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	<title>Kiosque d&#039;Afrique, Auteur à Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<title>Kiosque d&#039;Afrique, Auteur à Kiosque d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>RDC-Justice : Les inquiétudes du Caucus de la société civile sur des violations des droits humains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 12:17:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[Caucus de la société civile congolaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Caucus des organisations de la société civile congolaise se trouve profondément préoccupé par des cas de menaces et de mauvais traitements dont sont victimes certains acteurs politiques et même des intellectuels et se dit prêt à saisir le Ministre des droits humains et celui de la justice. En effet, plusieurs organisations de la société [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Caucus des organisations de la société civile congolaise se trouve profondément préoccupé par des cas de menaces et de mauvais traitements dont sont victimes certains acteurs politiques et même des intellectuels et se dit prêt à saisir le Ministre des droits humains et celui de la justice.</p>
<p>En effet, plusieurs organisations de la société civile et de défense des droits humains expriment leur vive préoccupation face à des informations faisant état de mauvais traitements en détention, de pressions et de menaces visant certains acteurs politiques ainsi que leurs proches. Elles appellent les autorités à ouvrir des enquêtes et à veiller au strict respect des droits fondamentaux.</p>
<p><strong>Kamizelo : ses avocats dénoncent des actes de torture</strong></p>
<p>Parmi les situations portées à l’attention de la société civile figure celle de Kamizelo, alias « Maîtrisable », présenté comme membre du PPRD, parti de l’ancien président Joseph Kabila.</p>
<p>D’après ses avocats, l’opposant aurait subi des actes de torture durant sa détention au CPRK.</p>
<p>La société civile estime que ces accusations nécessitent une clarification urgente. Elle demande notamment que les conditions de détention de l’intéressé soient examinées et qu’une enquête indépendante puisse déterminer ce qui s’est réellement passé.</p>
<p>Pour les organisations de défense des droits humains, toute personne détenue demeure protégée par la loi et doit être traitée avec dignité. La détention ne peut constituer un cadre permettant des traitements cruels, inhumains ou dégradants.</p>
<p><strong>Les défenseurs des droits humains appellent à la vigilance</strong></p>
<p>Les organisations de la société civile disent également redouter la multiplication de pratiques d’intimidation visant des personnes engagées dans la vie politique ou dans la défense des droits.</p>
<p>Elles insistent sur la nécessité pour les autorités de privilégier les voies judiciaires lorsqu’une personne est soupçonnée d’avoir commis une infraction en lieu et place des arrestations arbitraires et illégales.</p>
<p>Elles mettent particulièrement en garde contre toute pratique consistant à exercer des pressions sur les membres de la famille d’une personne recherchée ou mise en cause.</p>
<p><strong>La famille de Me Nicolas Manga Wembakoy sous pression</strong></p>
<p>La société civile évoque enfin la situation de la famille de Me Nicolas Manga Wembakoy du barreau de Kinshasa/Gombe, qui ferait l’objet de visites répétées à son domicile.</p>
<p>Selon les informations rapportées par les proches, des individus non identifiés se présentant comme des membres des services de sécurité se seraient rendus à plusieurs reprises à la résidence familiale, aussi bien pendant la journée que durant la nuit.</p>
<p>Ces visites seraient accompagnées de menaces et de pressions à l’égard des membres de la famille.</p>
<p>La société civile affirme que, lors d’un épisode récent, les individus concernés auraient été accompagnés de jeunes se réclamant des « Forces du progrès ». Ces derniers auraient tenté de s’en prendre à la résidence de l’avocat.</p>
<p><strong>Des accusations qui alimenteraient les tensions</strong></p>
<p>La société civile indique que cette situation intervient alors que Maître Nicolas Manga Wembakoy serait accusé d’être membre du PPRD de l&rsquo;ancien Président Joseph Kabila et en connivence avec les Mobondo.</p>
<p>Elle souligne que le fait pour Me Nicolas Manga Wembakoy d&rsquo;être catholique ou proche des personnes influentes de cette église ne fait pas de lui un opposant politique.</p>
<p>Ces accusations, souligne-t-elle, doivent être vérifiées et établies par les instances compétentes. Elles ne sauraient justifier, à elles seules, des menaces ou des actes dirigés contre l’avocat ou sa famille. D’ailleurs une ferme agro-pastorale de ce dernier aurait été saboté il y a deux mois.</p>
<p>Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent surtout de ce qu’elles décrivent comme une stratégie visant à atteindre l’entourage familial lorsqu’il est impossible de retrouver directement la personne recherchée.</p>
<p>Elles rappellent, à titre de précédent, le cas de Jacky Ndala, qu’elles considèrent comme révélateur des dangers que peuvent représenter les pressions exercées sur les familles.</p>
<p><strong>Une demande d’enquête et de protection</strong></p>
<p>La société civile invite donc les autorités à prendre au sérieux ces différents signalements et à procéder aux vérifications nécessaires.</p>
<p>Elle demande que les personnes impliquées dans les éventuels actes de torture, menaces ou intimidations soient identifiées et que les responsabilités soient établies conformément à la loi.</p>
<p>Elle appelle également les autorités à assurer la protection de toutes les personnes concernées, notamment Kamizelo, Me Nicolas Manga Wembakoy et leurs familles.</p>
<p>Pour les organisations de défense des droits humains, la lutte contre l’insécurité et la poursuite des personnes soupçonnées d’infractions doivent impérativement s’inscrire dans le cadre légal. Elles estiment que le respect des droits de la défense, de l’intégrité physique et de la sécurité des familles demeure une exigence fondamentale de l’État de droit.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Eddy SANDO</strong></p>
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		<title>RDC-Politique : Olivier Kamitatu, l’éternel mouchard porteur des malettes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 20:21:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogue politique inclusif]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble pour la République]]></category>
		<category><![CDATA[Moise Katumbi]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Kamitatu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du perchoir de l’Assemblée nationale au porteur des mallettes, Olivier Kamitatu, renié par son père feu Cléophas Kamitatu, est le prototype tout craché des vassaux politiques. Depuis la rébellion du MLC, ce courtisan laudateur a toujours été caméléon. L’homme passe pour le Sankara de Kunta de tous ses patrons. De Bemba, à Kabila en passant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du perchoir de l’Assemblée nationale au porteur des mallettes, Olivier Kamitatu, renié par son père feu Cléophas Kamitatu, est le prototype tout craché des vassaux politiques. Depuis la rébellion du MLC, ce courtisan laudateur a toujours été caméléon. L’homme passe pour le Sankara de Kunta de tous ses patrons. De Bemba, à Kabila en passant par Katumbi, il arbore toujours le costume de mouchard.</strong></p>
<p>Sur Olivier, Kin Kiey Mulumba et Marie-Ange Mushobekwa, parmi tant d’autres, n’ont exprimé que dégoût, dédain. « Vous avez témoigné à charge contre votre ami d’enfance qui vous avait tout donné. Il aurait pu mourir en prison et vous seriez co-responsable. Vous êtes juste un taureau sans corne », écrivit dans un tweet l’alors ministre des Droits humains. « Et d’ajouter que Kamitatu est né « après la honte ».</p>
<p>À Katumbi de faire attention. Ce traître le trahira comme il a trahi Jean-Pierre Bemba Gombo, authentique fils de son père biologique Jeannot Saolona.</p>
<p>Lâché par Bemba, Kamitatu avec son ADN de mendiant tournait les pouces à l’entreprise de sondage « Bercy », propriété de son ex-femme dont il s’était bombé le poste de DG. L’homme, à l’air d’apatride, au teint brunâtre carbonisé à la lisière du troisième âge, tirant le diable de la fauche par la queue, tout juste comme les rejetons des colons belges abandonnés dans le dédale du Congo des années 1960, a laissé des casseroles sales au ministère du Plan. Il avait détourné des sacs de riz et du ciment, don de la coopération japonaise. Un procès l’attend à son retour au pays. Il est de ces mauvaises fois mêlées à la jalousie de l’épanouissement des autres qui laissent croire à la sorcellerie. D’ailleurs Marie-Ange Mushobekwa n’a-t-elle pas proposé à Olivier des séances de délivrance ? Le flatteur est un proche parent du traître, dit un proverbe ruund. L’opposition devrait être davantage prudente sinon méfiante face à « un personnage aussi ténébreux », pour reprendre l’expression de Lambert Mende Omalanga.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Tshungu Henyi</strong></p>
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		<title>RDC &#8211; Contrôle technique deux fois par an : à Kinshasa, le calendrier qui risque d’asphyxier davantage les ménages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 14:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle technique à Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Bumba]]></category>
		<category><![CDATA[Gode Mpoyi]]></category>
		<category><![CDATA[Martin Fayulu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure. À Kinshasa, la rentrée scolaire n&#8217;est jamais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre la rentrée scolaire, le coût du transport et la pression sur le pouvoir d’achat, la décision d’imposer deux contrôles techniques annuels aux véhicules soulève des interrogations. Des voix politiques, dont celles de Gode Mpoyi et Martin Fayulu, appellent à davantage de réalisme dans l’application de cette mesure.</strong></p>
<p>À Kinshasa, la rentrée scolaire n&rsquo;est jamais une période ordinaire. Pour des millions de familles, elle représente déjà un véritable parcours du combattant : frais scolaires, fournitures, uniformes, loyers, alimentation et surtout transport quotidien constituent autant de charges qui pèsent lourdement sur les budgets des ménages.</p>
<p>C&rsquo;est dans ce contexte particulièrement sensible que s&rsquo;annonce l&rsquo;application d&rsquo;un contrôle technique automobile à raison de deux fois par an. Une mesure qui, sur le principe, peut se justifier au regard des impératifs de sécurité routière, mais dont la fréquence et surtout le calendrier interrogent.</p>
<p>Le débat n&rsquo;est donc pas celui de savoir s&rsquo;il faut ou non contrôler l&rsquo;état des véhicules. La sécurité des usagers de la route ne saurait être remise en cause. La véritable question est plutôt celle-ci : comment appliquer une mesure administrative et parafiscale sans aggraver davantage les difficultés quotidiennes des Kinois ?</p>
<p><strong>Gode Mpoyi : « Évitons l&rsquo;asphyxie »</strong></p>
<p>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Assemblée provinciale de Kinshasa, Gode Mpoyi, met précisément en garde contre ce qu&rsquo;il considère comme une mesure susceptible de peser davantage sur les opérateurs et les usagers.</p>
<p>Dans son analyse, il reconnaît d&rsquo;abord au Gouvernement le droit d&rsquo;imposer le contrôle technique. Mais il estime que sa fréquence devrait être appréciée en tenant compte de la réalité économique et du caractère saisonnier de certaines charges fiscales et parafiscales.</p>
<p>Pour lui, un contrôle relevant de la parafiscalité devrait s&rsquo;inscrire dans une logique plus cohérente et, à tout le moins, être envisagé une fois par an plutôt que deux fois, afin d&rsquo;éviter une pression financière supplémentaire sur les propriétaires de véhicules et, indirectement, sur les usagers des transports en commun.</p>
<p>Son argument s&rsquo;appuie également sur des pratiques observées dans d&rsquo;autres pays. Il évoque notamment la France, où le contrôle technique des véhicules particuliers intervient généralement selon un cycle de deux ans, ainsi que le Sénégal et le Cameroun, où la périodicité annuelle constitue une référence pour plusieurs catégories de véhicules, avec des régimes particuliers pour les poids lourds.</p>
<p>Au-delà de la comparaison internationale, c&rsquo;est donc la question de la proportionnalité de la mesure qui est posée.</p>
<p><strong>Martin Fayulu et d&rsquo;autres voix tirent également la sonnette d&rsquo;alarme</strong></p>
<p>Cette préoccupation dépasse désormais le seul cercle des experts ou des acteurs du secteur des transports.</p>
<p>Martin Fayulu fait également partie des voix politiques qui alertent sur les conséquences que pourrait avoir cette mesure sur une population déjà confrontée à une forte pression économique.</p>
<p>Son intervention contribue à élargir le débat : une politique publique peut être pertinente dans son principe et devenir problématique lorsqu&rsquo;elle est appliquée sans tenir suffisamment compte du contexte social dans lequel elle intervient.</p>
<p>Or, c&rsquo;est précisément ce contexte qui devrait retenir l&rsquo;attention des autorités kinoises.</p>
<p><strong>Le vrai problème : le calendrier</strong></p>
<p>À quelques semaines de la rentrée scolaire, le choix du moment interpelle.</p>
<p>Pour un parent kinois, la priorité est actuellement de réunir les moyens nécessaires pour envoyer ses enfants à l&rsquo;école. Chaque dépense supplémentaire est susceptible de modifier un budget familial déjà difficilement équilibré.</p>
<p>Or, le transport constitue l&rsquo;une des principales dépenses quotidiennes de nombreux ménages.</p>
<p>Si les propriétaires de véhicules de transport doivent supporter des frais supplémentaires liés au contrôle technique, aux éventuelles réparations imposées pour obtenir la conformité et aux autres formalités administratives, il existe un risque évident que le coût de cette opération soit progressivement répercuté sur le prix du transport.</p>
<p>Et lorsque le transport augmente, c&rsquo;est toute la chaîne de consommation qui est touchée.</p>
<p>Le commerçant qui doit se déplacer paie davantage. Le fonctionnaire qui emprunte plusieurs moyens de transport voit ses dépenses augmenter. L&rsquo;élève ou l&rsquo;étudiant doit prévoir davantage pour ses déplacements. Le petit entrepreneur qui dépend de son véhicule voit ses marges se réduire.</p>
<p>Une mesure apparemment technique peut donc avoir des conséquences profondément sociales.</p>
<p><strong>Kinshasa ne peut pas appliquer des textes sans regarder la réalité</strong></p>
<p>C&rsquo;est ici que la responsabilité des autorités provinciales et nationales est engagée.</p>
<p>Gouverner ne consiste pas uniquement à prendre des décisions conformes aux textes. Il faut également être capable de mesurer le moment, le coût social et les effets indirects de leur application.</p>
<p>Kinshasa possède ses propres réalités : embouteillages chroniques, insuffisance des transports publics, vétusté d&rsquo;une partie du parc automobile, faibles revenus d&rsquo;une grande partie de la population et dépendance de nombreux ménages à l&rsquo;économie informelle.</p>
<p>Dans ces conditions, une mesure qui augmente les charges des transporteurs peut rapidement se transformer en problème pour l&rsquo;ensemble de la population.</p>
<p>Il serait donc souhaitable que les autorités examinent la possibilité d&rsquo;un calendrier d&rsquo;application progressif et mieux adapté, particulièrement pour cette période de rentrée scolaire.</p>
<p><strong>Sécurité routière oui, asphyxie économique non</strong></p>
<p>Personne ne devrait défendre l&rsquo;idée que des véhicules dangereux puissent circuler librement sur les routes de Kinshasa.</p>
<p>Le contrôle technique participe à la sécurité des conducteurs, des passagers et des autres usagers de la route. Sur ce point, le principe ne devrait pas être contesté.</p>
<p>Mais entre le contrôle nécessaire d&rsquo;un véhicule et la multiplication des charges administratives qui peuvent en découler, il existe une marge qu&rsquo;une bonne politique publique doit savoir apprécier.</p>
<p>La sécurité routière ne doit pas devenir un facteur supplémentaire d&rsquo;asphyxie économique.</p>
<p>Le Gouvernement et les autorités de Kinshasa disposent donc d&rsquo;une marge pour ajuster la mise en œuvre de cette mesure : revoir la périodicité, différer certaines échéances, prévoir des mécanismes adaptés aux catégories de véhicules ou encore éviter que la rentrée scolaire ne coïncide avec une nouvelle pression financière sur les familles.</p>
<p><strong>L&rsquo;annualité budgétaire, mais surtout la réalité sociale</strong></p>
<p>L&rsquo;argument avancé autour de l&rsquo;annualité budgétaire et de la périodicité des prélèvements mérite également d&rsquo;être clarifié dans le débat public.</p>
<p>Une politique fiscale ou parafiscale efficace doit être prévisible, lisible et proportionnée. Elle doit permettre à l&rsquo;État et aux provinces de mobiliser des recettes sans étouffer ceux qui les produisent.</p>
<p>C&rsquo;est toute la difficulté de l&rsquo;équation congolaise : comment financer le fonctionnement des institutions et des services publics sans multiplier les prélèvements au point de réduire davantage la capacité des ménages et des opérateurs économiques ?</p>
<p>Le débat sur le contrôle technique offre finalement l&rsquo;occasion de poser cette question plus large.</p>
<p><strong>Aux autorités : écouter avant de sanctionner</strong></p>
<p>La rentrée scolaire approche. Les familles kinoises ont déjà suffisamment de préoccupations.</p>
<p>Il serait donc politiquement et socialement prudent que les autorités de la ville de Kinshasa évaluent les conséquences de la mesure avant d&rsquo;en imposer pleinement l&rsquo;application.</p>
<p>Pourquoi ne pas organiser une concertation avec les transporteurs, les associations des usagers, les experts de la sécurité routière et les représentants des consommateurs ?</p>
<p>Pourquoi ne pas examiner la possibilité d&rsquo;un calendrier qui évite de concentrer plusieurs charges sur les ménages au même moment ?</p>
<p>Pourquoi ne pas tirer profit des expériences d&rsquo;autres pays avant de retenir une périodicité définitive ?</p>
<p>L&rsquo;autorité de l&rsquo;État ne se mesure pas seulement à sa capacité d&rsquo;imposer une décision. Elle se mesure également à sa capacité d&rsquo;entendre les signaux d&rsquo;alarme et d&rsquo;adapter son action aux réalités de la population.</p>
<p>Le contrôle technique peut être une nécessité. Mais deux fois par an, au moment où les familles kinoises s&rsquo;apprêtent à affronter les dépenses de la rentrée scolaire, le choix du calendrier mérite pour le moins d&rsquo;être réexaminé.</p>
<p>À Kinshasa, l&rsquo;heure n&rsquo;est peut-être pas à ajouter une nouvelle pression aux budgets familiaux, mais à trouver le juste équilibre entre sécurité routière, recettes publiques, activité économique et pouvoir d&rsquo;achat des citoyens.</p>
<p>Car derrière chaque véhicule soumis au contrôle, il y a souvent un chauffeur, une famille, des enfants à scolariser et un revenu quotidien à préserver.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Éden-Pascal TSHIYOMBO</strong></p>
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		<title>GENOCOST et Ebola : la RDC face à l&#8217;épreuve de la mémoire et de la résilience (Édito.)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[ebola en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Genocost]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&#8217;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&#8217;un de l&#8217;autre, ils renvoient pourtant à une même [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;actualité congolaise remet une fois de plus en lumière deux réalités qui façonnent le destin de la République démocratique du Congo : les blessures encore ouvertes des conflits armés dans l&rsquo;Est du pays et la menace persistante des crises sanitaires. Si ces deux combats paraissent éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre, ils renvoient pourtant à une même exigence : celle d&rsquo;un État capable de protéger ses citoyens, de défendre leur dignité et de garantir leur avenir.</strong></p>
<p>Le 02 août, Journée nationale de célébration du GENOCOST a ravivé la mémoire des millions de Congolais tués depuis près de trois décennies dans les conflits qui déchirent l&rsquo;Est du pays. Cette journée n&rsquo;a pas seulement été un moment de recueillement. Elle a surtout rappelé que la mémoire n&rsquo;a de sens que si elle débouche sur la justice.</p>
<p>Pendant longtemps, les souffrances des populations congolaises ont peiné à trouver un véritable écho sur la scène internationale. Aujourd&rsquo;hui, la bataille ne consiste plus uniquement à faire connaître l&rsquo;ampleur des crimes commis, mais à construire un dossier diplomatique et juridique suffisamment solide pour obtenir la reconnaissance de ces atrocités, combattre l&rsquo;impunité et ouvrir la voie à d&rsquo;éventuelles réparations. Ce combat exige de la constance, de la cohérence et une mobilisation de tous les leviers de l&rsquo;État.</p>
<p>Mais la diplomatie, aussi indispensable soit-elle, ne saurait constituer l&rsquo;unique réponse aux défis sécuritaires du pays. Les violences qui continuent de frapper les populations de l&rsquo;Est rappellent que la paix se construit autant autour des tables de négociation que sur la capacité d&rsquo;un État à assurer efficacement la défense de son territoire et la protection de ses citoyens. Les initiatives diplomatiques et les efforts militaires doivent donc avancer de manière complémentaire plutôt que s&rsquo;opposer.</p>
<p>Au même moment, dans le Nord-Kivu, la lutte contre la 17ᵉ épidémie d&rsquo;Ebola envoie des signaux encourageants avec la guérison de nouveaux patients. Une évolution qui confirme le professionnalisme des équipes sanitaires congolaises, devenues au fil des années une référence dans la gestion de cette maladie.</p>
<p>Ces avancées ne doivent cependant pas masquer les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la riposte. Les retards dans le paiement des primes ou les insuffisances logistiques risquent d&rsquo;affaiblir un dispositif qui repose avant tout sur l&rsquo;engagement d&rsquo;hommes et de femmes présents quotidiennement au chevet des malades et dans les communautés exposées.</p>
<p>Au fond, ces deux dossiers racontent une même histoire : celle d&rsquo;un pays qui refuse de céder face aux épreuves. D&rsquo;un côté, la RDC poursuit son combat pour que les crimes commis contre ses populations soient enfin reconnus à leur juste mesure par la communauté internationale. De l&rsquo;autre, elle démontre, à travers sa réponse aux épidémies, sa capacité à développer une expertise sanitaire reconnue malgré des moyens souvent limités.</p>
<p>Le véritable défi consiste désormais à transformer ces avancées ponctuelles en politiques durables. Car un peuple qui préserve sa mémoire sans obtenir justice demeure vulnérable, tout comme un système de santé qui remporte des victoires contre les épidémies sans garantir des conditions de travail dignes à ceux qui les combattent.</p>
<p>Pour la RDC, le temps n&rsquo;est plus aux discours symboliques. Il est à la consolidation des institutions, au renforcement de la diplomatie, à la montée en puissance des capacités de défense et à l&rsquo;investissement dans un système de santé résilient. C&rsquo;est à ce prix que le pays pourra progressivement tourner les pages les plus douloureuses de son histoire et construire un avenir à la hauteur des aspirations de son peuple.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>Dialogue politique &#8211; La RDC à la croisée des chemins : privilégier l’adhésion plutôt que la fusion (Tribune) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision. Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La République démocratique du Congo se trouve, une fois de plus, à un tournant décisif de son histoire, où la conscience, l’intelligence et le patriotisme doivent guider chaque décision.</strong></p>
<p>Si tous les Congolais aspirent à la paix, cette aspiration ne doit en aucun cas nous faire renoncer à l’objectivité, à la lucidité et au sens de l’intérêt supérieur de la Nation.</p>
<p>Quel que soit le contexte ou les circonstances qui conduiront à un dialogue national, celui-ci ne devrait pas aboutir à une logique de fusion, mais plutôt à une démarche d’adhésion aux valeurs, aux institutions et aux principes fondamentaux de la République.</p>
<p>L’expérience des accords de Sun City demeure une leçon importante de notre histoire. En privilégiant la fusion des différentes forces plutôt que l’adhésion à l’État et à ses institutions, ces accords ont permis à certaines personnes, dont l’attachement à la République démocratique du Congo était contesté, d’accéder à des fonctions sensibles et stratégiques.</p>
<p>Cette approche a également envoyé un signal dangereux : celui selon lequel la prise des armes pouvait constituer un moyen d’accéder aux responsabilités nationales.</p>
<p>Cette dynamique a encouragé, au fil des années, d’autres mouvements armés à renforcer leurs effectifs dans l’espoir qu’un nouveau dialogue conduise à une nouvelle fusion, qui leur permettrait d’intégrer les forces républicaines, voire d’occuper des postes de responsabilité. Ce schéma s’est observé avec différents groupes armés, notamment, plus récemment, le M23, qui s’y attendait aussi, mais en vain.</p>
<p>Aujourd’hui, il est impératif de tirer les leçons du passé. C’est pourquoi j’en appelle à tous ceux qui auront la responsabilité de participer au futur dialogue national : bannissons de nos discours et de nos décisions le concept de fusion au profit de celui d’adhésion.</p>
<p>L’adhésion implique l’acceptation pleine et entière des valeurs républicaines, de la Constitution, des institutions de la République et du principe de souveraineté nationale. Elle permet de consolider l’unité du pays, voulue et défendue par le président de la République, chef de l’État, Son Excellence Félix Tshisekedi, sans compromettre l’autorité de l’État ni être perçue comme une démarche discriminatoire.</p>
<p>Le dialogue demeure un instrument essentiel de résolution des crises. Il doit être salué et accueilli avec responsabilité par toutes les filles et tous les fils de la République démocratique du Congo. Notre histoire est jalonnée de dialogues qui ont marqué l’évolution de notre Nation.<br />
Il nous appartient aujourd’hui d’en tirer les enseignements afin que les conclusions de celui qui s’annonce contribuent durablement à la paix, à la stabilité et au renforcement de notre souveraineté.<br />
Que vive la République démocratique du Congo ! Que vive son peuple !</p>
<p><strong>Me Claude Kabi Batasema/Analyste politique</strong></p>
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		<item>
		<title>Dialogue politique en RDC : la plateforme AB se mobilise derrière Félix Tshisekedi et tend la main à l&#8217;unité nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 15:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Agissons et bâtissons]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Lutundula]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique inclusif en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Lwando]]></category>
		<category><![CDATA[Loi référendaire]]></category>
		<category><![CDATA[Sama Lukonde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plateforme politique, Dynamique Agissons et Bâtissons, AB, affiche clairement ses ambitions politiques. Réunis ce dimanche 26 juillet à Kinshasa, les principaux animateurs de ce regroupement membre de l&#8217;Union sacrée de la Nation ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, tout en exprimant leur disponibilité à accompagner le dialogue politique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La plateforme politique, Dynamique Agissons et Bâtissons, AB, affiche clairement ses ambitions politiques. Réunis ce dimanche 26 juillet à Kinshasa, les principaux animateurs de ce regroupement membre de l&rsquo;Union sacrée de la Nation ont réaffirmé leur soutien au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, tout en exprimant leur disponibilité à accompagner le dialogue politique voulu par le Chef de l&rsquo;État.</strong></p>
<p>C&rsquo;est dans le cadre du prestigieux Golden Tulip Hôtel que le Président et autorité morale de la plateforme, Jean-Michel Sama Lukonde, a convoqué une importante réunion stratégique réunissant élus nationaux, sénateurs, membres du Gouvernement ainsi que les cadres des partis politiques composant AB.</p>
<p>Au total, 48 députés nationaux et 17 sénateurs ont répondu présents à cette mobilisation politique qui intervient à un moment particulièrement important de la vie nationale, marqué notamment par les discussions autour du dialogue politique et de la loi référendaire.</p>
<p><strong>Une plateforme politique soudée autour des priorités nationales</strong></p>
<p>Fondée en septembre 2023, la Dynamique Agissons et Bâtissons s&rsquo;est imposée comme l&rsquo;un des principaux regroupements politiques de la majorité présidentielle. Elle compte dans ses rangs plusieurs personnalités politiques de premier plan, notamment Christophe Lutundula Apala pen&rsquo;Apala, Modeste Mutinga, Guy Loando et Muhindo Nzangi.</p>
<p>Au cours des échanges, le Présidium du regroupement a mis sur la table trois principaux sujets : l&rsquo;état des lieux de la marche du regroupement, les grands dossiers politiques du moment – notamment le dialogue national et la loi référendaire – ainsi que les questions liées à la discipline et à la cohésion internes.</p>
<p>Les discussions, qualifiées de franches et ouvertes, ont permis aux participants de réaffirmer leur volonté de consolider les liens entre les élus, le Présidium et les membres du Gouvernement. Une démarche qui traduit la volonté du regroupement de parler d&rsquo;une seule voix sur les grands enjeux nationaux.</p>
<p><strong>L&rsquo;ouverture au dialogue politique comme mot d&rsquo;ordre</strong></p>
<p>Au-delà du soutien politique au Chef de l&rsquo;État, la rencontre a surtout mis en lumière l&rsquo;adhésion de la plateforme AB à la démarche de dialogue politique prônée par Félix Tshisekedi.</p>
<p>À l&rsquo;heure où la République démocratique du Congo fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment l&rsquo;agression rwandaise dans sa partie orientale, le regroupement estime que le dialogue constitue un cadre privilégié pour rassembler les forces vives de la Nation autour des questions d&rsquo;intérêt national.</p>
<p>L&rsquo;objectif affiché est clair : favoriser l&rsquo;unité des Congolais afin de renforcer la cohésion nationale face aux menaces qui pèsent sur le pays. Pour AB, les divergences politiques ne doivent pas constituer un frein à la recherche des solutions communes lorsque l&rsquo;intérêt supérieur de la Nation est en jeu.</p>
<p>Le message lancé par Jean-Michel Sama Lukonde à l&rsquo;issue des travaux est sans équivoque : « Rester disponibles pour la République. Les divergences se règlent dans la discipline. »</p>
<p><strong>Une mobilisation qui se poursuivra sur le terrain</strong></p>
<p>À la veille des vacances parlementaires, le regroupement politique entend désormais porter ce message auprès de sa base militante, tant à Kinshasa que dans les différentes provinces du pays.</p>
<p>Le Présidium a annoncé la mise en place de mécanismes réguliers d&rsquo;échanges destinés à renforcer la dynamique politique du regroupement sur le terrain. Une stratégie qui vise à accompagner les grandes orientations politiques du Président de la République et à sensibiliser davantage les militants sur les enjeux du dialogue national.</p>
<p>En se positionnant en faveur du dialogue politique et de l&rsquo;unité nationale, la plateforme AB envoie ainsi un signal fort : celui d&rsquo;une majorité présidentielle qui entend privilégier le rassemblement des Congolais autour des questions essentielles de souveraineté, de paix et de développement.</p>
<p>La rencontre s&rsquo;est clôturée dans une ambiance conviviale autour d&rsquo;un dîner offert par le Présidium du regroupement, scellant une mobilisation que ses responsables veulent désormais transformer en action politique au service de la République.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC – Assainissement de la ville de Kinshasa : Au-delà de l&#8217;euphorie et l&#8217;espoir suscité, voici ce que vous devez dire à Félix Tshisekedi (Édito.)</title>
		<link>https://kiosquedafrique.com/rdc-assainissement-de-la-ville-de-kinshasa-au-dela-de-leuphorie-et-lespoir-suscite-voici-ce-que-vous-devez-dire-a-felix-tshisekedi-edito/actualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:37:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Assainissement de la ville de Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Général Kasongo]]></category>
		<category><![CDATA[KASONGO kabwiki]]></category>
		<category><![CDATA[les bâtisseurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&#8217;espoir que d&#8217;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&#8217;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs semaines, Kinshasa assiste à une opération qui suscite autant d&rsquo;espoir que d&rsquo;enthousiasme. À travers la Task Force présidentielle chargée de l&rsquo;assainissement de la capitale, les « bâtisseurs » – ces jeunes autrefois assimilés aux tristement célèbres kuluna – ont investi les principales artères de la ville pour redonner à Kinshasa une image plus digne de son statut de capitale de la République démocratique du Congo.</strong></p>
<p>Le constat est visible à l&rsquo;œil nu. Le long du boulevard Lumumba, l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entrée de la ville, les montagnes de déchets qui défiguraient le paysage ont disparu. Sachets plastiques, bouteilles abandonnées, immondices de toutes sortes ont été évacués. Les marchés pirates et les occupations anarchiques des arrêts de bus ont été démantelés, permettant aux piétons de circuler librement et aux usagers de retrouver un minimum d&rsquo;ordre dans l&rsquo;espace public.</p>
<p>Pour une ville souvent citée parmi les capitales les plus insalubres du continent, cette transformation constitue une véritable bouffée d&rsquo;oxygène. Les Kinois, habitués à vivre au milieu des déchets, saluent majoritairement la qualité du travail accompli. Pour beaucoup, cette opération démontre qu&rsquo;avec de la volonté politique, il est possible de changer le visage de Kinshasa.</p>
<p>Il faut reconnaître à sa juste valeur cette initiative impulsée par le Président Félix Tshisekedi. Car au-delà de l&rsquo;aspect esthétique, une ville propre est aussi un facteur de santé publique. L&rsquo;évacuation des déchets contribue à réduire les risques de propagation de nombreuses maladies liées à l&rsquo;insalubrité, notamment le choléra, la typhoïde, les maladies diarrhéiques et d&rsquo;autres infections favorisées par la prolifération des déchets et des eaux stagnantes.</p>
<p>Cependant, au-delà de l&rsquo;euphorie légitime qui accompagne cette opération, une question fondamentale mérite d&rsquo;être posée : pour combien de temps ?</p>
<p>Car assainir Kinshasa n&rsquo;est pas une opération de quelques jours. Il ne suffit pas de débarrasser les rues des déchets pour changer durablement les comportements qui ont conduit à cette situation. Pendant des décennies, les Kinois ont été habitués à jeter sachets, bouteilles, emballages et autres détritus dans les rues, les caniveaux ou les espaces publics, souvent sans aucune sanction.</p>
<p>Cette réalité traduit une faiblesse plus profonde : l&rsquo;absence ou l&rsquo;insuffisance de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État dans l&rsquo;application des règles élémentaires de salubrité publique. Une ville ne devient pas propre uniquement grâce à une campagne ponctuelle. Elle le demeure lorsque des mécanismes permanents de contrôle, de sensibilisation et de sanction existent et fonctionnent efficacement.</p>
<p><strong>C&rsquo;est ici que se situe la principale limite de l&rsquo;opération actuelle.</strong></p>
<p>À force de mettre en avant la Task Force présidentielle et les bâtisseurs, l&rsquo;on risque de reléguer au second plan les structures étatiques qui ont pourtant la responsabilité légale et permanente de veiller à la propreté de la ville. Où sont les bourgmestres ? Quel est le rôle des chefs de quartiers et des chefs d&rsquo;avenues ? Comment la Police nationale congolaise est-elle associée au maintien de l&rsquo;ordre urbain ? Quelles sont les capacités réelles des services d&rsquo;assainissement de la ville de Kinshasa ?</p>
<p>Ces institutions ne peuvent rester de simples spectatrices d&rsquo;une opération qui concerne directement leurs missions quotidiennes.</p>
<p>Si le gouvernement veut véritablement transformer cette initiative en succès durable, il doit impérativement renforcer ces structures. Les bourgmestres doivent disposer des moyens nécessaires pour contrôler leurs communes. Les chefs de quartiers et d&rsquo;avenues doivent être responsabilisés et associés à la sensibilisation des populations. La police doit être en mesure de faire respecter les règles de salubrité et de sanctionner les comportements inciviques. Les services d&rsquo;assainissement doivent être équipés en matériels adéquats et bénéficier de ressources humaines et financières suffisantes pour assurer un suivi permanent.</p>
<p>Sans cet accompagnement institutionnel, le risque est grand de voir les déchets réapparaître progressivement dès que les bâtisseurs quitteront les lieux. L&rsquo;histoire récente de Kinshasa est malheureusement riche en opérations spectaculaires qui ont produit des résultats visibles à court terme avant de s&rsquo;essouffler faute de mécanismes de suivi.</p>
<p>Le Président Félix Tshisekedi, initiateur de cette démarche, a aujourd&rsquo;hui l&rsquo;opportunité de transformer une opération d&rsquo;assainissement en véritable réforme de gouvernance urbaine. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas seulement de nettoyer Kinshasa, mais de créer les conditions permettant à la ville de rester propre durablement.</p>
<p>La responsabilité n&rsquo;incombe toutefois pas uniquement aux autorités. Les citoyens ont également leur part à jouer. Une ville propre commence par des comportements responsables. Aucun gouvernement, aucune Task Force, aucun bâtisseur ne pourra maintenir durablement la propreté de Kinshasa si les habitants continuent à considérer la rue comme une poubelle à ciel ouvert.</p>
<p>Le défi est donc collectif. Il exige une nouvelle culture citoyenne fondée sur le respect de l&rsquo;espace public, mais également un État capable d&rsquo;imposer l&rsquo;autorité, de faire respecter les règles et de sanctionner les contrevenants.</p>
<p>L&rsquo;heure est venue de dépasser l&rsquo;émotion et les applaudissements. L&rsquo;heure est venue de construire une stratégie durable.</p>
<p>Car la véritable réussite de cette opération ne se mesurera pas au nombre de tonnes de déchets évacuées aujourd&rsquo;hui, mais à la capacité de Kinshasa à demeurer propre dans six mois, dans un an ou dans cinq ans.</p>
<p>C&rsquo;est à cette condition que l&rsquo;espoir actuellement suscité par les bâtisseurs se transformera en héritage durable pour les générations futures.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O.</strong></p>
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		<title>RDC : La ville morte du C64, un signal politique que le pouvoir ne peut ignorer ! (Édito) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[ANALYSE]]></category>
		<category><![CDATA[ÉDITORIAL]]></category>
		<category><![CDATA[C4]]></category>
		<category><![CDATA[journée ville morte en RDC]]></category>
		<category><![CDATA[La coalition C64]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&#8217;appel de la coalition de l&#8217;opposition C64 constitue bien plus qu&#8217;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&#8217;état d&#8217;esprit d&#8217;une partie importante [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026 à l&rsquo;appel de la coalition de l&rsquo;opposition C64 constitue bien plus qu&rsquo;une simple démonstration de force politique. Au-delà des querelles partisanes autour de la révision ou du changement de la Constitution, cette mobilisation apparaît comme un véritable baromètre de l&rsquo;état d&rsquo;esprit d&rsquo;une partie importante de la population congolaise face à l&rsquo;évolution de la gouvernance du pays.</strong></p>
<p>Dans plusieurs villes du pays, particulièrement à Kinshasa, la baisse sensible des activités économiques, la fermeture de nombreux commerces et la réduction de la circulation ont témoigné d&rsquo;une adhésion significative à ce mot d&rsquo;ordre de l&rsquo;opposition. Quelles que soient les interprétations que l&rsquo;on puisse en faire, le fait politique demeure : une partie des Congolais a choisi d&rsquo;exprimer son désaccord avec les initiatives institutionnelles actuellement portées par le Président Félix Tshisekedi et sa majorité de l&rsquo;Union sacrée.</p>
<p><strong>Au-delà de la Constitution, l&rsquo;expression d&rsquo;un malaise plus profond</strong></p>
<p>Officiellement, le C64 justifie cette mobilisation par son opposition à toute tentative de modification de l&rsquo;actuelle Constitution, notamment des dispositions protégées par l&rsquo;article 220 qui limitent à deux le nombre de mandats présidentiels.</p>
<p>L&rsquo;opposition estime que le débat actuel sur la réforme constitutionnelle pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de ce verrou institutionnel et permettre au chef de l&rsquo;État de briguer un troisième mandat. Une lecture que rejette catégoriquement le pouvoir, lequel soutient qu&rsquo;il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;adapter la Loi fondamentale aux réalités contemporaines de la RDC.</p>
<p>Mais sur le terrain, le message envoyé par les citoyens semble dépasser largement la seule question constitutionnelle.</p>
<p>De nombreux Congolais expriment aujourd&rsquo;hui des préoccupations plus immédiates : le coût de la vie, le chômage des jeunes, la dégradation du pouvoir d&rsquo;achat, la corruption persistante, la qualité des services publics et surtout l&rsquo;insécurité qui continue de ravager l&rsquo;Est du pays.</p>
<p>Pour une partie de l&rsquo;opinion, l&rsquo;ouverture d&rsquo;un débat constitutionnel dans un contexte aussi difficile apparaît comme une priorité mal choisie.</p>
<p><strong>Les messages que les politiques doivent entendre</strong></p>
<p>La journée ville morte a envoyé plusieurs signaux que la classe politique, majorité comme opposition, aurait tort d&rsquo;ignorer.</p>
<p><em><strong>Premier message : la Constitution demeure un sujet sensible</strong></em></p>
<p>Les Congolais gardent en mémoire les crises politiques qui ont marqué l&rsquo;histoire récente du pays autour des questions de limitation des mandats et de succession présidentielle.</p>
<p>Toute initiative touchant à l&rsquo;architecture institutionnelle suscite naturellement méfiance et inquiétude.</p>
<p><em><strong>Deuxième message : l&rsquo;Est du pays reste la priorité nationale</strong></em></p>
<p>Pendant que le débat politique se concentre sur la Constitution, des millions de Congolais de l&rsquo;Est continuent de vivre sous la menace des violences armées.</p>
<p>La progression de l&rsquo;AFC/M23, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda, demeure la principale préoccupation sécuritaire du pays.</p>
<p>Pour beaucoup de citoyens, la reconquête de l&rsquo;intégrité territoriale devrait constituer l&rsquo;urgence absolue de toutes les institutions.</p>
<p><em><strong>Troisième message : la population réclame davantage d&rsquo;écoute</strong></em></p>
<p>La mobilisation observée traduit également un besoin de dialogue. Une partie de la population estime que les grandes décisions engageant l&rsquo;avenir du pays devraient faire l&rsquo;objet de consultations plus larges et plus inclusives.</p>
<p><em><strong>Quatrième message : la démocratie congolaise reste vivante</strong></em></p>
<p>L&rsquo;expression pacifique d&rsquo;un désaccord politique, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;inscrit dans le respect des lois et sans violence, constitue également une preuve de vitalité démocratique. Les autorités comme l&rsquo;opposition doivent préserver cet acquis précieux.</p>
<p><strong>Le risque d&rsquo;une polarisation dangereuse</strong></p>
<p>Le principal danger aujourd&rsquo;hui réside dans la radicalisation progressive des positions.</p>
<p>D&rsquo;un côté, une majorité qui considère toute contestation comme une opposition systématique à son action. De l&rsquo;autre, une opposition qui voit dans chaque initiative institutionnelle une stratégie de conservation du pouvoir.</p>
<p>Cette dynamique risque d&rsquo;alimenter un climat de méfiance permanente et de détourner les énergies nationales des défis prioritaires.</p>
<p>Dans un pays confronté à une guerre à l&rsquo;Est, à des défis économiques considérables et à d&rsquo;importantes attentes sociales, une crise politique majeure pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale.</p>
<p><strong>Quelles solutions pour éviter le chaos ?</strong></p>
<p>La RDC dispose encore de plusieurs leviers pour prévenir une escalade politique.</p>
<p>La première piste consiste à instaurer un dialogue politique sincère entre majorité, opposition, société civile, confessions religieuses et autres forces vives de la nation. Les questions institutionnelles ne peuvent être durablement réglées sans consensus minimum.</p>
<p>La deuxième consiste à clarifier publiquement les objectifs réels de toute réforme constitutionnelle envisagée. La transparence reste le meilleur antidote contre les soupçons.</p>
<p>La troisième piste est de replacer la sécurité nationale au centre des priorités gouvernementales. L&rsquo;opinion attend avant tout des résultats tangibles sur la situation dans l&rsquo;Est.</p>
<p>Enfin, l&rsquo;ensemble des acteurs politiques gagneraient à adopter un discours de responsabilité. La RDC a davantage besoin de rassemblement que d&rsquo;affrontements politiques permanents.</p>
<p><strong>Une alerte démocratique plutôt qu&rsquo;une victoire politique</strong></p>
<p>Au final, la journée ville morte du 3 juin 2026 ne doit être ni présentée comme une victoire définitive de l&rsquo;opposition ni minimisée par le pouvoir.</p>
<p>Elle constitue avant tout une alerte démocratique adressée à l&rsquo;ensemble de la classe politique congolaise.</p>
<p>Le véritable enseignement de cette mobilisation est que de nombreux citoyens souhaitent être entendus sur les grandes orientations du pays. Ignorer ce message reviendrait à alimenter davantage les frustrations dans un contexte national déjà marqué par les défis sécuritaires et économiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire récente de la RDC montre que les crises les plus coûteuses sont souvent celles qui auraient pu être évitées par l&rsquo;écoute, le dialogue et le respect mutuel des institutions.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Philippe KAZADI O. </strong></p>
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		<title>Accord migratoire RDC–Etats-Unis : au-delà du débat politique, la remise en question des capacités de l’administration publique congolaise s&#8217;impose (TRIBUNE) </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 22:07:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[Accord migratoire entre Washington et Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Byamungu]]></category>
		<category><![CDATA[politologue et spécialiste des politiques publiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat suscité par l’accord migratoire conclu entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis sur l’accueil de personnes expulsées a provoque une onde de choc dans l’opinion publique. En effet, jusqu&#8217;à présent, les discussions se sont cristallisées sur les implications diplomatiques, la souveraineté ou le symbole politique de cet accord. Pourtant, au-delà des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le débat suscité par l’accord migratoire conclu entre la République démocratique du Congo et les Etats-Unis sur l’accueil de personnes expulsées a provoque une onde de choc dans l’opinion publique. </strong></p>
<p>En effet, jusqu&rsquo;à présent, les discussions se sont cristallisées sur les implications diplomatiques, la souveraineté ou le symbole politique de cet accord. Pourtant, au-delà des controverses, une question de fond demeure largement inexplorée : l’administration publique congolaise dispose-t-elle de la capacité opérationnelle nécessaire pour transformer cet engagement international en une politique publique efficace et sécurisée ?</p>
<p>​Dans l&rsquo;architecture de l&rsquo;Etat, la signature d’un accord n’est que l’acte de naissance d’une intention. Sa réalité concrète, elle, dépend exclusivement de la capacité administrative. Autrement dit, un accord international ne devient effectif que lorsque la machine bureaucratique est capable d&rsquo;en assurer l&rsquo;application méthodique sur le terrain. ​Le défi de l’identification et de l’interopérabilité.</p>
<p>Dans le cas présent, le premier défi est celui de la fiabilité des procédures d’identification. La gestion de flux de personnes expulsées exige une vérification rigoureuse de la nationalité et du statut juridique. Cela suppose une interopérabilité réelle entre les services de l’immigration (DGM), les services de sécurité (ANR) et les services de l’état civil. Sans un fichier national biométrique interconnecté et des protocoles de certification fiable, l&rsquo;Etat s&rsquo;expose à des incertitudes administratives majeures qui pourraient fragiliser la sécurité sur le territoire national.</p>
<p>​Une telle politique implique également un monitoring administratif rigoureux. Au-delà de l&rsquo;accueil initial, l&rsquo;Etat doit être en mesure d’organiser l’encadrement de ces personnes et de veiller au respect des lois nationales. Cela nécessite une coordination horizontale entre plusieurs portefeuilles ministériels : Intérieur, Justice, Affaires étrangères et Affaires sociales.</p>
<p>Deuxième défi est que ​l&rsquo; absence de mécanismes de suivi structurés risquerait de transformer une gestion migratoire en une source de tensions sociales. La question n’est donc pas seulement de savoir « si » nous devons accueillir, mais « comment » l’administration compte gérer la trajectoire de ces individus une fois sur le sol congolais.</p>
<p>​Le troisième défi est celui de la soutenabilité financière. Une politique publique sans moyens au préalable est une politique de papier. L’accueil et la réinsertion éventuelle de personnes expulsées nécessitent des infrastructures adaptées et des ressources logistiques pérennes. L’administration dispose-t-elle déjà de lignes budgétaires dédiées ou de mécanismes de transfert de fonds transparents, soumis aux règles du contrôle de gestion, pour couvrir ces coûts opérationnels sans grever d&rsquo;autres secteurs essentiels ?</p>
<p>​Ce débat nous rappelle une réalité fondamentale de la science politique : *la force d’un Etat ne se mesure pas à l’audace de ses annonces internationales, mais à sa capacité à les exécuter de manière cohérente*. Un Etat peut conclure les accords les plus ambitieux, mais si sa capacité organisationnelle fait défaut, ces engagements resteront théoriques ou, pire, contre-productifs.</p>
<p>​Pour la République démocratique du Congo, cette situation doit être vue comme un révélateur. La capacité de l’Etat à mettre en œuvre des politiques complexes dépend de facteurs précis : la clarté des procédures, la disponibilité des ressources humaines qualifiées et l’efficacité des mécanismes de contrôle.</p>
<p>​En définitive, le débat autour de l’accord RDC-USA doit sortir de la sphère émotionnelle pour ouvrir une réflexion profonde sur la modernisation de notre fonction publique. C’est une opportunité de placer le renforcement des capacités administratives au cœur de la gouvernance de l’Etat ​car, en dernière analyse, au-delà des traités et des discours, c’est l’efficacité et la rigueur de l’administration qui déterminent, au quotidien, la crédibilité réelle et l’autorité de l’Etat face à ses partenaires et face à ses propres citoyens.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>​Par Jean-Claude Byamungu Politologue et analyste des politiques publiques</strong></p>
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		<title>Kinshasa-OSCEP : Sous l’impulsion du DG Benoît Patrice TUPA KAMANGO, le mois de la femme a été clôturé avec faste </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kiosque d'Afrique]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:50:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Nation]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le mois de la femme]]></category>
		<category><![CDATA[OSCEP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy. Organisée [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://kiosquedafrique.com/kinshasa-oscep-sous-limpulsion-du-dg-benoit-patrice-tupa-kamango-le-mois-de-la-femme-a-ete-cloture-avec-faste/actualite/">Kinshasa-OSCEP : Sous l’impulsion du DG Benoît Patrice TUPA KAMANGO, le mois de la femme a été clôturé avec faste </a> est apparu en premier sur <a href="https://kiosquedafrique.com">Kiosque d&#039;Afrique</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les femmes de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle, OSCEP en acronyme, ont pris part ce mardi 07 avril 2026 à une grande cérémonie de clôture du mois de la femme au CEPAS à Gombe, en présence du Directeur Général adjoint de cet établissement public, le Professeur-Pasteur, SEDZO LOMBO Laddy.</strong></p>
<p>Organisée sous l’impulsion du Directeur Général, le Procureur Général Benoît Patrice TUPA KAMANGO qui y a été représenté par son adjoint, cette activité a réuni les femmes de l’OSCEP évoluant dans la ville-province de Kinshasa sous la coordination éclairée de la Directrice Chargée de l’Administration et des Finances, madame Rosy MANDJELANI. Le thème retenu a été : Droits garantis, autonomisation durable des filles et femmes de la République Démocratique du Congo.</p>
<p>Après l’hymne national, le Professeur SEDZO a ouvert la cérémonie par un discours interpellateur aussi bien à l’ensemble des agents et cadres féminins de l’OSCEP, qu&rsquo;à l’ensemble des hommes et femmes du monde entier:  » cette journée revêt pour nous un triple appel: d&rsquo;abord du point de vue de Droit, nous pensons que la communauté internationale et les gouvernements du monde entier doivent garantir l’égalité dans l’éducation, dans le travail, la santé et la participation citoyenne; ensuite du point de vue de la Justice, nous en appelons au renforcement du système judiciaire afin que la parole de la femme soit entendue et surtout respectée ; enfin du point de vue de l’action, il faut mobiliser les institutions, les communautés, et chacun de nous pour transformer les engagements en réalités tangibles »; a-t-il confié.</p>
<p>Dans son mot de circonstance, madame Rosy MANDJELANI n’a fait renchérir les vœux exprimés par le DGA en invitant particulièrement ses collègues collaboratrices à s’approprier les connaissances et les valeurs transcendantales partagées dans ce forum: » nous avons l’obligeance de faire de ce cadre espace de réflexion et d&rsquo;engagement. Un lieu où les idées se transforment en solutions concrètes ; où les valeurs que nous défendons prennent corps dans nos actions quotidiennes ». Car, ajoute-t-elle, « il ne peut y avoir de véritable promotion des droits des femmes sans intégrité ; et il ne peut y avoir d’égalité sans Justice ». « Il ne peut y avoir de développement durable sans gouvernance éthique « ; a-t-elle conclu.</p>
<p>En dehors des discours protocolaires, quelques moments forts ayant marqué cette journée ont été consacrés à deux exposés:</p>
<p>Le premier, avec la Cheffe de Division Études et Planification, madame NTUMBA KALALA Sylvia, a porté sur les mécanismes permettant de passer des textes à la réalité pour que les droits des femmes soient réellement garantis au quotidien. Ce, en circonscrivant son intervention dans le volet « droits des femmes ».</p>
<p>Le second avec la Cheffe de Bureau de la Division: Promotion des Valeurs, madame UAYIKANI LOSANI Solange, s’est attelé sur<br />
L’autonomisation de la femme. Cette dernière a démontré comment une autonomie financière et professionnelle solide est le seul gage d’un développement durable pour la femme.</p>
<p>Avant de proceder au jeu des questions-réponses, l’assistance s’est vue enrichie par la projection de deux interviews que Me Nadia KITAMBALA et madame Marilyne KAPINGA KALONJI avaient accordé à l’équipe de presse de l’OSCEP sur leur autonomie tous azimuts.</p>
<p>Il sied de noter que cette activité du reste saluée par l’ensemble du personnel OSCEP à commencer par son Directeur Général, a été rendu possible grâce à l’appui financier d’un des grands partenaires de l’OSCEP dans le terrain de lutte contre la corruption qu’est l’Inspection Générale des Finances, IGF en sigle.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Raphaël OMOMBO</strong></p>
<p>Cet article <a href="https://kiosquedafrique.com/kinshasa-oscep-sous-limpulsion-du-dg-benoit-patrice-tupa-kamango-le-mois-de-la-femme-a-ete-cloture-avec-faste/actualite/">Kinshasa-OSCEP : Sous l’impulsion du DG Benoît Patrice TUPA KAMANGO, le mois de la femme a été clôturé avec faste </a> est apparu en premier sur <a href="https://kiosquedafrique.com">Kiosque d&#039;Afrique</a>.</p>
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