire un désaveu formel du président congolais.</p>
<p>Inversement, l’absence de condamnation nominative ne suffit pas à établir un soutien de l’Union africaine à Joseph Kabila ou au FRN.</p>
<p>Le problème est ailleurs : en refusant de nommer explicitement l’acteur au cœur de cette nouvelle configuration politico-militaire, le communiqué laisse un espace considérable aux interprétations contradictoires.</p>
<p>Dans une crise marquée par la défiance, cette ambiguïté peut affaiblir la lisibilité du message international. Elle peut aussi encourager chaque camp à présenter la prudence diplomatique comme une victoire politique.</p>
<p>L’Union africaine doit donc mesurer le coût de cette retenue. Une médiation exige des portes ouvertes, certes. Mais elle exige également des principes suffisamment clairs pour que le dialogue ne soit pas perçu comme une récompense accordée à la pression armée.</p>
<p><strong>Doha et Washington : négocier sans banaliser le recours aux armes</strong></p>
<p>La difficulté devient encore plus évidente lorsque le communiqué appelle à préserver les acquis des processus de Doha et de Washington, à respecter le cessez-le-feu et à protéger les populations civiles.</p>
<p>Ces objectifs sont essentiels. Mais ils soulèvent une contradiction apparente : comment maintenir une dynamique de négociation tout en empêchant que la transformation d’une coalition armée en mouvement à prétention nationale ne contribue à banaliser le recours à la force dans la compétition politique ?</p>
<p>Le FRN a affirmé reprendre les droits, obligations et engagements de l’ancienne AFC/M23, notamment ceux souscrits dans le cadre de Doha. Ce point est important : le changement de nom ne devrait pas effacer les engagements précédemment pris.</p>
<p>Les États-Unis ont eux-mêmes appelé les parties à poursuivre les discussions et à finaliser les protocoles encore en suspens. Mais tant que les hostilités persistent et que les engagements ne produisent pas d’améliorations vérifiables pour les civils, la crédibilité de ces processus reste exposée à une épreuve sévère.</p>
<p>La négociation ne doit pas être abandonnée au profit d’une escalade militaire. Elle ne doit pas non plus devenir un espace où les acteurs armés peuvent consolider leur position politique sans rendre compte de leurs obligations.</p>
<p>Il faut donc des mécanismes de vérification crédibles, des responsabilités clairement établies en cas de violation et des conséquences diplomatiques adaptées aux faits documentés. Sans ces garanties, le cessez-le-feu risque de demeurer une formule répétée dans les communiqués plutôt qu’une réalité vécue par les populations.</p>
<p><strong>Le dialogue national ne peut être un substitut à la responsabilité</strong></p>
<p>Le communiqué de l’Union africaine salue les efforts de Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue politique national inclusif, associant les acteurs politiques et sociaux concernés dans le respect des institutions de la République.</p>
<p>Ce soutien est notable. Il confirme que la recherche d’une issue politique intérieure fait partie des pistes privilégiées par l’organisation continentale.</p>
<p>Mais le dialogue national ne saurait régler indistinctement toutes les dimensions de la crise. Les différends politiques entre Congolais, les enjeux de gouvernance, la cohésion nationale et les revendications sociales doivent pouvoir être discutés dans un cadre crédible. En revanche, les questions relatives aux groupes armés, au cessez-le-feu et aux engagements sécuritaires doivent être traitées dans les mécanismes appropriés, sans que le dialogue politique ne serve à effacer les responsabilités.</p>
<p>Il faut aussi veiller à ce que l’appel au dialogue ne soit pas compris comme une invitation à mettre sur un pied d’égalité toutes les formes d’action politique. La contestation pacifique, l’opposition démocratique et la participation à une concertation nationale ne sont pas assimilables à la prise du pouvoir par les armes.</p>
<p>La crédibilité d’un dialogue inclusif dépendra donc de sa capacité à offrir un espace de discussion réel, tout en préservant les principes constitutionnels et en évitant que la violence ne devienne un moyen de négociation plus efficace que la participation politique pacifique.</p>
<p><strong>Au-delà des communiqués, la responsabilité de protéger les Congolais</strong></p>
<p>Pendant que les acteurs politiques et diplomatiques interprètent les déclarations, les populations de l’Est continuent de subir les conséquences de l’insécurité. Les déplacements, la précarité, les interruptions de la scolarité, les difficultés d’accès aux soins et les atteintes aux moyens de subsistance rappellent que la crise n’est pas un simple affrontement entre dirigeants.</p>
<p>Le communiqué évoque la protection des civils, mais l’urgence consiste à traduire cette exigence en résultats : accès humanitaire, respect du cessez-le-feu, sécurisation des zones habitées, prévention des violences et mécanismes de suivi des violations.</p>
<p>La responsabilité de la communauté internationale ne se résume pas à désigner publiquement des responsables. Elle implique également de soutenir des mécanismes capables de réduire la violence, d’empêcher les violations et d’éviter que les populations civiles ne deviennent les variables d’ajustement des calculs politiques.</p>
<p>Mais une diplomatie qui ne nomme jamais les acteurs, même lorsque les faits sont suffisamment documentés, risque de perdre en crédibilité. À l’inverse, une condamnation sans stratégie de suivi risque de rester symbolique.</p>
<p>C’est entre ces deux écueils que se mesure la qualité d’une réponse internationale.</p>
<p><strong>La prudence diplomatique ne doit pas devenir une politique d’ambiguïté</strong></p>
<p>Le communiqué de Mahmoud Ali Youssouf rappelle des principes essentiels : respect de l’ordre constitutionnel, dialogue inclusif, souveraineté de la RDC, mise en œuvre des accords de Doha et de Washington et protection des civils. Mais son refus de nommer Joseph Kabila et le Front pour la refondation de la nation laisse entière une interrogation centrale pour une partie de l’opinion congolaise : la communauté internationale est-elle prête à assumer politiquement les conséquences de ses propres principes ?</p>
<p>L’absence de condamnation explicite ne constitue pas, à elle seule, un désaveu de Félix Tshisekedi. Elle ne démontre pas davantage un soutien à Joseph Kabila. Toutefois, dans un contexte où l’ancien président est désormais associé à une coalition politico-militaire, cette prudence entretient une ambiguïté dont les différents camps peuvent tirer profit.</p>
<p>La RDC n’a pas besoin d’une diplomatie qui choisit entre le dialogue et la fermeté comme s’il s’agissait de deux options incompatibles. Elle a besoin d’une diplomatie capable de négocier sans banaliser la violence, de défendre les institutions sans fermer les voies de la concertation et d’exiger le respect des engagements sans appliquer ses principes de manière sélective.</p>
<p>Le véritable test de la communauté internationale n’est pas le nombre de communiqués qu’elle publie, mais sa capacité à faire respecter les principes qu’elle proclame. Pour les Congolais qui attendent une paix durable, la question reste entière : combien de déclarations faudra-t-il encore avant que la souveraineté, l’intégrité territoriale et la protection des civils cessent d’être des formules diplomatiques pour devenir des réalités ?</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>RDC-Politique : Kabila dans le viseur de Lutundula, l’ADP appelle à faire bloc derrière Tshisekedi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 23:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[CRISE RWANDO-CONGOLAISE]]></category>
		<category><![CDATA[ADP]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des Démocrates pour le Progrès]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lutundula]]></category>
		<category><![CDATA[Félix Tshisekedi]]></category>
		<category><![CDATA[FRN]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Kabila]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La création du Front pour la Refondation de la Nation, FRN, désormais dirigé par l’ancien Président Joseph Kabila, provoque une nouvelle offensive politique dans le camp présidentiel. Le parti de Christophe Lutundula, Alliance des Démocrates pour le Progrès, ADP, y voit une confirmation de toutes les accusations contre l’ex-chef de l’État, soupçonné d’agir avec le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La création du Front pour la Refondation de la Nation, FRN, désormais dirigé par l’ancien Président Joseph Kabila, provoque une nouvelle offensive politique dans le camp présidentiel. Le parti de Christophe Lutundula, Alliance des Démocrates pour le Progrès, ADP, y voit une confirmation de toutes les accusations contre l’ex-chef de l’État, soupçonné d’agir avec le soutien de Kigali. Face à ce qu’il considère comme une menace contre la souveraineté nationale, le parti appelle à la mobilisation des Congolais autour de Félix Tshisekedi et réclame un durcissement des sanctions internationales contre les responsables de la déstabilisation de l’Est du Congo. </strong></p>
<p>En effet, la ligne rouge est désormais clairement tracée. Pour l’ADP, la création du FRN et la prise de commandement de ce mouvement politico-militaire par Joseph Kabila ne constituent ni une surprise ni un simple changement de bannière. Le parti de l’ancien ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula y voit une nouvelle étape dans une entreprise de déstabilisation de la République démocratique du Congo.</p>
<p>Dans une déclaration politique rendue publique dimanche 18 octobre à Kinshasa, en présence de son président national, l’ADP affirme que cette évolution conforte les accusations portées par le Président Félix Tshisekedi contre son prédécesseur, qu’il présente comme l’un des principaux responsables de la crise sécuritaire qui ravage les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.</p>
<p>La déclaration, signée par Christophe Lutundula Apala Pen’Apala et lue par le secrétaire général du parti, John Mbombo, est particulièrement sévère envers l’ancien chef de l’État. L’ADP accuse Joseph Kabila d’agir en intelligence avec le Président Rwandais Paul Kagame et considère la naissance du FRN comme une transformation de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23) sous une nouvelle appellation.</p>
<p>Ces accusations constituent le cœur de l’offensive politique engagée par le parti, membre de l’Union sacrée de la Nation.</p>
<p><strong>Du CNDP au M23, puis à l’AFC/M23 : l’ADP dénonce une continuité de la déstabilisation</strong></p>
<p>Pour étayer son analyse, l’ADP inscrit le FRN dans une succession de mouvements armés qui ont marqué les conflits dans l’Est congolais. Le parti évoque notamment le Congrès national pour la défense du peuple, CNDP, associé à Laurent Nkunda, les différentes générations du M23, puis l’AFC/M23, avant l’apparition du nouveau mouvement dirigé par Joseph Kabila.</p>
<p>À travers cette lecture, la formation politique de Christophe Lutundula soutient que le changement de nom ne modifie pas, selon elle, la nature de la menace qui pèse sur l’intégrité territoriale de la RDC.</p>
<p>« <em>Le Rwanda et ses dirigeants sont les commanditaires des massacres et crimes économiques perpétrés par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs congolais dans l’Est de la RDC</em> », affirme la déclaration.</p>
<p>L’ADP estime ainsi que la crise qui frappe l’Est du pays depuis plusieurs décennies ne peut être dissociée des enjeux régionaux, des intérêts politiques et du contrôle des ressources naturelles.</p>
<p>Le parti considère que la prise de commandement du FRN par Joseph Kabila est une éloquente manifestation d’une volonté de remettre en cause l’ordre constitutionnel et de reconquérir le pouvoir par la force.</p>
<p>Une accusation lourde, qui s’inscrit dans un climat politique marqué par l’aggravation du conflit dans l’Est et par les tensions entre le pouvoir de Kinshasa et l’ancien régime.</p>
<p><strong>Immunité levée, condamnation à mort : l’ADP défend les décisions visant Kabila</strong></p>
<p>Sur le terrain judiciaire, le parti de Christophe Lutundula apporte également son soutien aux décisions prises à l’encontre de l’ancien président.</p>
<p>Il estime que le Sénat a eu raison de lever l’immunité parlementaire de Joseph Kabila et que la Haute Cour militaire a agi à bon droit en le condamnant à mort par contumace pour plusieurs infractions graves, notamment la haute trahison, l’intelligence avec l’ennemi et la participation à un mouvement insurrectionnel.</p>
<p>La formation politique affirme par ailleurs que les rapports d’experts des Nations unies évoquant des liens entre Joseph Kabila et l’AFC/M23 sont objectifs et crédibles.</p>
<p>Pour l’ADP, ces éléments, mis en perspective avec la création du FRN, renforcent la nécessité d’une réponse politique, sécuritaire et diplomatique à la hauteur des risques qu’elle dénonce.</p>
<p><strong>Tshisekedi au centre d’un front patriotique</strong></p>
<p>Face à ce qu’il décrit comme une menace contre la Nation, l’ADP appelle les Congolais à resserrer les rangs autour du président Félix Tshisekedi et des Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC.</p>
<p>Le message est sans ambiguïté : le parti veut faire de la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale un facteur de rassemblement politique.</p>
<p>« <em>Renforcer le camp de la patrie autour du chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et des Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC </em>», exhorte la déclaration, qui appelle également les Congolais à se tenir prêts à faire échec au FRN.</p>
<p>L’ADP entend ainsi mobiliser au-delà de ses propres rangs, en associant les forces politiques et sociales qui considèrent la préservation de l’unité nationale comme une priorité.</p>
<p>Cette mobilisation s’accompagne d’un soutien explicite au dialogue national convoqué par Félix Tshisekedi. Le parti affirme appuyer, sans réserve, cette initiative présentée comme un cadre destiné à favoriser la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.</p>
<p>Pour l’ADP, le dialogue ne doit donc pas être opposé à la défense du territoire : il doit contribuer à consolider les institutions et à renforcer la capacité du pays à faire face aux menaces sécuritaires.</p>
<p><strong>FARDC et Wazalendo : l’ADP réclame davantage de moyens</strong></p>
<p>Au-delà des déclarations politiques, le parti de Christophe Lutundula adresse des recommandations concrètes au gouvernement congolais.</p>
<p>Il demande un renforcement des effectifs et des moyens financiers des FARDC, ainsi que des groupes Wazalendo qui combattent à leurs côtés contre les groupes armés dans l’Est du pays.</p>
<p>L’ADP plaide également pour que les services de sécurité disposent d’équipements modernes et de capacités opérationnelles suffisantes pour prévenir les attaques, protéger les populations civiles et défendre les frontières nationales.</p>
<p>Cette exigence traduit une conviction centrale de la déclaration : la mobilisation politique doit s’accompagner de moyens militaires et sécuritaires adaptés à la gravité du conflit.</p>
<p>Car, au-delà de la bataille des discours, les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent confrontées aux violences, aux déplacements forcés et aux conséquences économiques et humanitaires de l’insécurité.</p>
<p>Pour le parti de Lutundula, la restauration durable de l’autorité de l’État demeure donc indissociable du renforcement des forces engagées sur le terrain.</p>
<p><strong>ONU, Union africaine, Union européenne : la pression diplomatique doit monter d’un cran</strong></p>
<p>L’offensive de l’ADP ne se limite pas au front intérieur. Le parti veut également porter le combat sur le terrain diplomatique.</p>
<p>Il demande au Conseil de sécurité des Nations unies, à l’Union africaine, aux organisations régionales africaines, à l’Union européenne et aux partenaires internationaux de la RDC de condamner sans équivoque la création du FRN et de renforcer les sanctions contre ses fondateurs.</p>
<p>La formation politique réclame surtout l’application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qu’elle considère comme un instrument essentiel dans la recherche d’une réponse internationale à la crise dans l’Est congolais.</p>
<p>Les États-Unis sont particulièrement interpellés. L’ADP les exhorte à accentuer la pression sur Kigali afin que le Rwanda respecte les engagements pris dans le cadre des accords de Washington signés en juin 2025.</p>
<p>Ce volet diplomatique est stratégique dans l’argumentaire du parti : pour Kinshasa et ses alliés, la réponse à la crise ne peut reposer exclusivement sur les capacités militaires congolaises. Elle doit également passer par une mobilisation internationale capable de peser sur les acteurs régionaux et de faire respecter les engagements pris.</p>
<p><strong>Le FRN, nouveau front d’une confrontation politique et militaire</strong></p>
<p>Le Front pour la Refondation de la Nation a annoncé, le 12 octobre à Goma, mettre fin à l’existence de l’AFC sous cette appellation et s’est donné pour objectif de combattre le pouvoir de Kinshasa « par tous les moyens, y compris la force », selon les éléments rapportés dans les publications consacrées à cette annonce.</p>
<p>Cette orientation revendiquée donne à la création du FRN une portée qui dépasse le simple réaménagement organisationnel d’un mouvement politique ou armé : elle place au premier plan la question de l’usage de la force contre les institutions en place.</p>
<p>Depuis cette annonce, plusieurs personnalités et formations politiques, issues aussi bien de la majorité que de l’opposition, ont dénoncé la démarche de Joseph Kabila. Des figures proches de son ancien parti, le PPRD, se sont également désolidarisées de cette initiative, selon les informations rapportées.</p>
<p>Cette réaction montre que la prise de commandement du FRN par l’ancien président est susceptible de provoquer des repositionnements au sein de la classe politique congolaise, y compris dans les milieux qui lui étaient traditionnellement proches.</p>
<p>Pour l’ADP, l’heure n’est donc plus à l’ambiguïté. Le parti de Christophe Lutundula réaffirme sa fidélité à Félix Tshisekedi et à l’Union sacrée de la Nation, tout en renouvelant son engagement en faveur de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC.</p>
<p><strong>Une mobilisation politique à l’épreuve des résultats</strong></p>
<p>En prenant position aussi fermement contre Joseph Kabila et le FRN, l’ADP entend contribuer à la consolidation du camp présidentiel au moment où la crise sécuritaire demeure l’un des principaux défis de l’État congolais.</p>
<p>Mais la mobilisation politique annoncée devra être évaluée à l’aune des résultats : amélioration de la sécurité des populations, renforcement des capacités des FARDC, restauration de l’autorité de l’État dans les territoires affectés et efficacité de la diplomatie congolaise.</p>
<p>L’enjeu dépasse ainsi le duel politique entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur. Il concerne la capacité des institutions congolaises à protéger les citoyens, à préserver l’unité du pays et à faire respecter sa souveraineté.</p>
<p>En appelant à un front patriotique autour du chef de l’État, l’ADP choisit clairement son camp. Son message à la classe politique, à la population et aux partenaires internationaux tient en une exigence : faire de la défense de la RDC une priorité nationale et obtenir des actes concrets face à la crise dans l’Est.</p>
<p>Reste désormais à savoir si cette nouvelle mobilisation politique contribuera à rapprocher le pays d’une paix durable, ou si elle ouvrira un nouveau chapitre dans une confrontation dont les populations congolaises continuent de payer le prix le plus lourd.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Ph.K</strong></p>
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		<title>RDC : Le regard critique de Paul Nsapu après la création du Front pour la Refondation de la Nation par Joseph Kabila</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 18:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[FRN de Joseph Kabila]]></category>
		<category><![CDATA[Front pour la refondation de la nation]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Nsapu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis Dakar au Sénégal, en marge de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC), Paul Nsapu, met en garde contre les conséquences que pourrait avoir la création du Front [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis Dakar au Sénégal, en marge de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC), Paul Nsapu, met en garde contre les conséquences que pourrait avoir la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) sur la protection des populations civiles et les efforts de paix en République démocratique du Congo.</strong></p>
<p>Cette nouvelle organisation politico-militaire, annoncée le 12 octobre 2026 à Goma et présentée comme étant présidée par l’ancien chef de l’État Joseph Kabila Kabange, intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans l’Est du pays.</p>
<p>S’exprimant à Dakar, en marge de la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), Paul Nsapu a rappelé que toute recomposition politico-militaire doit être appréciée au regard de ses conséquences sur les droits fondamentaux et la sécurité des populations.</p>
<p>Sans se prononcer sur les choix politiques des différents acteurs, la CNDH-RDC estime qu’aucune revendication politique ne peut justifier le recours à la violence armée contre la nation et les populations civiles. L’institution réagit notamment à l’invocation de l’article 64 de la Constitution par les initiateurs du FRN, en soulignant qu’aucune disposition constitutionnelle ne saurait légitimer les violences contre les civils.</p>
<p><strong>La protection des civils au cœur des préoccupations</strong></p>
<p>Face à cette nouvelle configuration, Paul Nsapu appelle les acteurs institutionnels, politiques et armés à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de règlement des différends. Il insiste également sur la nécessité de préserver les engagements pris en faveur du cessez-le-feu et de ne pas compromettre les processus de paix en cours.</p>
<p>Le président de la CNDH-RDC rappelle par ailleurs que le gouvernement congolais a l’obligation de protéger la population sur toute l’étendue du territoire national. Pour l’institution, aucune transformation politique ou militaire ne devrait entraîner une aggravation des souffrances des populations.</p>
<p>Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte marqué par de graves violations des droits humains dans l’Est de la RDC. Les conflits armés continuent d’exposer les civils aux atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, aux déplacements forcés, aux violences sexuelles basées sur le genre, au recrutement d’enfants ainsi qu’à la destruction des biens et des moyens de subsistance.</p>
<p><strong>Justice, libertés fondamentales et lutte contre l’impunité</strong></p>
<p>Au-delà de la situation sécuritaire, Paul Nsapu a réaffirmé les priorités de la CNDH-RDC en matière de justice et de protection des droits humains. L’institution plaide pour le renforcement des enquêtes indépendantes, la poursuite des auteurs présumés de violations graves, la protection des victimes et des témoins, ainsi que la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle et de réparation.</p>
<p>La préservation de l’espace civique figure également parmi les préoccupations de la Commission. La liberté d’expression, la liberté de la presse, le droit de réunion pacifique et la protection des défenseurs des droits humains doivent, selon elle, être garantis, y compris dans les contextes de crise sécuritaire.</p>
<p>Sur le plan politique, la CNDH appelle les acteurs de la majorité comme de l’opposition à privilégier le dialogue, la tolérance démocratique et les voies légales de règlement des différends.</p>
<p><strong>Un appel à la solidarité africaine</strong></p>
<p>En marge de la session de la CADHP, la CNDH-RDC a également plaidé pour une coopération renforcée entre les institutions nationales des droits de l’Homme du continent africain. Paul Nsapu encourage notamment le partage d’expériences, les mécanismes d’alerte précoce, la documentation conjointe des violations et le plaidoyer auprès des instances régionales et internationales.</p>
<p>Pour la CNDH-RDC, une paix durable en République démocratique du Congo ne saurait se limiter à la cessation des hostilités. Elle doit également reposer sur la justice, la vérité, la réparation, la démocratie et le respect de la dignité humaine.</p>
<p>La position exprimée à Dakar place ainsi la protection des populations civiles au centre des préoccupations de l’institution, alors que l’annonce du FRN ouvre une nouvelle séquence dans le paysage politico-militaire congolais.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Dieumerci KANDA</strong></p>
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		<title>RDC-Kwango : un avion s’écrase à Kenge, huit morts signalés dont deux généraux des FARDC et deux députés provinciaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 06:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[INSOLITE]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Crash d'avion à Kenge]]></category>
		<category><![CDATA[mort de deux généraux FARDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KENGE — Un avion de petit porteur s’est écrasé ce vendredi 25 septembre 2026, vers 13h45, dans la commune de Masikita, quartier Manzau, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Selon les informations rapportées par notre correspondant sur place, l’accident aurait fait huit morts. Le drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>KENGE — Un avion de petit porteur s’est écrasé ce vendredi 25 septembre 2026, vers 13h45, dans la commune de Masikita, quartier Manzau, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Selon les informations rapportées par notre correspondant sur place, l’accident aurait fait huit morts.</strong></p>
<p>Le drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi à Kenge. D’après les premières informations recueillies sur place par notre correspondant, un petit avion s’est écrasé aux environs de 13h45 dans la commune de Masikita, quartier Manzau.</p>
<p>Les circonstances exactes de l’accident restent, à ce stade, à établir.</p>
<p><strong>Un appareil en provenance d’Ilebo</strong></p>
<p>Selon les informations communiquées à Kiosque d’Afrique, l’appareil aurait quitté la ville d’Ilebo, dans la province du Kasaï, à destination de Kinshasa.</p>
<p>La destination exacte ainsi que le lieu d’embarquement initial de l’ensemble des personnes présentes à bord demeurent toutefois difficiles à déterminer avec précision dans l’immédiat.</p>
<p>Le nombre exact de passagers et de personnes présentes à bord de l’appareil n’avait pas non plus pu être établi de manière indépendante au moment de la rédaction de cet article.</p>
<p><strong>Huit morts signalés</strong></p>
<p>Le bilan provisoire rapporté par notre correspondant fait état de huit personnes décédées dans cet accident.</p>
<p>Parmi les victimes figureraient deux généraux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que deux députés provinciaux d’Inongo.</p>
<p>Les identités complètes des victimes ainsi que leurs fonctions précises restent à confirmer officiellement par les autorités compétentes.</p>
<p><strong>Des débris et des effets retrouvés sur le lieu du crash</strong></p>
<p>Notre correspondant rapporte également que plusieurs objets ont été retrouvés sur le site de l’accident.</p>
<p>Parmi les éléments signalés figurent notamment des livres ainsi que des poissons, retrouvés à proximité de l’épave.</p>
<p>Ces éléments pourraient renseigner les enquêteurs sur la nature des biens transportés à bord, mais leur présence ne permet pas, à elle seule, de déterminer les circonstances du crash.</p>
<p><strong>La question des infrastructures évoquée sur place</strong></p>
<p>Sur le lieu de l’accident, des témoignages recueillis par notre correspondant évoquent également la question des infrastructures aéronautiques dans la région.</p>
<p>Selon l’un des témoins cités, l’absence d’un aéroport ou d’un aérodrome dans la zone pourrait constituer un élément à examiner dans le cadre des circonstances de cet accident.</p>
<p>Cette information reste toutefois une déclaration recueillie sur place et ne constitue pas, à ce stade, la cause établie du crash.</p>
<p>Une enquête technique devra permettre de déterminer les circonstances exactes de l’accident.</p>
<p><strong>Les autorités attendues sur les circonstances du drame</strong></p>
<p>Après cet accident mortel, les autorités compétentes sont désormais attendues pour apporter des précisions sur plusieurs éléments, notamment l’identité et l’immatriculation de l’appareil, la compagnie ou l’opérateur concerné, le nombre exact de personnes à bord, l’itinéraire du vol ainsi que les circonstances ayant conduit au crash.</p>
<p>Un bilan officiel devrait également permettre de confirmer l’identité des victimes et de préciser les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit.</p>
<p>En attendant ces précisions, Kiosque d’Afrique continue de suivre l’évolution de la situation à Kenge et reste attentif aux informations qui seront communiquées par les autorités compétentes et les services présents sur le terrain.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Timothé NZAMBA</strong></p>
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		<title>RDC-Justice : Les inquiétudes du Caucus de la société civile sur des violations des droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 12:17:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Caucus de la société civile congolaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Caucus des organisations de la société civile congolaise se trouve profondément préoccupé par des cas de menaces et de mauvais traitements dont sont victimes certains acteurs politiques et même des intellectuels et se dit prêt à saisir le Ministre des droits humains et celui de la justice. En effet, plusieurs organisations de la société [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Caucus des organisations de la société civile congolaise se trouve profondément préoccupé par des cas de menaces et de mauvais traitements dont sont victimes certains acteurs politiques et même des intellectuels et se dit prêt à saisir le Ministre des droits humains et celui de la justice.</p>
<p>En effet, plusieurs organisations de la société civile et de défense des droits humains expriment leur vive préoccupation face à des informations faisant état de mauvais traitements en détention, de pressions et de menaces visant certains acteurs politiques ainsi que leurs proches. Elles appellent les autorités à ouvrir des enquêtes et à veiller au strict respect des droits fondamentaux.</p>
<p><strong>Kamizelo : ses avocats dénoncent des actes de torture</strong></p>
<p>Parmi les situations portées à l’attention de la société civile figure celle de Kamizelo, alias « Maîtrisable », présenté comme membre du PPRD, parti de l’ancien président Joseph Kabila.</p>
<p>D’après ses avocats, l’opposant aurait subi des actes de torture durant sa détention au CPRK.</p>
<p>La société civile estime que ces accusations nécessitent une clarification urgente. Elle demande notamment que les conditions de détention de l’intéressé soient examinées et qu’une enquête indépendante puisse déterminer ce qui s’est réellement passé.</p>
<p>Pour les organisations de défense des droits humains, toute personne détenue demeure protégée par la loi et doit être traitée avec dignité. La détention ne peut constituer un cadre permettant des traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>
<p><strong>Les défenseurs des droits humains appellent à la vigilance</strong></p>
<p>Les organisations de la société civile disent également redouter la multiplication de pratiques d’intimidation visant des personnes engagées dans la vie politique ou dans la défense des droits.</p>
<p>Elles insistent sur la nécessité pour les autorités de privilégier les voies judiciaires lorsqu’une personne est soupçonnée d’avoir commis une infraction en lieu et place des arrestations arbitraires et illégales.</p>
<p>Elles mettent particulièrement en garde contre toute pratique consistant à exercer des pressions sur les membres de la famille d’une personne recherchée ou mise en cause.</p>
<p><strong>La famille de Me Nicolas Manga Wembakoy sous pression</strong></p>
<p>La société civile évoque enfin la situation de la famille de Me Nicolas Manga Wembakoy du barreau de Kinshasa/Gombe, qui ferait l’objet de visites répétées à son domicile.</p>
<p>Selon les informations rapportées par les proches, des individus non identifiés se présentant comme des membres des services de sécurité se seraient rendus à plusieurs reprises à la résidence familiale, aussi bien pendant la journée que durant la nuit.</p>
<p>Ces visites seraient accompagnées de menaces et de pressions à l’égard des membres de la famille.</p>
<p>La société civile affirme que, lors d’un épisode récent, les individus concernés auraient été accompagnés de jeunes se réclamant des « Forces du progrès ». Ces derniers auraient tenté de s’en prendre à la résidence de l’avocat.</p>
<p><strong>Des accusations qui alimenteraient les tensions</strong></p>
<p>La société civile indique que cette situation intervient alors que Maître Nicolas Manga Wembakoy serait accusé d’être membre du PPRD de l&rsquo;ancien Président Joseph Kabila et en connivence avec les Mobondo.</p>
<p>Elle souligne que le fait pour Me Nicolas Manga Wembakoy d&rsquo;être catholique ou proche des personnes influentes de cette église ne fait pas de lui un opposant politique.</p>
<p>Ces accusations, souligne-t-elle, doivent être vérifiées et établies par les instances compétentes. Elles ne sauraient justifier, à elles seules, des menaces ou des actes dirigés contre l’avocat ou sa famille. D’ailleurs une ferme agro-pastorale de ce dernier aurait été saboté il y a deux mois.</p>
<p>Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent surtout de ce qu’elles décrivent comme une stratégie visant à atteindre l’entourage familial lorsqu’il est impossible de retrouver directement la personne recherchée.</p>
<p>Elles rappellent, à titre de précédent, le cas de Jacky Ndala, qu’elles considèrent comme révélateur des dangers que peuvent représenter les pressions exercées sur les familles.</p>
<p><strong>Une demande d’enquête et de protection</strong></p>
<p>La société civile invite donc les autorités à prendre au sérieux ces différents signalements et à procéder aux vérifications nécessaires.</p>
<p>Elle demande que les personnes impliquées dans les éventuels actes de torture, menaces ou intimidations soient identifiées et que les responsabilités soient établies conformément à la loi.</p>
<p>Elle appelle également les autorités à assurer la protection de toutes les personnes concernées, notamment Kamizelo, Me Nicolas Manga Wembakoy et leurs familles.</p>
<p>Pour les organisations de défense des droits humains, la lutte contre l’insécurité et la poursuite des personnes soupçonnées d’infractions doivent impérativement s’inscrire dans le cadre légal. Elles estiment que le respect des droits de la défense, de l’intégrité physique et de la sécurité des familles demeure une exigence fondamentale de l’État de droit.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eddy SANDO</strong></p>
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		<title>RDC-Politique : Olivier Kamitatu, l’éternel mouchard porteur des malettes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 20:21:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogue politique inclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble pour la République]]></category>
		<category><![CDATA[Moise Katumbi]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Kamitatu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du perchoir de l’Assemblée nationale au porteur des mallettes, Olivier Kamitatu, renié par son père feu Cléophas Kamitatu, est le prototype tout craché des vassaux politiques. Depuis la rébellion du MLC, ce courtisan laudateur a toujours été caméléon. L’homme passe pour le Sankara de Kunta de tous ses patrons. De Bemba, à Kabila en passant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du perchoir de l’Assemblée nationale au porteur des mallettes, Olivier Kamitatu, renié par son père feu Cléophas Kamitatu, est le prototype tout craché des vassaux politiques. Depuis la rébellion du MLC, ce courtisan laudateur a toujours été caméléon. L’homme passe pour le Sankara de Kunta de tous ses patrons. De Bemba, à Kabila en passant par Katumbi, il arbore toujours le costume de mouchard.</strong></p>
<p>Sur Olivier, Kin Kiey Mulumba et Marie-Ange Mushobekwa, parmi tant d’autres, n’ont exprimé que dégoût, dédain. « Vous avez témoigné à charge contre votre ami d’enfance qui vous avait tout donné. Il aurait pu mourir en prison et vous seriez co-responsable. Vous êtes juste un taureau sans corne », écrivit dans un tweet l’alors ministre des Droits humains. « Et d’ajouter que Kamitatu est né « après la honte ».</p>
<p>À Katumbi de faire attention. Ce traître le trahira comme il a trahi Jean-Pierre Bemba Gombo, authentique fils de son père biologique Jeannot Saolona.</p>
<p>Lâché par Bemba, Kamitatu avec son ADN de mendiant tournait les pouces à l’entreprise de sondage « Bercy », propriété de son ex-femme dont il s’était bombé le poste de DG. L’homme, à l’air d’apatride, au teint brunâtre carbonisé à la lisière du troisième âge, tirant le diable de la fauche par la queue, tout juste comme les rejetons des colons belges abandonnés dans le dédale du Congo des années 1960, a laissé des casseroles sales au ministère du Plan. Il avait détourné des sacs de riz et du ciment, don de la coopération japonaise. Un procès l’attend à son retour au pays. Il est de ces mauvaises fois mêlées à la jalousie de l’épanouissement des autres qui laissent croire à la sorcellerie. D’ailleurs Marie-Ange Mushobekwa n’a-t-elle pas proposé à Olivier des séances de délivrance ? Le flatteur est un proche parent du traître, dit un proverbe ruund. L’opposition devrait être davantage prudente sinon méfiante face à « un personnage aussi ténébreux », pour reprendre l’expression de Lambert Mende Omalanga.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Tshungu Henyi</strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Contrôle technique deux fois par an : à Kinshasa, le calendrier qui risque d’asphyxier davantage les ménages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 14:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle technique à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Bumba]]></category>
		<category><![CDATA[Gode Mpoyi]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Fayulu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure. À Kinshasa, la rentrée scolaire n&#8217;est jamais [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure.</strong></p>
<p>À Kinshasa, la rentrée scolaire n&rsquo;est jamais une période ordinaire. Pour des millions de familles, elle représente déjà un véritable parcours du combattant : frais scolaires, fournitures, uniformes, loyers, alimentation et surtout transport quotidien constituent autant de charges qui pèsent lourdement sur les budgets des ménages.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte particulièrement sensible que s&rsquo;annonce l&rsquo;application d&rsquo;un contrôle technique automobile à raison de deux fois par an. Une mesure qui, sur le principe, peut se justifier au regard des impératifs de sécurité routière, mais dont la fréquence et surtout le calendrier interrogent.</p>
<p>Le débat n&rsquo;est donc pas celui de savoir s&rsquo;il faut ou non contrôler l&rsquo;état des véhicules. La sécurité des usagers de la route ne saurait être remise en cause. La véritable question est plutôt celle-ci : comment appliquer une mesure administrative et parafiscale sans aggraver davantage les difficultés quotidiennes des Kinois ?</p>
<p><strong>Gode Mpoyi : « Évitons l&rsquo;asphyxie »</strong></p>
<p>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, met précisément en garde contre ce qu&rsquo;il considère comme une mesure susceptible de peser davantage sur les opérateurs et les usagers.</p>
<p>Dans son analyse, il reconnaît d&rsquo;abord au Gouvernement le droit d&rsquo;imposer le contrôle technique. Mais il estime que sa fréquence devrait être appréciée en tenant compte de la réalité économique et du caractère saisonnier de certaines charges fiscales et parafiscales.</p>
<p>Pour lui, un contrôle relevant de la parafiscalité devrait s&rsquo;inscrire dans une logique plus cohérente et, à tout le moins, être envisagé une fois par an plutôt que deux fois, afin d&rsquo;éviter une pression financière supplémentaire sur les propriétaires de véhicules et, indirectement, sur les usagers des transports en commun.</p>
<p>Son argument s&rsquo;appuie également sur des pratiques observées dans d&rsquo;autres pays. Il évoque notamment la France, où le contrôle technique des véhicules particuliers intervient généralement selon un cycle de deux ans, ainsi que le Sénégal et le Cameroun, où la périodicité annuelle constitue une référence pour plusieurs catégories de véhicules, avec des régimes particuliers pour les poids lourds.</p>
<p>Au-delà de la comparaison internationale, c&rsquo;est donc la question de la proportionnalité de la mesure qui est posée.</p>
<p><strong>Martin Fayulu et d&rsquo;autres voix tirent également la sonnette d&rsquo;alarme</strong></p>
<p>Cette préoccupation dépasse désormais le seul cercle des experts ou des acteurs du secteur des transports.</p>
<p>Martin Fayulu fait également partie des voix politiques qui alertent sur les conséquences que pourrait avoir cette mesure sur une population déjà confrontée à une forte pression économique.</p>
<p>Son intervention contribue à élargir le débat : une politique publique peut être pertinente dans son principe et devenir problématique lorsqu&rsquo;elle est appliquée sans tenir suffisamment compte du contexte social dans lequel elle intervient.</p>
<p>Or, c&rsquo;est précisément ce contexte qui devrait retenir l&rsquo;attention des autorités kinoises.</p>
<p><strong>Le vrai problème : le calendrier</strong></p>
<p>À quelques semaines de la rentrée scolaire, le choix du moment interpelle.</p>
<p>Pour un parent kinois, la priorité est actuellement de réunir les moyens nécessaires pour envoyer ses enfants à l&rsquo;école. Chaque dépense supplémentaire est susceptible de modifier un budget familial déjà difficilement équilibré.</p>
<p>Or, le transport constitue l&rsquo;une des principales dépenses quotidiennes de nombreux ménages.</p>
<p>Si les propriétaires de véhicules de transport doivent supporter des frais supplémentaires liés au contrôle technique, aux éventuelles réparations imposées pour obtenir la conformité et aux autres formalités administratives, il existe un risque évident que le coût de cette opération soit progressivement répercuté sur le prix du transport.</p>
<p>Et lorsque le transport augmente, c&rsquo;est toute la chaîne de consommation qui est touchée.</p>
<p>Le commerçant qui doit se déplacer paie davantage. Le fonctionnaire qui emprunte plusieurs moyens de transport voit ses dépenses augmenter. L&rsquo;élève ou l&rsquo;étudiant doit prévoir davantage pour ses déplacements. Le petit entrepreneur qui dépend de son véhicule voit ses marges se réduire.</p>
<p>Une mesure apparemment technique peut donc avoir des conséquences profondément sociales.</p>
<p><strong>Kinshasa ne peut pas appliquer des textes sans regarder la réalité</strong></p>
<p>C&rsquo;est ici que la responsabilité des autorités provinciales et nationales est engagée.</p>
<p>Gouverner ne consiste pas uniquement à prendre des décisions conformes aux textes. Il faut également être capable de mesurer le moment, le coût social et les effets indirects de leur application.</p>
<p>Kinshasa possède ses propres réalités : embouteillages chroniques, insuffisance des transports publics, vétusté d&rsquo;une partie du parc automobile, faibles revenus d&rsquo;une grande partie de la population et dépendance de nombreux ménages à l&rsquo;économie informelle.</p>
<p>Dans ces conditions, une mesure qui augmente les charges des transporteurs peut rapidement se transformer en problème pour l&rsquo;ensemble de la population.</p>
<p>Il serait donc souhaitable que les autorités examinent la possibilité d&rsquo;un calendrier d&rsquo;application progressif et mieux adapté, particulièrement pour cette période de rentrée scolaire.</p>
<p><strong>Sécurité routière oui, asphyxie économique non</strong></p>
<p>Personne ne devrait défendre l&rsquo;idée que des véhicules dangereux puissent circuler librement sur les routes de Kinshasa.</p>
<p>Le contrôle technique participe à la sécurité des conducteurs, des passagers et des autres usagers de la route. Sur ce point, le principe ne devrait pas être contesté.</p>
<p>Mais entre le contrôle nécessaire d&rsquo;un véhicule et la multiplication des charges administratives qui peuvent en découler, il existe une marge qu&rsquo;une bonne politique publique doit savoir apprécier.</p>
<p>La sécurité routière ne doit pas devenir un facteur supplémentaire d&rsquo;asphyxie économique.</p>
<p>Le Gouvernement et les autorités de Kinshasa disposent donc d&rsquo;une marge pour ajuster la mise en œuvre de cette mesure : revoir la périodicité, différer certaines échéances, prévoir des mécanismes adaptés aux catégories de véhicules ou encore éviter que la rentrée scolaire ne coïncide avec une nouvelle pression financière sur les familles.</p>
<p><strong>L&rsquo;annualité budgétaire, mais surtout la réalité sociale</strong></p>
<p>L&rsquo;argument avancé autour de l&rsquo;annualité budgétaire et de la périodicité des prélèvements mérite également d&rsquo;être clarifié dans le débat public.</p>
<p>Une politique fiscale ou parafiscale efficace doit être prévisible, lisible et proportionnée. Elle doit permettre à l&rsquo;État et aux provinces de mobiliser des recettes sans étouffer ceux qui les produisent.</p>
<p>C&rsquo;est toute la difficulté de l&rsquo;équation congolaise : comment financer le fonctionnement des institutions et des services publics sans multiplier les prélèvements au point de réduire davantage la capacité des ménages et des opérateurs économiques ?</p>
<p>Le débat sur le contrôle technique offre finalement l&rsquo;occasion de poser cette question plus large.</p>
<p><strong>Aux autorités : écouter avant de sanctionner</strong></p>
<p>La rentrée scolaire approche. Les familles kinoises ont déjà suffisamment de préoccupations.</p>
<p>Il serait donc politiquement et socialement prudent que les autorités de la ville de Kinshasa évaluent les conséquences de la mesure avant d&rsquo;en imposer pleinement l&rsquo;application.</p>
<p>Pourquoi ne pas organiser une concertation avec les transporteurs, les associations des usagers, les experts de la sécurité routière et les représentants des consommateurs ?</p>
<p>Pourquoi ne pas examiner la possibilité d&rsquo;un calendrier qui évite de concentrer plusieurs charges sur les ménages au même moment ?</p>
<p>Pourquoi ne pas tirer profit des expériences d&rsquo;autres pays avant de retenir une périodicité définitive ?</p>
<p>L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne se mesure pas seulement à sa capacité d&rsquo;imposer une décision. Elle se mesure également à sa capacité d&rsquo;entendre les signaux d&rsquo;alarme et d&rsquo;adapter son action aux réalités de la population.</p>
<p>Le contrôle technique peut être une nécessité. Mais deux fois par an, au moment où les familles kinoises s&rsquo;apprêtent à affronter les dépenses de la rentrée scolaire, le choix du calendrier mérite pour le moins d&rsquo;être réexaminé.</p>
<p>À Kinshasa, l&rsquo;heure n&rsquo;est peut-être pas à ajouter une nouvelle pression aux budgets familiaux, mais à trouver le juste équilibre entre sécurité routière, recettes publiques, activité économique et pouvoir d&rsquo;achat des citoyens.</p>
<p>Car derrière chaque véhicule soumis au contrôle, il y a souvent un chauffeur, une famille, des enfants à scolariser et un revenu quotidien à préserver.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal TSHIYOMBO</strong></p>
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		<item>
		<title>GENOCOST et Ebola : la RDC face à l&#8217;épreuve de la mémoire et de la résilience (Édito.)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[ebola en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Genocost]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&#8217;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&#8217;un de l&#8217;autre, ils renvoient pourtant à une même [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&rsquo;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils renvoient pourtant à une même exigence : celle d&rsquo;un État capable de protéger ses citoyens, de défendre leur dignité et de garantir leur avenir.</strong></p>
<p>Le 02 août, Journée nationale de célébration du GENOCOST a ravivé la mémoire des millions de Congolais tués depuis près de trois décennies dans les conflits qui déchirent l&rsquo;Est du pays. Cette journée n&rsquo;a pas seulement été un moment de recueillement. Elle a surtout rappelé que la mémoire n&rsquo;a de sens que si elle débouche sur la justice.</p>
<p>Pendant longtemps, les souffrances des populations congolaises ont peiné à trouver un véritable écho sur la scène internationale. Aujourd&rsquo;hui, la bataille ne consiste plus uniquement à faire connaître l&rsquo;ampleur des crimes commis, mais à construire un dossier diplomatique et juridique suffisamment solide pour obtenir la reconnaissance de ces atrocités, combattre l&rsquo;impunité et ouvrir la voie à d&rsquo;éventuelles réparations. Ce combat exige de la constance, de la cohérence et une mobilisation de tous les leviers de l&rsquo;État.</p>
<p>Mais la diplomatie, aussi indispensable soit-elle, ne saurait constituer l&rsquo;unique réponse aux défis sécuritaires du pays. Les violences qui continuent de frapper les populations de l&rsquo;Est rappellent que la paix se construit autant autour des tables de négociation que sur la capacité d&rsquo;un État à assurer efficacement la défense de son territoire et la protection de ses citoyens. Les initiatives diplomatiques et les efforts militaires doivent donc avancer de manière complémentaire plutôt que s&rsquo;opposer.</p>
<p>Au même moment, dans le Nord-Kivu, la lutte contre la 17ᵉ épidémie d&rsquo;Ebola envoie des signaux encourageants avec la guérison de nouveaux patients. Une évolution qui confirme le professionnalisme des équipes sanitaires congolaises, devenues au fil des années une référence dans la gestion de cette maladie.</p>
<p>Ces avancées ne doivent cependant pas masquer les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la riposte. Les retards dans le paiement des primes ou les insuffisances logistiques risquent d&rsquo;affaiblir un dispositif qui repose avant tout sur l&rsquo;engagement d&rsquo;hommes et de femmes présents quotidiennement au chevet des malades et dans les communautés exposées.</p>
<p>Au fond, ces deux dossiers racontent une même histoire : celle d&rsquo;un pays qui refuse de céder face aux épreuves. D&rsquo;un côté, la RDC poursuit son combat pour que les crimes commis contre ses populations soient enfin reconnus à leur juste mesure par la communauté internationale. De l&rsquo;autre, elle démontre, à travers sa réponse aux épidémies, sa capacité à développer une expertise sanitaire reconnue malgré des moyens souvent limités.</p>
<p>Le véritable défi consiste désormais à transformer ces avancées ponctuelles en politiques durables. Car un peuple qui préserve sa mémoire sans obtenir justice demeure vulnérable, tout comme un système de santé qui remporte des victoires contre les épidémies sans garantir des conditions de travail dignes à ceux qui les combattent.</p>
<p>Pour la RDC, le temps n&rsquo;est plus aux discours symboliques. Il est à la consolidation des institutions, au renforcement de la diplomatie, à la montée en puissance des capacités de défense et à l&rsquo;investissement dans un système de santé résilient. C&rsquo;est à ce prix que le pays pourra progressivement tourner les pages les plus douloureuses de son histoire et construire un avenir à la hauteur des aspirations de son peuple.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>Dialogue politique &#8211; La RDC à la croisée des chemins : privilégier l’adhésion plutôt que la fusion (Tribune) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision. Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision.</strong></p>
<p>Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens de l’intérêt supérieur de la Nation.</p>
<p>Quel que soit le contexte ou les circonstances qui conduiront à un dialogue national, celui-ci ne devrait pas aboutir à une logique de fusion, mais plutôt à une démarche d’adhésion aux valeurs, aux institutions et aux principes fondamentaux de la République.</p>
<p>L’expérience des accords de Sun City demeure une leçon importante de notre histoire. En privilégiant la fusion des différentes forces plutôt que l’adhésion à l’État et à ses institutions, ces accords ont permis à certaines personnes, dont l’attachement à la République démocratique du Congo était contesté, d’accéder à des fonctions sensibles et stratégiques.</p>
<p>Cette approche a également envoyé un signal dangereux : celui selon lequel la prise des armes pouvait constituer un moyen d’accéder aux responsabilités nationales.</p>
<p>Cette dynamique a encouragé, au fil des années, d’autres mouvements armés à renforcer leurs effectifs dans l’espoir qu’un nouveau dialogue conduise à une nouvelle fusion, qui leur permettrait d’intégrer les forces républicaines, voire d’occuper des postes de responsabilité. Ce schéma s’est observé avec différents groupes armés, notamment, plus récemment, le M23, qui s’y attendait aussi, mais en vain.</p>
<p>Aujourd’hui, il est impératif de tirer les leçons du passé. C’est pourquoi j’en appelle à tous ceux qui auront la responsabilité de participer au futur dialogue national : bannissons de nos discours et de nos décisions le concept de fusion au profit de celui d’adhésion.</p>
<p>L’adhésion implique l’acceptation pleine et entière des valeurs républicaines, de la Constitution, des institutions de la République et du principe de souveraineté nationale. Elle permet de consolider l’unité du pays, voulue et défendue par le président de la République, chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi, sans compromettre l’autorité de l’État ni être perçue comme une démarche discriminatoire.</p>
<p>Le dialogue demeure un instrument essentiel de résolution des crises. Il doit être salué et accueilli avec responsabilité par toutes les filles et tous les fils de la République démocratique du Congo. Notre histoire est jalonnée de dialogues qui ont marqué l’évolution de notre Nation.<br />
Il nous appartient aujourd’hui d’en tirer les enseignements afin que les conclusions de celui qui s’annonce contribuent durablement à la paix, à la stabilité et au renforcement de notre souveraineté.<br />
Que vive la République démocratique du Congo ! Que vive son peuple !</p>
<p><strong>Me Claude Kabi Batasema/Analyste politique</strong></p>
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