Dans une capitale où l’électricité demeure un enjeu quotidien, la réactivité devient un symbole d’espoir. Après six jours d’un noir pesant, les habitants de Maluku voient enfin renaître la lumière grâce à une intervention express de la Société Nationale d’Électricité (SNEL). À la manœuvre : son Directeur Général, le professeur, docteur, ingénieur Teddy Lwamba, dont l’engagement de proximité commence à redessiner le rapport entre la population et le service public de l’électricité.
Une semaine d’angoisse et d’insécurité latente
Depuis l’incendie de la cabine électrique de Mokako, survenu le 24 novembre 2025, les rues de Maluku ont vécu au rythme d’une obscurité totale. Une obscurité pesante, synonyme non seulement d’inconfort, mais aussi de vulnérabilité :
- Commerces arrêtés,
- réfrigérateurs éteints,
- communications perturbées,
- et surtout montée du sentiment d’insécurité, les nuits devenant trop longues et trop silencieuses.
Dans cette zone périphérique de Kinshasa, où l’accès régulier à l’électricité est déjà un défi, cette panne généralisée a rappelé la fragilité des infrastructures locales.
Teddy Lwamba sur le terrain : le DG qui « ne se repose plus le dimanche »
Ce dimanche 30 novembre, la situation a basculé. Loin de la gestion distante parfois reprochée aux autorités techniques, le DG de la SNEL, Teddy Lwamba, a enfilé ses bottes et s’est rendu personnellement sur le lieu du sinistre.
Ce déplacement symbolique et opérationnel est devenu la marque de fabrique du nouveau management de la SNEL : agir vite, agir sur place, agir pour restaurer la confiance.
Autour de lui, les équipes techniques ont travaillé sous un soleil écrasant pour préparer l’installation d’un transformateur de 13 MVA, un véritable colosse de métal, promesse d’un renouveau énergétique pour la commune.
Un transformateur, un symbole, un souffle nouveau
Lorsque l’appareil imposant a été mis en place, un vent d’espoir a traversé les quartiers de Monaco, Mokako, Maluku, Ikelé, Mandungu et Ikelé.
Les habitants, longtemps résignés, ont laissé éclater leur soulagement : sourires, applaudissements, prières. Pour eux, cette opération n’est pas seulement un dépannage — c’est la preuve que leurs besoins sont désormais entendus.
La lumière comme outil de sécurité et de développement
Le retour progressif de l’électricité dans ces zones reculées de Kinshasa ne représente pas seulement un confort :
- La sécurité nocturne sera renforcée, avec moins de zones d’ombre propices aux actes criminels.
- Les petits commerces pourront reprendre leurs activités, vitales pour l’économie locale.
- Les foyers retrouvent stabilité et dignité, dans une ville où la lumière reste un luxe pour certains quartiers périphériques.
Grâce à cette intervention rapide, les habitants espèrent voir enfin se réduire les inégalités entre les quartiers centraux et ceux situés aux confins de la capitale.
Une SNEL “nouvelle version” ?
Depuis sa prise de fonction, Teddy Lwamba se démarque par une approche tournée vers le terrain et l’action directe. À Maluku comme dans d’autres communes reculées, sa priorité semble claire : offrir de l’électricité à tous, sans distinction géographique, et moderniser un réseau longtemps réputé pour ses failles.
Cette opération réussie pourrait bien représenter l’un des premiers jalons d’une SNEL rénovée, plus proche des réalités et plus connectée aux besoins des populations.
Avec la renaissance de la lumière à Maluku, c’est aussi une lueur d’espoir qui s’allume dans le cœur des Kinois, convaincus qu’un service public efficace peut encore exister — pourvu qu’il soit porté par des dirigeants déterminés à agir.
Philippe KAZADI O.





